James Wolfe-Murray

militaire britannique

James Wolfe-Murray
James Wolfe-Murray

Naissance
Irlande
Décès (à 66 ans)
Cringletie (en), comté de Peebles
Allégeance Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande
Arme Flag of the British Army.svg British Army, artillerie
Grade Général
Années de service 1872 – 1917
Commandement 9e (Secunderabad) Division
CIGS
East Command
Conflits quatrième guerre anglo-ashanti
Seconde Guerre des Boers
Première Guerre mondiale
Distinctions Chevalier grand-croix de l'Ordre du Bain

James Wolfe-Murray, né le et décédé le , est un officier de l'armée britannique qui a servi lors de la quatrième guerre anglo-ashanti, la Seconde Guerre des Boers et la Première Guerre mondiale. Il est nommé chef d'état-major général impérial trois mois après le début de la Première Guerre mondiale. Considéré comme inefficace, il est remplacé en septembre 1915 après l'échec de la campagne des Dardanelles.

BiographieModifier

Carrière militaireModifier

James Wolfe-Murray est le fils de James Wolfe-Murray (1814-1890) et d’Élisabeth Charlotte Murray (née Whyte-Melville). Il fait ses études au Trinity College, Glenalmond (en), Harrow School et à l'Académie royale militaire de Woolwich, Murray intègre la Royal Artillery le [1]. Il est promu capitaine le [2]. Il suit les cours du Staff College de Camberley, il devient par la suite capitaine-adjudant adjoint et quartier-maitre général dans le nord de l'Angleterre en .
Le , Wolfe-Murray devient adjudant adjoint[3], il est nommé quartier-maitre général au sein de la Direction générale du renseignement au siège de l'armée. Il est promu adjoint-quartier-maître général de la Direction générale du renseignement le [4] et adjoint adjudant-général (chargé du renseignement sur la Russie, l'Asie centrale et du Sud et l'Extrême-Orient), le [5]. En , il est nommé major, puis devient officier des services spéciaux à l'état-major en . Par la suite, il obtient le grade de vice-adjudant général adjoint et s'occupe de l'instruction à Aldershot le [6].
Wolfe-Murray participe à la quatrième guerre anglo-ashanti en Afrique de l'Ouest de à . Il est ensuite transféré en Inde où il devient adjudant-général adjoint le [7]. Il est promu au grade de lieutenant-colonel le [8] et nommé quartier-maître général adjoint chargé du renseignement à quartier général de l'armée indienne le [9].
Au cours de la Seconde guerre des Boers, Wolfe-Murray fait partie de l'état-major du commandant. Il obtient le grade de colonel et gère les lignes de communication au Natal à partir du [10]. Il est promu brigadier-général le [11] puis major-général[12] à titre temporaire le . Il devient Chevalier de l'Ordre du Bain[13] le pour ses actions durant la guerre.
En , Wolfe-Murray retourne en Inde pour commander une brigade. Il obtient le grade de brigadier-général pour cet emploi[14]. Enfin promu major-général le , il devient quartier-maître général en Inde le [15] et maître général de l'artillerie au quartier-général de l'armée à Londres le [16]. À cette époque, le Comité Esher présidé par Lord Esher propose de profonds changements de structure pour l'armée britannique. Ce comité souhaite créer le « ruban bleu » une distinction pour identifier des officiers d'élite au sein des état-majors en excluant cependant les membres du personnel administratif. Wolfe-Murray s'oppose vivement à cet aspect des propositions.
Il est nommé sous-lieutenant adjoint du comté de Peebles, le [17]. Il devient officier général commandant de la 9e (Secunderabad) Division en Inde le [18], il est promu au grade de lieutenant général le [19].
En 1912, Wolfe-Murray est le représentant de l'armée au sein d'une délégation britannique envoyée en Russie par le Parlement. Le , il est nommé commandant en chef du Commandement écossais[20] puis commandant en chef en Afrique du Sud[21] le .

Première Guerre mondialeModifier

Après la mort du général sir Douglas Charles en , Wolfe-Murray lui succède comme chef de l'état-major impérial, le . Il assiste aux réunions du conseil de guerre sans intervenir dans les discussions, il laisse au field-marshal lord Kitchener, ministre de la Guerre, imposer sa vision stratégique. Du fait de cette absence de toute conviction personnelle, Winston Churchill surnomme Wolfe-Murray le « mouton ». Après l'échec de la campagne des Dardanelles, Wolfe-Murray est remplacé par le général Sir Archibald Murray au poste de CIGS le [22].
Après avoir mené une mission spéciale en Russie au printemps 1916, il est nommé officier général commandant du Commandement de l'Est, le . Il est décoré de l'Ordre russe de Sainte-Anne (1re classe, avec épées) le [23], de l'Ordre russe de l'Aigle Blanc le [24] et du Grand Cordon de l'Ordre japonaise du Trésor sacré[25] le .
Wolfe-Murray est nommé colonel-commandant de l'Artillerie royale le , au cours de sa carrière il a écrit deux manuels sur l'armée russe. Il meurt d'une crise cardiaque à son domicile à Cringletie (en) dans le Peeblesshire le .

FamilleModifier

En 1875, il épouse Arabella Bray avec qui il a deux fils et trois filles. Après la mort de sa première femme, il épouse en secondes noces Fanny Macfarlane (née Robson) en 1913.

Note et référenceModifier

  1. « London Gazette », 24062, (consulté le 20 février 2013), p. 491
  2. « London Gazette », 25042, (consulté le 20 février 2013), p. 6212
  3. « London Gazette », 25361, (consulté le 20 février 2013), p. 2439
  4. « London Gazette », 25387, (consulté le 20 février 2013), p. 3680
  5. « London Gazette », 25727, (consulté le 20 février 2013), p. 4242
  6. « London Gazette », 26478, (consulté le 20 février 2013), p. 440
  7. « London Gazette », 26961, (consulté le 20 février 2013), p. 2594
  8. « London Gazette », 26956, (consulté le 20 février 2013), p. 2350
  9. « London Gazette », 27085, (consulté le 20 février 2013), p. 3521
  10. « London Gazette », 27122, (consulté le 20 février 2013), p. 6008
  11. « London Gazette », 27538, (consulté le 20 février 2013), p. 2062
  12. « London Gazette », 27285, (consulté le 20 février 2013), p. 1155
  13. « London Gazette », 27306, (consulté le 20 février 2013), p. 2696
  14. « London Gazette », 27351, (consulté le 20 février 2013), p. 5812
  15. « London Gazette », 27632, (consulté le 20 février 2013), p. 28
  16. « London Gazette », 27646, (consulté le 20 février 2013), p. 1011
  17. « London Gazette », 28001, (consulté le 20 février 2013), p. 1579
  18. « London Gazette », 28028, (consulté le 20 février 2013), p. 3937
  19. « London Gazette », 28238, (consulté le 20 février 2013), p. 2591
  20. « London Gazette », 28782, (consulté le 20 février 2013), p. 9254
  21. « London Gazette », 28826, (consulté le 20 février 2013), p. 3553
  22. « London Gazette », 29353, (consulté le 20 février 2013), p. 10912
  23. « London Gazette », 29584, (consulté le 20 février 2013), p. 4935
  24. « London Gazette », 30476, (consulté le 20 février 2013), p. 828
  25. « London Gazette », 31002, (consulté le 20 février 2013), p. 13276