La Nouvelle Librairie

librairie à Paris, France
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La Nouvelle Librairie
Façade de La Nouvelle Librairie, en 2019.
Histoire
Fondation
Dissolution
Cadre
Type
Forme juridique
Domaine d'activité
Commerce de détail de livres en magasin spécialiséVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège
Paris (11, rue de Médicis, 75006) (depuis le )Voir et modifier les données sur Wikidata
Pays
Coordonnées
Organisation
Président
Directeur
Site web
Identifiants
SIREN
TVA européenne
FR51839794294Voir et modifier les données sur Wikidata
Carte

La Nouvelle Librairie nationale, devenue La Nouvelle Librairie en 2018, est une librairie située au 11 rue de Médicis, dans le 6e arrondissement de Paris. De 1900 à 1925, elle est la librairie et le siège de la maison d'édition de l'Action française, avant d'être celle du Faisceau de 1925 à sa fermeture en 1932. Elle est, par ailleurs, dirigée par Georges Valois pendant vingt ans, de 1912 à 1932.

La librairie rouvre ses portes en , sous l'impulsion de François Bousquet.

Histoire modifier

De la création aux années 1930 modifier

À ses débuts, la Nouvelle Librairie nationale se spécialise dans les publications nationalistes. La maison d'édition, qui compte près de 300 titres, se focalise sur la critique de la politique de la Troisième République.

On y retrouve les écrits des principaux monarchistes de l'Action française, d'anciens boulangistes, d'anciens membres de la Ligue de la patrie française, des antidreyfusards d'origines diverses, des nationalistes barrésiens, d'anciens militaires.[réf. souhaitée]

C'est à cette adresse que naît le Cercle Proudhon et que sont publiés les Cahiers du Cercle Proudhon, un périodique français, « paraissant six fois par an », dirigé par Henri Fortin[1]. Par cette revue, le courant monarchiste représenté notamment par Georges Valois tente de récupérer certains individus issus du socialisme ou du syndicalisme révolutionnaire[2].

Après la fondation du Faisceau en 1925, Georges Valois rompt avec Charles Maurras et l'Action française. La Nouvelle Librairie nationale devient alors la propriété de Valois. Renommée Librairie Valois, elle devient dans un premier temps (1925-1928) la maison d'édition des auteurs du Faisceau, de théoriciens du corporatisme et du fascisme.

Rompant avec le fascisme dès 1927, la librairie Valois se consacre alors à un travail de doctrine économique et social jusqu'à sa fermeture en 1932, à la suite de la crise économique[réf. souhaitée].

Réouverture et diversification modifier

 
Jean-Marie Le Pen lors d'une séance de dédicaces de ses Mémoires, en .

En , elle ouvre à nouveau ses portes, au 11 rue de Médicis, sous le nom de La Nouvelle Librairie, à l'initiative de François Bousquet[3], soutenue notamment par la revue Éléments[4]. Une partie du fonds provient de la librairie Facta de feu Emmanuel Ratier[5].

Elle subit plusieurs actes de vandalisme[6].

Éditions de La Nouvelle Librairie modifier

En sont fondées les Éditions de La Nouvelle Librairie. Celles-ci publient des essais d'auteurs contemporains (Renaud Camus, Thierry Bouclier, Alain de Benoist, Richard Millet, etc. ; collection « Dans l’arène »), des rééditions (Rémi Soulié, Dominique Venner, Pierre-Antoine Cousteau, Jean Cau, etc. ; collection « Éternel Retour »), des pamphlets courts (Michel Geoffroy, Werner Sombart, Guillaume Travers, Enoch Powell, etc. ; collection « Éclairs »), des romans et récits (Bruno Lafourcade, Thomas Clavel, Grégory Roose, Jean-Jacques Langendorf, Bernard Lugan, etc. ; collection « La Peau sur la Table ») ainsi que des essais historiques, philosophiques ou sociétaux, une collection pour la jeunesse et une collection consacrée à Céline (« Du côté de Céline »)[7][source insuffisante].

Les Éditions envisagent en 2022 de publier Derniers écrits avant le massacre, un recueil de Gabriel Matzneff, visé par une enquête pour viol sur mineur, avant de renoncer, en raison, selon un communiqué de l'éditeur, de « menaces de mort » sur le personnel[8].

Notes et références modifier

  1. Paris, no 1er janvier/février 1912 - no 5-6, juillet 1913 ; 2e série., no 1, janvier/février 1914
  2. Géraud Poumarède, « Le Cercle Proudhon ou l'impossible synthèse », Mil neuf cent : Revue d'histoire intellectuelle, n° 12, 1994.
  3. Jérôme Dupuis, « Une librairie d'extrême droite à l'assaut du Quartier latin », sur L'Express, (consulté le ).
  4. Olivier Maulin, « Le gérant d'une librairie anticonformiste menacé par des antifas », sur Valeurs actuelles (consulté le ).
  5. Mathieu Molard, Maxime Macé et Pierre Plottu, « Le trésor Ratier, les archives les plus convoitées de l’extrême droite », streetpress.com, 5 avril 2022.
  6. « Une librairie d'extrême droite vandalisée avant une dédicace de Jean-Marie Le Pen », sur Le HuffPost, (consulté le ).
  7. Voir onglet Éditions sur nouvelle-librairie.com.
  8. « La Nouvelle Librairie, maison d’édition identitaire qui a renoncé à publier un nouveau livre de Gabriel Matzneff », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi modifier

Articles connexes modifier

Liens externes modifier