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Jean-Louis de Marne

peintre français
(Redirigé depuis Jean-Louis Demarne)
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Jean-Louis de Marne
J.-L. de Marne.jpg
Portrait de l'artiste par Devouges
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Maître
Lieu de travail
A influencé
Jean-François Demay (1798-1850)
Philippe Budelot (1771-1841)
Distinctions
Légion d'honneur en 1828

Jean-Louis de Marne, parfois orthographié Demarne ou Demarnette, est un peintre de genre français, né à Bruxelles en 1752 et mort le 24 mars 1829 aux Batignolles.

Sommaire

BiographieModifier

Dans quelques actes de famille, on trouve le mot « Marnette » seul ou associé à celui de « Marne ». Cela provient de l'imprécision des scribes du XVIIIe siècle dont l'orthographe fantaisiste estropiait les noms sans vergogne.

Certains critiques d'art ont cru, parce que J.-L. de Marne était né à Bruxelles, pouvoir attribuer à son ascendance une origine flamande. Si de Marne est né fortuitement à Bruxelles, c'est que ses parents, comme tous les ménages de militaires, devaient souvent changer de garnison. Son père Jean-Joseph était officier au service de l'empereur d'Autriche et avait épousé Anne-Ernestine-Christine, née baronne de Ausechutz.

Après la mort de son père, il arrive à Paris à l'âge de douze ans. Il y passe sa jeunesse, élève du peintre d'histoire Gabriel Briard en 1769-1770. Il échoue au Prix de Rome en 1772 et 1774[1]. C'est alors qu'il se tourne vers la peinture de genre. Il s'inspire, comme Nicolas-Antoine Taunay et Jean-Frederic Schall, des peintres hollandais en pleine vogue à Paris au début du XIXe siècle.

Il fut agréé en 1783 à l'Académie comme peintre d'animaux et expose au Salon. Puis il effectue avec Taunay un séjour en Suisse.

Le 7 janvier 1788 il épouse en l’église Saint-Eustache Olive Le Grand, originaire de Dieppe et de dix ans sa cadette. Ils eurent trois enfants.

Le 23 avril 1828, par décision royale, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (28e division).

ŒuvreModifier

 
Le canal

Il a peint une foule de tableaux de genre dans lesquels les personnages, les animaux et le paysage se mélangent pour recréer tantôt l'atmosphère champêtre et grouillante d'une foire du XVIIIe siècle, tantôt le calme d'une route pavée de campagne.

Pour ses scènes de genre et de cabaret, il s'inspire de petits maîtres néerlandais du XVIIe siècle comme Paulus Potter, Dirck van Bergen ou Adriaen Van de Velde (Saltimbanques devant une auberge, 1824, musée de Grenoble). Ses paysages rejoignent par leur réalisme ceux de Lazare Bruandet ou de Georges Michel (le Coup de vent, 1817, musée de Dijon).

Il prend part aussi au Préromantisme dans la mesure où il ne se tourne pas vers l'Antiquité, mais plutôt vers le Moyen Âge et le XVIIe siècle.

Il lui arrive également de jouer le rôle de chroniqueur de son temps. Ainsi, le 27 mars 1806, une lettre officielle de Vivant-Denon, directeur général du Musée Napoléon, l'informe que l'Empereur l'a choisi pour peindre l’Entrevue de Napoléon et de Pie VII dans la forêt de Fontainebleau, le 24 novembre 1804, 1808, Musée national du Château de Fontainebleau.

Sa meilleure période fut certainement entre 1792 et 1808.

Critique contemporaine à propos des tableaux exposés au Salon de 1812Modifier

« Relevé fait depuis dix ans, M. Demarne en étoit, lors de la dernière exposition, à son troisième canal, sa sixième foire, son dixième grand chemin; et voici encore cette année, quatre grands chemins, une foire et deux canaux. Nous avons aussi, comme en l'an 1808, une procession de village, puis le départ ou le retour du soldat, puis le troupeau d'oies. De ces tableaux, quelques-uns, non pas tous, sont fort jolis; mais cela ne suffit pas. L'ennui naquit un jour de l'uniformité. Il y a, comme on vient de le voir, déjà quelques années que ce jour est passé; l'ennui commence à se faire grand... »

— Maurice Boutard, « Salon de 1812, n° XV », Le Journal de l'Empire,18 janvier 1813, page 3.

Œuvres exposéesModifier

Son œuvre très abondante, où dominent les petits formats et les compositions aérées et vivantes, est bien représentée dans les musées de province comme à Amiens, Besançon (la Noce comtoise), Cherbourg, Dijon, Dunkerque, Sèvres, Montpellier, Quimper et dans les musées russes : Saint-Pétersbourg, Moscou. Plusieurs tableaux de l'artiste sont également exposés au musée du Louvre.

 
Vue prise sur le bord de la mer au Musée Thomas-Henry de Cherbourg.
 
Rencontre de Napoléon et du pape Pie VII dans la forêt de Fontainebleau, le 25 novembre 1804

Parmi ses grands tableaux figurent :

Nom de l'œuvre Technique Collection Référence
Une foire à la porte d'une auberge huile sur toile musée du Louvre
Paris
Foire de village huile sur toile musée du Louvre
Paris
Une route sur laquelle on voit une diligence huile sur toile musée du Louvre
Paris
Intérieur de corps de garde
années 1780
huile sur toile
49 × 57 cm
Wallace Collection
Londres
Musée
L'Élixir
vers 1804
huile sur toile
49 × 60 cm
Wallace Collection
Londres
Musée
La Foire huile sur toile musée royal
Bruxelles
Saltimbanques devant une auberge huile sur toile musée de Grenoble
Le Marché conclu huile sur bois musée des beaux-arts de Dijon [2]
Le Départ pour le marché huile sur toile

50 x 61 cm

musée des beaux-arts de Dijon [3]
Entrevue de Napoléon et du pape Pie VII huile sur toile musée national du Château
Fontainebleau
La bascule huile sur bois M.N.R., œuvre récupérée à la fin de la seconde guerre mondiale, dépôt du musée du Louvre, en attente de sa restitution à ses légitimes propriétaires, musée Baron-Martin, Gray (Haute-Saône).
La fête sur le mail huile sur toile
Visite à l'alchimiste huile sur toile
Foire de Makarieff huile sur toile
Le village en fête huile sur toile

SourceModifier

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Notes et référencesModifier

  1. (en) Stephen Duffy & Jo Hedley, The Wallace Collection’s Pictures : A complete catalogue, Unicorn Press and Lindsay Fine art, , 400 p. (ISBN 0 906290 38 4), p. 118
  2. « Joconde - catalogue - dictionnaires », sur www2.culture.gouv.fr (consulté le 28 janvier 2019)
  3. « Le Départ pour le marché », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le 6 juin 2019)