Guillaume Alexis

poète et homme d’église français

Guillaume Alexis ou Guillaume Alecis est un poète et homme d'église français de la fin du XVe siècle.

Guillaume Alexis
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Moine
Prieur
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Ordre religieux

Surnommé le Bon Moine, ce savant est un moine bénédictin de l'abbaye Notre-Dame de Lyre, dans le diocèse d'Évreux.

On sait qu'il fut prieur de Saint-Pierre de Bucy-le-Roi[1].

On ignore les dates précises de sa naissance et de sa mort. En 1486, il accomplit un pèlerinage à Jérusalem[2] et y mourut, dit-on, victime de la persécution des Turcs.

ŒuvresModifier

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Guillaume Alexis est un poète au style très vif, auteur d'ouvrages à caractère moral ou religieux.

On connaît de lui les ouvrages suivants :

  • Le Passe-temps de tout homme et de toute femme avec l'A, B, С des doubles (Paris, Antoine Vérard), en vers, traduction latine d'un texte attribué à Innocent III[2], décrit l'histoire de la vie de l'homme de la naissance à la mort.
  • Le Grant Blason des faulces amours, dont il existe une édition datant de 1529 publiée à Lyon chez Claude Nourry[3]. Ce poème, cent-vingt-six stances de douze vers, est un dialogue entre un gentilhomme et un moine supposé être l'auteur, le premier prenant la défense de l'amour, l'autre s'en faisant l'adversaire[2]. Les arguments du moine consistent surtout à dénigrer les femmes, dans la tradition de ces ouvrages misogynes que Christine de Pizan dénonce dans l'introduction de la Cité des dames. Ses arguments sont si convaincants que le gentilhomme finit par se ranger à son opinion. L'œuvre connut une popularité suffisante pour être citée dans une autre œuvre misogyne célèbre de l'époque, Les Quinze Joies de mariage et inciter un autre auteur à rédiger un Contre blason, où les mêmes arguments sont cette fois défendus par deux dames, une dame de la cour et une religieuse. Celle-ci a de nouveau le dernier mot[2].
  • Le Dialogue du Crucifix et du Pèlerin, composé selon le titre de l'ouvrage lors du pèlerinage à Jérusalem en 1486 et imprimé à Paris.
  • Le Loyer des folles amours, et le Triomphe des Muses contre l'amour, à la suite des Quinze joies du mariage.
  • Le Passe-temps du prieur de Bussy[4] et de son frère le cordelier.
  • Le Miroir des Moines.
  • Le Martyrologe des fausses langues et le chapitre général d'icelles tenu au temple de Danger.
  • Quatre chants royaux qui se trouvent parmi les Palinodies.
  • Le Débat de l'homme et de la femme, rédigé vers 1461, connaît au moins sept éditions différentes entre 1490 et 1530[5].

Jean de La Fontaine admirait son art de composer les vers[2].

NotesModifier

  1. Claude Malingre, Les Antiquités de la ville de Paris, Paris, (lire en ligne), p. 87-88.
  2. a b c d et e Citations et commentaires du poème de Claude-Pierre Goujet
  3. Liste d'ouvrages français parus avant 1601 Norman Ross, New York
  4. Bussy : lire Bucy-le-Roi, seule commune où soit attestée un prieuré.
  5. Attending to Early Modern Women VI

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Sylvie Lefèvre, « Guillaume Alecis », dans : Robert Bossuat, Louis Pichard et Guy Raynaud de Lage (dir.), Dictionnaire des lettres françaises, t. 1 : Moyen Âge, éd. entièrement revue et mise à jour sous la dir. de Geneviève Hasenohr et Michel Zink, Paris, Fayard, 1992, p. 603-605.
  • Claude-Pierre Goujet, Bibliothèque françoise, ou Histoire de la littérature françoise, Paris, P. J. Mariette et H.-L. Guerin, 1754-1755.
  • Michel-André Bossy, « Woman's Plain Talk in Le Débat de l'omme et de la femme by Guillaume Alexis » [Le franc-parler féminin dans Le Débat de l'homme et de la femme de Guillaume Alexis], dans Fifteenth-Century Studies, n° 16, 1990, p. 23-41.
  • Charles Guery, Guillaume Alexis, dit le Bon Moine de Lyre, Prieur de Bucy, Fb&c Limited (réimpr. 2017) (1re éd. 1907), 138 p. (ISBN 978-1-5276-1853-4).

Articles connexesModifier

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