Jean-Baptiste-Joseph de Lubersac

personnalité politique et religieuse française

Jean-Baptiste-Joseph de Lubersac, né le à Chabrignac (Corrèze), et mort le 30 août 1822 à Paris, est un prélat français du XVIIIe siècle.

Jean-Baptiste-Joseph de Lubersac
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Fonctions
Député de l'Assemblée constituante
-
Évêque diocésain
Diocèse de Chartres
-
Évêque catholique romain
à partir du
Évêque diocésain
Diocèse de Tréguier
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Homme politique, prêtre catholique de rite romainVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Consécrateurs
Blason Lubersac.svg
Blason

FamilleModifier

Jean-Baptiste-Joseph de Lubersac est le quatrième fils du comte de Lubersac-Chabrignac et de Jeanne Julie de Jumilhac. Il est le neveu et le filleul de Mgr de Jumilhac, archevêque d'Arles de 1746 à 1775, qui le soutient dans les débuts de sa carrière.

Carrière ecclésiastiqueModifier

Il est d'abord vicaire général d'Arles. En 1767, il est nommé aumônier du roi à la suite de la retraite de l'abbé de Chabannes. En 1773, il est désigné comme premier aumônier de madame Sophie, tante du Roi, et il obtient l'abbé en commende de Notre-Dame de la Grenetière.

Sa carrière épiscopale commence avec sa nomination à l'évêché de Tréguier en 1775. En 1780, il est transféré au diocèse de Chartres. Il fait publier un nouveau bréviaire et missel, inspiré des livres liturgiques parisiens. Il fait venir de Tréguier l'abbé Sieyès, qu'il nomme chanoine, chancelier et grand vicaire.

Il est élu député du clergé du bailliage de Chartres aux états généraux (1789). Il est l'un des promoteurs de la fusion des trois ordres et de l'abolition des privilèges[1]. Puis, opposé aux décrets religieux de la Constituante, il refuse de prêter serment à la Constitution civile du clergé (1790).

Il émigre alors en Angleterre puis à Hildesheim en Allemagne.

A son retour en France, il résigne son siège. Après le Concordat de 1801, il refuse un siège épiscopal afin de n'être pas contraint de nommer des prêtres constitutionnels. Bonaparte le nomme chanoine de Saint-Denis lors de la formation de ce chapitre. En raison de son âge, il refuse de retrouver son ancien siège de Chartres, que Louis XVIII lui propose en 1817[2].

RéférencesModifier

  1. Ernest Sevrin, Mgr Clausel de Montals, évêque de Chartres (1769-1857), t. I, Paris, Vrin, , p. 47-48
  2. M. de Lamase, « « Jean-Baptiste-Joseph de Lubersac, évêque de Chartres, d’après sa correspondance inédite » », Annales historiques de la Révolution française, t. XXXIX,‎ .

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier