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Jardin Jean-Félix Hap
Image illustrative de l’article Jardin Jean-Félix Hap
L'orangerie
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Commune Etterbeek
Superficie 1,19 ha
Gestion
Propriétaire Commune d’Etterbeek
Protection Classé comme site depuis le 29 juin 2000.
Localisation
Coordonnées 50° 50′ 04″ nord, 4° 23′ 09″ est

Géolocalisation sur la carte : Bruxelles

(Voir situation sur carte : Bruxelles)
Jardin Jean-Félix Hap

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Jardin Jean-Félix Hap

Le jardin Jean-Félix Hap (en néerlandais : Jean-Félix Hap park/tuin) est un parc dédié au repos et à la promenade avec un espace écologique et didactique situé dans la commune d’Etterbeek (Bruxelles).

Cet ancien jardin privé de la famille Hap, dissimulé derrière ses murs en intérieur d’îlot, reste peu connu si ce n'est des habitants des environs, malgré sa valeur écologique et paysagère. Il est accessible par l’avenue d'Auderghem 191 et par la chaussée de Wavre 508.

Sommaire

Une ancienne propriété privéeModifier

La propriété d’un hectare et vingt ares et qui comprend en son centre un château du XVIe siècle est acheté en 1804 par Albert Joseph Hap, bourgmestre de la commune d’Etterbeek. De style renaissance flamande, le castel est entouré d’un étang alimenté par la source d’un ruisselet, le Broebelaar. La bâtisse de deux travées sur deux niveaux était flanquée de deux tours carrées, surmontées d’un toit pointu. Au nord du parc, la famille installe bientôt une petite brasserie et des serres.

À l’occasion de son mariage, en 1851, le fils Hap, François-Louis, notaire de son état, décide de construire un nouveau bâtiment, de style néoclassique – le 508, chaussée de Wavre - à l’abri de l’humidité causée par le ruisseau et d’élever un mur autour de sa propriété. L'hôtel particulier subit des transformations en 1905 d’après les plans de l’architecte G. Thoelen qui allonge le bâtiment et y ajoute une véranda. Il laisse toutefois intactes les peintures murales d’Edouard Navez (1840-1910) qui décorent le logis privé, situé dans l’aile gauche. Elles évoquent des paysages etterbeekois comme l’église Sainte-Gertrude, le moulin de la Chasse royale, etc.

Celui qui laissera son nom à la propriété, Jean-Félix Hap, a participé à la fondation de l’Union catholique d’Etterbeek qui est à l’origine de nombreuses œuvres sociales dans la commune. C’est le seul membre de la dynastie qui ne sera jamais bourgmestre. À son initiative, le parc est ouvert au public pendant la belle saison depuis le 20 novembre 1959, date de la signature d’une convention avec la commune. Dans cette perspective, il fait démolir les serres et redessiner le jardin. Celui-ci n’est en fait d’abord ouvert qu’aux personnes âgées, en échange de la prise en charge de l’entretien et de la surveillance du site par la commune. À la mort de Jean Hap, en 1988, la commune a hérité de l’ensemble de la propriété. Sa veuve a toutefois gardé l’usufruit de la maison jusqu’à son décès. Le jardin a, depuis, été agrandi d’une parcelle vers la chaussée de Wavre, aménagée sur le site des anciennes menuiseries Lorfort.

Un jardin aux charmes désuetsModifier

 
L'étang

Le jardin d’aujourd’hui est un lieu étonnamment calme au charme désuet. On y accède par une petite porte percée dans le mur qui longe la chaussée. On y découvre l’ancienne orangerie (v. 1850), qui a aussi servi d’écurie et d’atelier d’artistes. Plus loin, à côté d’une ruine seul vestige de l’ancien château se trouve un étang naturel alimenté par une des sources du Broebelaar, affluent du Maelbeek et un petit kiosque vitré.

La pelouse centrale comporte quelques beaux sujets - marronniers, peupliers, érables, catalpas et un tulipier de Virginie (classé en tant qu'arbre remarquable) – qui attestent de l’ancienneté de la propriété.

Parsemé de plantes aquatiques et bordé d’un ponton d’observation, l’étang a retrouvé une vie qu’il avait perdue depuis longtemps grâce à la rénovation, opérée en 2000, par l'architecte paysagiste Anne-Marie Sauvat : iris des marais, nymphéas, phragmites, potamots crépus, populages des marais, cornifles nageant, menthes aquatique, massettes à larges feuilles, etc. permettent à la faune aquatique de se reproduire dans un milieu régénéré.

En 2004, un terrain attenant a été aménagé en espace didactique semi naturel destiné à présenter différents milieux écologiques qui peuvent être aménagés dans les jardins privés urbains pour y favoriser la diversité de la flore et faune indigène, zone sèche et humide, haies et plantes couvrantes, tas de bois etc. Cette extension a permis l’ouverture d’un second accès par l’avenue d’Auderghem.

Arbres remarquablesModifier

Ci-dessous, les 10 arbres remarquables du parc répertoriés par la Commission des monuments et des sites :

nom français nom latin cir. en cm
Platane à feuilles d'érable Platanus × hispanica 437
Peuplier d'Italie Populus nigra var. italica 400
Érable argenté Acer saccharinum 363
Tulipier de Virginie Liriodendron tulipifera 338
Érable sycomore Acer pseudoplatanus 325
Peuplier d'Italie Populus nigra var. italica 306
Marronnier commun Aesculus hippocastanum 293
Robinier faux-acacia Robinia pseudoacacia 260
Catalpa rougeâtre Catalpa × erubescens 250
Érable sycomore Acer pseudoplatanus 228

SourceModifier

  • Thierry Demey, Bruxelles en vert, guide-promenades des jardins publics du Molenbeek à la Woluwe, Bruxelles, Badeaux, 2003, 545 p.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier