Henri t'Kint de Roodenbeke-de Naeyer

politicien belge
Henri t'Kint de Roodenbeke-de Naeyer
Henri graaf 't Kint de Roodenbeke, voorzitter van de Senaat, 1892-1899.jpg
Henri t' Kint par Cluysenaar
Fonctions
Député
Sénateur
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
BruxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Enfant

Henri-Marie Comte t'Kint de Roodenbeke-de Naeyer ( - ) est un homme d'État belge, Président du Sénat belge et Ministre d'État de Belgique.

Origines et jeunesseModifier

Né à Bruxelles le , Henri-Marie est le fils ainé de François-Joseph t'Kint de Roodenbeke (1792-1878), Commissaire du Roi Guillaume Ier de Hollande auprès de la Caisse d'Amortissement, et de Thérèse-Catherine Ellinckhuyzen (1795-1850). Les t'Kint descendent du lignage de Bruxelles "Roodenbeke" par le mariage de Jean t'Kint (+ 1486) avec Catherine van der Meeren du lignage Roodenbeke. Il eut trois frères et deux sœurs : Pierre, mort en bas-âge, Georges, ancêtre de la branche française, Josse-Dominique, auteur de la branche Liégoise, aujourd'hui éteinte, Barbe et Marie.

Henri commence sa carrière comme employé de la Banque de Naeyer à Gand. C'est là qu'il rencontre Zoé-Isabelle, fille d'Eugène-Joseph de Naeyer, propriétaire de la Banque. Le mariage a lieu le .

Carrière politiqueModifier

À la Chambre des ReprésentantsModifier

Nourrissant des ambitions politiques, Henri publie anonymement une étude intitulée Réflexions sur la question des Flandres en 1847. Il est élu la même année député de Gand, sur la liste du parti libéral.

Au Parlement, le jeune député prend part à l'élaboration du budget destiné au développement économique, aux voies navigables et à l'industrie textile de la Flandre. Il se spécialise ensuite dans les problèmes sociaux. Il devient le modèle du libéralisme social en étant le rapporteur des lois du instituant la Caisse générale de retraite et du relatives aux sociétés de Secours mutuel. Il participe aussi à la rédaction des lois sur la réforme des Monts de Piété, sur les établissements de bienfaisance, les pensions, les distilleries, les droits de succession, le crédit foncier, les brevets d'invention et à la loi instituant la banque nationale.

Secrétaire de la Chambre des Représentants, il est battu avec le parti libéral à Gand en 1857.

Au SénatModifier

Après sa défaite, il se retire de la vie Politique et gère les biens de sa femme.

En 1862, après le décès de Monsieur de Block, sénateur d'Eeklo, le Parti Catholique lui offre l'investiture. Il sera réélu sans discontinuité jusqu'au .

Il jouera un rôle actif dans de multiples domaines allant de la révision du code pénal à la législation électorale et de l'organisation de l'armée au vagabondage et à la mendicité.

Élu Président de la Commission permanente pour les sociétés des secours mutuels, il est aussi membre de la Commission administrative de la Caisse d'Épargne et de Retraite, commissaire de la Société Générale pour favoriser l'industrie belge. Il participa aux commissions d'organisation de la délégation belge aux Expositions de Paris (1867), de Londres (1871 et 1872) et de Vienne (1873). Président de la Commission sénatoriale des Affaires Étrangères, il fait rapport sur presque tous les projets de loi sur les traités internationaux. Son initiative en faveur de l'arbitrage international est adoptée à l'unanimité.

Deuxième Secrétaire du Sénat (1870-1874), puis Premier Secrétaire (1874-1884), second vice-président (1884-1885) et enfin premier vice-président (1885-1892), il est élu à la Présidence du Sénat le , à la suite du décès du comte de Merode Westerloo.

Il est nommé ministre d'État le .

Missions diplomatiquesModifier

En 1856, le député de Gand est adjoint, en tant que conseiller d'ambassade, à la mission, conduite par le Prince de Ligne, en Russie pour le couronnement du Tsar Alexandre II.

En , Henri t'Kint de Roodenbeke est choisi pour conduire la mission extraordinaire auprès du Duc régnant de Saxe-Meiningen et du Duc et Prince régnant d'Anhalt pour annoncer le décès de Léopold Ier et l'avènement de Léopold II. Le nouveau Roi des Belges lui confie des lettres personnelles à remettre à ses cousins.

Fin de carrièreModifier

En raison de sa santé précaire et de son âge avancé (83 ans) il renonce à se représenter au Sénat pour les élections du . Son fils, le Baron Arnold t'Kint de Roodenbeke est élu à son siège. Il lui succèdera à la Présidence du Sénat en 1922.

Le Comte t'Kint de Roodenbeke décède le en son hôtel de la rue Ducale, à Bruxelles. Il est inhumé dans le caveau de famille, à Ooidonk.

Distinctions et DécorationsModifier

Il obtient le la concession du titre de Comte, transmissible par ordre de primogéniture masculine.

Il a été nommé grand cordon de l'Ordre de Léopold le .

Autres décorations :

  • Croix Civique de 1ère Classe
  • Grand Croix de l'Ordre de Saint-Grégoire le Grand
  • Grand Croix de l'Ordre de la Branche Ernestine de Saxe
  • Grand Croix de l'Ordre de la Couronne de Fer d'Autriche
  • Grand Croix de l'Ordre d'Albert l'Ours d'Anthalt
  • Commandeur de l'Ordre de Sainte-Anne de Russie
  • Commandeur de l'Ordre de Danneborg de Danemark

Liens internesModifier

RéférencesModifier

Cet article est inspiré de l'article Henri-Marie Comte t'Kint de Roodenbeke 1817-1900, t'Kint de Roodenbeke News, no 7, , par Anne-Marie d'Arschot Schoonhoven.