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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lagrange.
Henri Lagrange
Lagrange, Henri.jpg
Henri Lagrange
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Michel Lagrange (grand-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Henri Lagrange (1893-1915), est un journaliste et militant monarchiste français.

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BiographieModifier

Henri Eugène Georges Lagrange est né à Paris le . Il publie son premier article dès 1910, à l’âge de seize ans, dans la Revue critique des idées et des livres, ce qui lui vaut d’être remarqué simultanément par Maurice Barrès et par Romain Rolland.

Mais ce Camelot du roi s’est surtout rendu célèbre pour avoir giflé et insulté publiquement le président Armand Fallières en juin 1911, lors des festivités qui se déroulèrent à Rouen pour célébrer le millénaire du rattachement de la Normandie à la France. Cela lui a valu six mois de prison, qu’il a effectués au régime de droit commun, malgré les efforts déployés en sa faveur par plus de cent cinquante écrivains et artistes (dont Guillaume Apollinaire, Frédéric Mistral, Francis Carco, Paul Fort, Pierre Loti, Francis Jammes, Émile Faguet, Paul Bourget, etc.).

Ce geste lui valut une grande popularité auprès des étudiants d’Action française, dont il devient dès l’année suivante le secrétaire général. Il n’en est pas moins exclu de l’Action française pour « activisme » en 1913 : on lui reproche d’avoir voulu organiser un coup de force contre la République.

Se liant d'amitié avec Georges Valois, il travaille à un rapprochement entre les nationalistes monarchistes et les syndicalistes révolutionnaires en se fondant sur l'héritage politique de Georges Sorel et en participant à la création du Cercle Proudhon.

En août 1914, il se porte volontaire et déclare : « C'est aux intellectuels qu'il appartient de donner l'exemple. » Adjudant au 103e régiment d'infanterie, il est grièvement atteint le 6 octobre 1915 lors de l’attaque d’Auberive et décède le 30 des suites de sa blessure à l'hôpital de Montereau.

Charles Maurras, avec qui il avait sans succès tenté de se réconcilier lors de sa mobilisation, lui décerne le titre de « prince de la jeunesse » dans la préface qu’il rédige pour un recueil de ses textes, Vingt ans en 1914. Études politiques et littéraires, portraits et polémiques, lettres de guerre, édité en 1920 par la Nouvelle Librairie nationale (p. VII-XV). En 1917, l'écrivain Maurice Barrès consacre lui-même plusieurs pages de ses Familles spirituelles de la France à cet « oiseau des tempêtes », à cette « pierre du torrent, pleine d’étincelles ». En 1924, Georges Valois cite Henri Lagrange parmi les dédicataires de son essai sur La Révolution nationale. Et Georges Bernanos fait dire à l’un des personnages de son roman Sous le soleil de Satan (1926) : « La nouvelle génération fut manifestement marquée du signe de son sacrifice. J’ai vu tout frémissant d’une impatience sacrée le jeune Lagrange pareil à un pressentiment vivant… »

PostéritéModifier

Une page Youtube intitulée Cercle Henri Lagrange existe depuis le 21 mai 2014[1].

PublicationsModifier

  • Gérard de Nerval, Paris, Éditions de la Revue critique, 1911.
  • « Introduction » à Pierre-Joseph Proudhon, Les femmelins. Les grandes figures romantiques : J. J. Rousseau, Béranger, Lamartine, Mme Roland, Mme de Stael, Mme Necker de Saussure, George Sandavec, Paris, Nouvelle Librairie nationale, 1912.
  • Vingt ans en 1914. Études politiques et littéraires, portraits et polémiques, lettres de guerre, préface de Charles Maurras, Paris, Nouvelle librairie nationale, 1920.

RéférencesModifier

  1. (en) « CHL.TV », sur YouTube (consulté le 8 mars 2018).