Héléna Bossis

actrice et directrice de théâtre française
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Héléna Bossis
Nom de naissance Henriette Berthe Blanche Berriau
Naissance
Rabat (Protectorat français au Maroc)
Décès (à 89 ans)
Hyères (France)
Activité principale actrice
Activités annexes directrice de théâtre
Formation Conservatoire national supérieur d'art dramatique
Ascendants Simone Berriau (mère)
Conjoint Jacques Castelot, Léo Lapara, Daniel Darès
Distinctions honorifiques chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur
commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres

Héléna Bossis, de son vrai nom Henriette Berthe Blanche Berriau[1], est une actrice et directrice de théâtre française née le à Rabat (Maroc) et morte le à Hyères (Var)[2].

BiographieModifier

Sa mère, Simone Berriau, elle-même actrice, avait repris en 1943 le théâtre Antoine, situé boulevard de Strasbourg dans le 10e arrondissement de Paris. Son père, colonel au cabinet du maréchal Lyautey (il crée le service des Affaires indigènes et des Renseignements), meurt quelques mois avant sa naissance.

Elle épouse en 1940 le comédien Jacques Castelot dont elle divorce en 1945, puis Léo Lapara en 1950 et enfin Daniel Darès.

Formée au Conservatoire national supérieur d'art dramatique, elle entame très vite une carrière d'actrice.

En 1946, elle crée le rôle-titre de La Putain respectueuse de Jean-Paul Sartre dans le théâtre dirigé par sa mère. Elle débute au cinéma l'année suivante dans Le diable souffle d'Edmond T. Gréville.

Dans les années 1950, elle joue aux côtés d'Arletty dans l'adaptation française d’Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams par Jean Cocteau et dans Mort d'un commis voyageur d'Arthur Miller. En 1960, elle participe à la création de la pièce d'Arthur Koestler, Le Zéro et l'Infini, mais c'est la télévision qui lui apporte la popularité grâce à des séries comme Belphégor de Claude Barma en 1964 ou Jacquou le croquant de Stellio Lorenzi en 1969.

En 1984, à la mort de sa mère, elle devient la codirectrice avec son mari du théâtre Antoine qu'elle dirigera jusqu'à sa mort[3]. Elle y monte de nombreuses pièces, de Lily et Lily avec Jacqueline Maillan (1985) au Dieu du carnage de Yasmina Reza (2008), incarnant « la passion et l'exigence d'un théâtre privé dédié à la création[4] ».

Hélèna Bossis est chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur et commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres[3].

ThéâtreModifier

FilmographieModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

RéférencesModifier

  1. Bossis est le nom de jeune fille de sa mère.
  2. Brigitte Salino, « Héléna Bossis, comédienne »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Le Monde, 22 août 2008.
  3. a et b « Mort de la comédienne Héléna Bossis, co-directrice du Théâtre Antoine », AFP,
  4. Hommage de Christine Albanel, ministre de la Culture, jeudi 17 août 2008.

Liens externesModifier