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Henri Paul
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Henri Paul, né le 3 juillet 1956 à Lorient et mort le 31 août 1997 à Paris, est le chauffeur de la Mercedes S280 dans laquelle Lady Diana mourut le 31 août 1997.

BiographieModifier

Henri Paul est l'un des cinq fils de Jean Paul, instituteur et Gisèle Paul, employée à la mairie. Passionné d'aviation, il obtient son brevet de pilote à 18 ans à Vannes et fait son service militaire dans l'armée de l'air. Après avoir passé son baccalauréat, il décide de monter à Paris. Il travaille d'abord comme instructeur d'aviation puis dans le nautisme où il vend des bateaux. Il est embauché en 1986 à l'Hôtel Ritz Paris, le palace appartenant à la famille al-Fayed dont il est devenu l'homme de confiance à Paris. Engagé comme chef adjoint de la sécurité, il devient, le 30 juin 1997, le directeur en titre de la sécurité[1].

L'accidentModifier

Henri Paul est en congé le soir du 31 août 1997 mais il est rappelé en tant que chef de la sécurité de l'hôtel Ritz pour conduire la princesse Diana et Dodi Al-Fayed à leur appartement parisien. Au volant d'une voiture de grande remise Mercedes S280, Henri Paul conduit à grande vitesse pour distancer les motards de presse et les "paparazzi" qui poursuivent le véhicule. Il aborde le tunnel du pont de l'Alma à une vitesse estimée entre 118 et 155 km/h, alors que la vitesse maximale autorisée est de 50 km/h. La voiture effectue une embardée et percute violemment un pilier du tunnel. Le seul passager survivant est le garde du corps Trevor Rees-Jones qui avait attaché sa ceinture de sécurité.

Le parquet de Paris saisit la brigade criminelle en vue d'une information judiciaire pour rechercher les causes de la mort. L'enquête conclura, comme le fera ultérieurement l'enquête britannique, que le chauffeur conduisait de manière dangereuse sous l'emprise de l'alcool et de médicaments[2]. Des expertises toxicologiques effectuées quelques jours après l'accident mettent en évidence les traces de médicaments prescrits à Henri Paul et une alcoolémie de 1,87 gramme par litre de sang, soit plus de trois fois la norme maximale autorisée. La contre-expertise diligentée par le parquet de Paris confirme un taux élevé compris entre 1,73 g/l et 1,75 g/l[3]. Il apparaît également qu'Henri Paul prenait plusieurs médicaments : du Prozac, un antidépresseur très répandu, du Noctamide, un somnifère, du Tiapridal, un neuroleptique souvent utilisé contre l'alcoolisme, et de l'Aotal, un acamprosate indiqué dans le sevrage alcoolique. « De tels médicaments ont des notices d'information qui précisent que leur absorption rend "dangereuse" la conduite de véhicules »[1].

L'enquête de personnalité réalisée dans le cadre de l'information judiciaire établit qu'Henri Paul détenait à sa mort des comptes bancaires créditeurs d'un montant total d'environ 1 million de francs (environ 152 400 euros) et avait sur lui, au moment de l'accident, une somme d'argent d'un peu plus de 1 900 francs (environ 290 euros). Ces faits alimentent plusieurs théories du complot qui présentent Henri Paul comme un informateur pour la DGSE, le MI6 ou encore pour le Mossad. Il apparaît en réalité que des "paparazzi" obtenaient de sa part, moyennant finances, des informations sur les personnalités qui étaient placées sous sa responsabilité en tant que responsable de la sécurité de l'hôtel Ritz.

Le 3 septembre 1999, les neuf photographes et le motard de presse mis en examen pour « homicides et blessures involontaires », ainsi que pour « non-assistance à personnes en danger », bénéficient d'un non-lieu[4]. La justice impute l'accident à Henri Paul qui conduisait sous l'emprise de l'alcool et de plusieurs médicaments psychotropes[5].

RéférencesModifier

  1. a et b Dupuis Jérôme, « Diana Le récit inédit des témoins du Ritz », sur L'Express,
  2. « Diana jury blames paparazzi and Henri Paul for her 'unlawful killing' », Daily Telegraph,‎ (lire en ligne)
  3. (en) John Morgan, Diana Inquest. The French Cover-Up, Lightening Source, , p. 235
  4. Patricia Tourancheau, « Non-lieu pour les photographes dans l'affaire Diana », sur Libération.fr,
  5. (en) Martyn Gregory, M Diana. The Last Days, Random House, , p. 70.

Voir aussiModifier

Liens externesModifier