Heito
Biographie
Naissance vers 762
Souabe
Décès
Île de Reichenau
Évêque de l’Église catholique
Évêque de Bâle

Ornements extérieurs Evêques.svg
Blason à dessiner.svg

Heito, Haito ou Hatton[1] est un ecclésiastique de l'époque carolingienne, né probablement en Souabe en 762 ou 763, mort le . Il est évêque de Bâle et abbé de Reichenau.

Vie et œuvreModifier

Entré comme oblat au monastère de Reichenau à l'âge de cinq ans, il y devint responsable de l'école conventuelle. Il succéda à Waldo, vers 803 comme évêque de Bâle, en 806 comme abbé de Reichenau. Chargé plusieurs fois de missions politiques par Charlemagne, il dirigea notamment en 811 une ambassade à Constantinople, et s'y trouvait quand l'empereur Nicéphore Ier fut tué à la bataille de Pliska (). Il fut un des témoins du testament de Charlemagne. En 816, il participa au concile réformateur d'Aix-la-Chapelle. La même année, le , il consacra à Reichenau la basilique Sainte-Marie de Mittelzell qu'il avait fait construire. Il fit aussi édifier une nouvelle cathédrale à Bâle. Il résigna ses charges en 823 et vécut désormais comme simple moine à Reichenau.

C'est lui qui fit établir dans le scriptorium de Reichenau le fameux « Plan de Saint-Gall », dédié et envoyé à l'abbé Gozbert de Saint-Gall. Comme évêque, il rédigea un capitulaire en vingt-cinq chapitres sur le mode de vie et les tâches des prêtres, qui eut une grande diffusion et une grande influence. Fin 824, il rédigea la Visio Wettini en prose, qui fut ensuite versifiée par le jeune moine Walafrid Strabon : ce Wetti (ou en latin Wettinus) était un membre de la communauté monastique de Reichenau, mort le , et qui, trois jours avant sa mort, avait eu paraît-il une vision du monde de l'au-delà (où il avait vu entre autres Charlemagne en enfer à cause de sa vie privée déréglée). Heito avait aussi écrit un journal de son voyage à Constantinople, intitulé Odoporicum (du grec Hodoiporicon, qui veut dire « itinéraire »), mais il n'est malheureusement pas conservé. Il fut sans doute l'inspirateur, vers 825, du Livre de la confraternité du monastère de Reichenau (liste des membres vivants et morts des communautés avec lesquelles le monastère entretenait des liens de fraternité, pour les associer aux prières quotidiennes).

Il rédigea aussi entre l'an 818 et 824 la vision de la très pauvre femme de Laon.

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Dit parfois en français Hatton de Bâle.