Ouvrir le menu principal

Goldeneye (Jamaïque)

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Goldeneye (homonymie), L'Œil d'or (homonymie) et Œil (homonymie).

Goldeneye
Image illustrative de l’article Goldeneye (Jamaïque)
Localisation
Situation Oracabessa
Drapeau de la Jamaïque Jamaïque
Coordonnées 18° 24′ 37″ nord, 76° 56′ 37″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Jamaïque

(Voir situation sur carte : Jamaïque)
Goldeneye

Géolocalisation sur la carte : Caraïbes

(Voir situation sur carte : Caraïbes)
Goldeneye
Architecture
Type Résidence de villégiature, actuel complexe hôtelier
Style Architecture coloniale - Style colonial Tropical
Orientation Face à la Mer des Caraïbes
Superficie du terrain Plus de 20 hectares m2
Histoire
Commanditaire Ian Fleming
Date d'érection 1946
Propriétaire Ian Fleming, puis Bob Marley, puis Chris Blackwell

Goldeneye (« L'Œil d'or », en anglais) est la résidence de style colonial tropical de 1946 de Ian Fleming (1908-1964)[1] à Oracabessa (Tête d'or, en espagnol) en Jamaïque dans la mer des Caraïbes. Ian Fleming y passe tout ses hivers de 1946 à sa disparition en 1964, et y crée et rédige sa célèbre saga de roman d'espionnage et de scénario de films à succès international James Bond 007[2]. La maison fait partie à ce jour du complexe hôtelier grand standing de plus de 20 hectares « Goldeneye Hotel and Resort » et « James Bond Beach Club »[3].

HistoriqueModifier

Ian FlemingModifier

Suite à des missions de renseignement entre autres en Jamaïque dans l'Empire britannique durant le Seconde Guerre mondiale[4],[5], et à l'image de l'écrivain américain Ernest Hemingway et de sa villa voisine Finca La Vigía de Cuba, le célèbre officier du renseignement militaire de la Royal Navy, agent secret, journaliste, et romancier britannique Ian Fleming achète en 1946, à la fin de la guerre, un vaste domaine de 6 hectares sur la baie d'Oracabessa, au pied du mont Blue Mountains, à environ 15 km à l'Est d'Ocho Rios, sur la côte nord de la Jamaïque, au bord d'une falaise surplombant la crique-plage privée « James Bond Beach » dans un décor exotique paradisiaque de jardin tropical, et de vue panoramique sur la mer des Caraïbes, avec pour voisins de front de mer les domaines de ses amis « Golden Clouds » (Nuages d'Or) de Ruth Bryan Owen, et « Firefly Estate » (domaine des Lucioles) de Noël Coward.

Il y fait construire cette vaste résidence de villégiature de style colonial tropical qu'il dessine lui même, avec des fenêtres à jalousie, trois chambres, patio, et piscine[6]. Il baptise son domaine Goldeneye (l'œil d'or) rapport selon lui entre autres à son plan secret de défense militaire de Gibraltar Operation Goldeneye de la Seconde Guerre mondiale, rapport au roman Reflets dans un œil d'or (roman) de 1941 de Carson McCullers[7], et rapport au nom des lieux Oracabessa (Tête d'or, en espagnol)...

Cette même année de 1946, il quitte la Royal Navy et intègre l'équipe internationale de journalistes du The Sunday Times (Royaume-Uni) à Londres (ou il vie et côtoie la haute société britannique et internationale) dont il supervise le réseau mondial de correspondants. Il négocie avec son employeur une close particulière de contrat par laquelle il peut passer ses trois mois d'hiver, de Janvier à Mars, dans sa propriété de Jamaïque, avec sa future épouse Ann Fleming, pour se consacrer à son nouveau projet de carrière de romancier de roman d'espionnage. Le 17 février 1952 son personnage James Bond 007 (agent secret du Secret Intelligence Service-MI6, au service de l'Empire britannique, très inspiré de lui même) apparaît pour la première fois dans son roman d'espionnage Casino Royale (roman), premier d'une série de 14 romans écrit durant 12 ans jusqu’à sa disparition en 1964, un des plus importants Best-seller mondial de roman d'espionnage, et des plus importants succès du cinéma (liste de romans et recueils de nouvelles de la série James Bond, et liste des films de James Bond).

Le couple Fleming reçoit dans cette propriété jamaïcaine exotique paradisiaque du bout du monde, de nombreux invités de la haute société et du show-business international (chefs d’État internationaux, auteurs de littérature internationale, cinéastes, scénaristes, stars hollywoodiennes, musiciens, artistes..., dont en particulier Errol Flynn, Katharine Hepburn, Patrick Leigh Fermor, Truman Capote, Lucian Freud, la princesse Margaret du Royaume-Uni, la duchesse de Devonshire... La propreté devient le siège provisoire du Gouvernement du Royaume-Uni durant un mois pendant la crise du canal de Suez en 1956, avec le Premier ministre du Royaume-Uni Sir Anthony Eden et son épouse Anne Clarissa Churchill (nièce de Winston Churchill) qui y ont instauré la tradition encore en cours à ce jour, de planter un arbre avec plaque nominative datée sur le domaine avant de quitter Goldeneye, dans un décor de jardin tropical de manguiers, tilleuls, orangers, akées, cocotier, bananier, ananas, bambous...[8] avec depuis une collection d'arbres entre autres de Pierce Brosnan, Harrison Ford, Johnny Depp, Jim Carrey, Dennis Hopper, Harry Belafonte, Quincy Jones, Kate Moss, Naomi Campbell, Bono (U2), Grace Jones, Richard Branson... Sting y a composé Every Breath You Take (Chaque bouffée que tu respires[9], un des plus importants succès de son groupe The Police) sur le bureau de Ian Fleming pendant ses vacances de 1982, et Bono et The Edge de U2 y ont composé la musiques de James Bond GoldenEye (chanson)[10] du film GoldenEye de 1995, interprétée par Tina Turner[11].

Goldeneye Hotel & Resort et James Bond Beach ClubModifier

12 ans après la disparition de Ian Fleming en 1964, Goldeneye est vendue en 1976 à la star jamaïcaine internationale de reggae Bob Marley, qui la revend un an plus tard à son producteur de musique jamaïcain Chris Blackwell (fondateur de la maison de disques jamaïcaine Island Records). Depuis les années 1980 la société Island Outpost de Chris Blackwell développe son « Goldeneye Village » sur plus de 20 hectares côtiers, vaste complexe hôtelier balnéaire tropical grand standing « Goldeneye Hotel and Resort » et « James Bond Beach Club » aménagé avec la maison de Fleming, ainsi qu'une 50e de bungalows cottages ajoutés avec le temps[12] dispersés sur les plages « James Bond Beach » et dans le lagon, dans une ambiance de jungle tropicale luxuriante & jardin tropical exotique, de plages et de criques isolées et privées[13], avec bar et restaurant de cuisine jamaïcaine, de cocktail Vodka martini « shaken and not stirred » (au shaker), et de café local Jamaica Blue Mountain (un des cafés les plus cotés et chers du monde), dans un sanctuaire-écosystème marin de poissons et de coraux protégé depuis 2011, avec activité entre autres de plongée sous-marine dans le lagon, et de pêche en haute mer de marlin, Barracuda, et Wahoo...

Au cinémaModifier

De nombreuses scènes des films de James Bond ont été tournées dans les environs, ou bien très inspirées du cadre exotique local, dont James Bond 007 contre Dr No de 1962 (notamment la célèbre scène sur la plage locale avec Sean Connery et la James Bond girl Honeychile Rider de l'actrice Ursula Andress[14]), Vivre et laisser mourir en 1973 (dont la scène des crocodiles[15] avec Roger Moore), et L'Homme au pistolet d'or de 1974... Le nom du domaine a inspiré le titre et le scénario du dix-septième film de James Bond GoldenEye avec Pierce Brosnan en 1995.

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externesModifier