Adriaen van de Velde

peintre et graveur néerlandais
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Adriaen van de Velde est un peintre, aquafortiste et sculpteur néerlandais, né vers le (date de baptême) à Amsterdam, où il est mort le (à 35 ans).

Adriaen van de Velde
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Naissance
Décès
Activités
Lieux de travail
Père
Fratrie

BiographieModifier

 
De Hut, 1671

Il est le fils du peintre Willem van de Velde l'Ancien et le frère de Willem Van de Velde le Jeune, né après que la famille a quitté Leyde pour Amsterdam.

Il étudia d'abord avec son père, mais devant son absence d'inclination à devenir un peintre de marines, on l'envoya à Haarlem pour terminer sa formation auprès du paysagiste Jan Wijnants. Ses premiers tableaux connus datent de 1653.

Il s'installa à Amsterdam vers 1657.

ŒuvreModifier

Sous l'influence de Paulus Potter à Amsterdam, il se spécialisa dans la peinture de bétail et de prairies, ainsi que dans des paysages italiens avec des bergers, rappelant les tableaux de Karel Dujardin, Nicolaes Berchem et Jan Asselyn. Il a également peint des bords de mer, des portraits et quelques peintures d'histoire[1].

La variété et le nombre même de tous les tableaux exécutés par Adriaen pendant sa vie, si courte cependant, attestent sa fécondité. Ses collaborations multiples, avec les principaux paysagistes de son temps, lui font une place unique dans l'histoire de l'École hollandaise. Il s'était fait une spécialité de la peinture de petits personnages au sein de ses paysages, et fut souvent sollicité par ses pairs pour réaliser les figures et les animaux de leurs tableaux[2].

  • La Plage à Scheveningen (1658), huile sur toile, 53 × 74 cm, Château Wilhelmshöhe, Cassel[3]
  • La Migration de Jacob (1663), huile sur toile, 133 × 180 cm, Wallace Collection, Londres[4]
  • La Parabole de l'ivraie (1663), huile sur toile, 31 × 42 cm, Wallace Collection, Londres[1]
  • Paysage : animaux à la rivière (1664), huile sur toile, 50 × 71 cm, Musée du Louvre, Paris[5]
  • Canal gelé avec patineurs et joueurs de hoquet (1668 ?), huile sur toile, 23 × 30 cm, Musée du Louvre, Paris[6]
  • Paysage avec jeune vachère cherchant une puce au bord de l'eau (1671), huile sur bois, 32,4 × 43,2 cm, vendu par Sotheby's Londres, 4 décembre 2008[7].


« Elle cherche dans son décolleté l'insecte piqueur. L'image est charmante et l'érotisme, s'il se fait discret, est cependant bien présent. Subtilement, van de Velde suggère sans dévoiler totalement. Ainsi, l'ingénue vachère a-t-elle le buste penché vers le spectateur, dévoilant une poitrine généreuse par l'échancrure de son décolleté »[7].

Notes et référencesModifier

  1. a et b (en) Stephen Duffy & Jo Hedley, The Wallace Collection’s Pictures : A complete catalogue, Unicorn Press and Lindsay Fine art, , 400 p. (ISBN 0 906290 38 4), p. 439-440
  2. Vincent Pomarède, 1001 peintures au Louvre : De l’Antiquité au XIXe siècle, Musée du Louvre Editions, , 589 p. (ISBN 2-35031-032-9), p. 470
  3. James Stourton, Petits Musées, grandes collections : Promenade à travers l’Europe, Scala, (ISBN 2-86656-327-1), p. 89
  4. Migration de Jacob, Wallace Collection
  5. Animaux à la rivière, Louvre
  6. Canal gelé, Louvre
  7. a et b Franck Collard (dir.), Evelyne Samama (dir.) et Catherine Veron-Issad, Poux, puces, punaises, la vermine de l'homme, Paris, L'Harmattan, (ISBN 978-2-343-07898-4), « Iconographie des parasites dans l'Europe des temps modernes. Poux, puces et autres parasites dans l'art des XVIe et XVIIe siècles », p. 365.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier

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