Glossaire de la boxe

glossaire de Wikimedia

Recueil de termes techniques des boxes modernes dites « sportives » associés à leurs définitions[1]. La définition du mot est la plupart du temps donnée dans le contexte dans lequel il est utilisé, ou le domaine auquel il se rapporte.

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Depuis les premiers manuels de boxe du XIXe siècle, les termes techniques du noble art* ont sans cesse évolué. Ainsi, trouve-t-on dans les écrits actuels des interprétations divergentes des mots de la boxe. C’est à croire que les auteurs n’ont pas pu s’entendre sur une uniformité des définitions. Certains concepts s’inspirent encore de l’ancienne terminologie des pratiques militaires et notamment de l’escrime française, d’autres se rapprochent des pratiques sportives du XXe siècle.

« Je ne discute jamais du nom, pourvu qu’on m’avertisse du sens qu’on lui donne. » Pascal, Provinciales, I

N.B. : Ce répertoire consacré aux pratiques sportives d'aujours'hui, aborde que très succinctement les boxes ancestrales et celles dites « martiales ».

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« Ce qui nous trompe, c’est que le même mot à la fois désigne et explique. La désignation est même, l’explication est différente. » Gaston Bachelard, La Formation de l’esprit scientifique

AModifier

  • À-propos (sens de l’…) : appartient à la catégorie à la catégorie des stratégies notamment des manœuvres. Dans le vocabulaire du sport, avoir le sens de l'à-propos se dit de l’aptitude à effectuer une action de circonstance et on peut rajouter, appropriée. Elle fait appel à des qualités d’adaptation, notamment de pertinence et de répartie, à contrario, d’une « action mal à propos » c’est-à-dire inopportune[2]. Ci-dessous, un exemple d’ « à-propos » en situation d’offensive :
 
Lors d’une attaque adverse en coup de poing direct du bras avant (en anglais, « jab »), (A) effectue une « attaque dans l’attaque» (appelé « contre » en sports de combat) à l’aide d’un coup de pied arrière et retourné (en anglais, « spinning back kick »)
  • Absorption : concept de sport de combat. Action défensive qui consiste à accompagner le coup adverse pour annihiler son effet. Certains athlètes se servent de ce mode défensif pour riposter efficacement après avoir appâté une attaque adverse. Ci-dessous, un exemple d’ « absorption » d’attaque suivie d’une riposte (contre-attaque) :
1.   ⇒ 2.  
1. (B) absorbe le coup de pied bas de type circulaire (en anglais, « low kick »)…
2. ...et riposte en coup de genou direct du membre arrière (« straight knee strike »)
 
Lors d’une attaque adverse en coup de pied semi-circulaire en ligne médiane (en anglais, « semi circular kick »), (B) effectue une défense passive avec l’aide d’un blocage à deux bras
 
Lors d’une attaque adverse en coup de pied dit « en bâton » en ligne haute (en anglais, « stick kick »), (B) effectue une défense passive avec l’aide d’une couverture à un bras



  • Adaptation : appartient à la catégorie des stratégies. S’adapter en sport est la capacité à autoréguler son propre comportement sous l’effet des contraintes du milieu (ou de son adversaire pour les sports d’opposition). Elle se présente comme une des qualités majeures des athlètes expérimentés. Ci-dessous, un exemple d’« adaptation » de type contre-offensif :
 
(A) pour éviter un travail adverse, se « colle » contre l’opposant (« casse la distance ») et saisit son adversaire (s’accroche) pour neutraliser ses éventuelles offensives notamment en coup de poing
  • Aéro-kick : pratique de compétition qui consiste à exécuter dans le vide des techniques de sports de combat et arts martiaux, dans un ordre chorégraphié et en musique. Cette forme de pratique qui a pour racines la pratique des arts de combat du milieu du XXe siècle a pris pour modèle les principes d’entraînement inspirés du « new age californien » et des activités de mise en forme de type « fitness ». Voir également : « cardio-kickboxing ». Ci-dessous, un exemple de gestuelle en coup de pied :
 
Coup de pied latéral exécuté dans le vide (en anglais, « side kick »)
  • Algorithme (en sport) : un algorithme est un ensemble de prescriptions et de règles qui définissent « ce qu’il faut faire » et « dans quel ordre » pour résoudre un problème (ou une classe de problème). C’est donc un énoncé bien défini d’une suite d’opérations permettant d’obtenir, avec un nombre défini de « pas », le résultat souhaité. Il s’applique surtout à des problèmes supportant une modélisation formelle. Il existe différents types d’algorithmes (procédures de type « cascade d’opérations préétablies », d’« arbre de décisions » et autres) et certains ont une complexité tellement grande qu’on ne peut obtenir un résultat en temps raisonnable. On trouve, en matière sportive, une large exploitation du concept d’algorithme, notamment en combatique pour envisager les comportements des acteurs, prévoir des réponses, prendre des décisions, etc. Mais très souvent, les caractéristiques propres d’une activité sportive (complexité motrice, charge émotionnelle, pression temporelle et spatiale, etc.) peuvent entraver la gestion rationnelle du pratiquant. Néanmoins, cette difficulté de « gestion des variables », n’enlève en rien à l’apport de la démarche algorithmique en termes d’éclaircissement de la tâche (points de repères, répertoires d’actions envisageables, etc.). Illustration en sports de combat de percussion en ce qui concerne les opérations d’adaptation à l’action adverse :
Ex. de situation défensive en boxe : (A) attaque (B) en crochet du bras avant à la face, quelles réponses envisager de la part de (B) et pourquoi ? Réponse de type « arborescence » de solutions possibles : le type de défense utilisée (blocage ou esquive) va permettre une continuité de l’action et ainsi favoriser certains formes de (contre-attaque (riposte) de la part de (B).
Ex. de situation offensive en boxe : (A) attaque (B) en jab à la face alors, quelles peuvent être les différentes façons de réagir de (B) ? Par conséquent, comment (A) va adapter la suite de son offensive compte tenu de la réponse de (B) ? Réponse de type « cascade d’opérations » et de configuration plutôt heuristique : si (B) bloque le jab frontalement avec les deux gants, alors (A) pourrait poursuivre son travail en s’attaquant aux cibles abdominales ou costales.
Autres exemples ci-dessous :
1.   ⇒ 2.  
1. Après une absorption d’un coup de poing remontant (en anglais, « uppercut »)…
2. ... (B) riposte en coup de poing retombant du bras arrière (« overcut » ou « drop »)
1.   ⇒ 2.  
1. Après une absorption d’un coup de poing direct du bras avant (« jab »)…
2. ... (B) riposte en coup de genou retombant du membre avant
  • Allonge morphologique : appartient à la catégorie à la catégorie des stratégies notamment des manœuvres. Dans les sports de combat de percussion, relatif à la longueur des segments d’un combattant et son utilisation stratégique. Un combattant de par sa morphologie rectiligne (filiforme) dispose très souvent d’une envergure supérieure aux normes corporelles habituelles, ce qui va poser un problème d’organisation à son adversaire – notamment pour se rendre au corps à corps. On dit quelquefois dans le jargon pugilistique que ces combattants-là ont des « tentacules » en guise de bras. Ci-dessous, un exemple d’utilisation de l’ « allonge morphologique » :
 
(A) pour éviter l’approche adverse, grâce à son envergure, maintient son adversaire hors distance de frappe cela à l’aide d’un coup de poing direct du bras avant (jab)
  • Amener l’opposant vers ses points forts : appartient à la catégorie des stratégies notamment des manœuvres. Vocabulaire de combatique. Organiser son comportement afin d’attirer l’adversaire sur son terrain de prédilection c’est faire preuve d’un bon sens tactique. Cette manœuvre appartient aux principes technicotactiques et notamment aux « techniques dites de manœuvres » notamment d’appât (stratégie d’attirance) en sports de combat. Ci-dessous, un exemple d’attirance vers un des points forts :
 
(B) invite son adversaire à une offensive en coup de pied en ligne haute (en anglais, high kick) et porte une attaque simultanée en ligne basse
  • Angle d’attaque (en sport de combat) : vocabulaire de combatique. Orientation spatiale de l’action offensive. Différents axes vont permettre de trouver des passages (ouvertures) dans la garde adverse : l’axe direct d’affrontement, les axes latéraux et obliques. Ainsi l’offensive pourra se réaliser à l‘intérieur de la garde (en dedans) ou à l’extérieur de la garde (en dehors), par-dessus ou par-dessous la garde (dans la « cheminée », c’est l’espace entre les deux avant-bras), en diagonale montante ou descendante, etc. Le nombre de « portes » d’entrée est vaste et va donc poser des difficultés défensives à l’adversaire (on parle de problème d’incertitude). Ex. : après une attaque directe enchaîner en crochet du même bras, avec inclinaison latérale du buste, pour trouver une ouverture sur le côté. Ci-dessous, un exemple :
 
Sur une attaque en coup de poing direct du bras avant (« jab »), (B) est sorti de l’axe direct d’attaque (décalage) pour trouver un autre angle offensif et porter un coup de poing remontant (« uppercut »)
  • Anticipation (Sens de l’…) : vocabulaire de combatique. « Capacité de déclencher un programme moteur préalablement au signal d’action » (Sarthou, 2003). En sport, c’est la capacité à détecter des signaux adverses pertinents (utiles) et à déclencher une action offensive (ou contre-offensive) juste avant le signal de l’attaque adverse ou pendant l’activité adverse. En sport de combat, on la réduit par erreur à la simple disposition à agir à l’avance, mais c’est bien plus que cela. En premier, il s’agit de la faculté à « lire » le comportement adverse afin de s’en servir. Ainsi en termes de stratégie, il sera question de mettre en place des réponses favorables face un comportement prévisible de l’adversaire (notion de spéculation).
  • Appât (en sport de combat) : appartient à la catégorie des stratégies notamment des manœuvres. Moyen mis en place afin d’utiliser le comportement de l’adversaire à son propre avantage. Il consiste à commander une action ou une attitude chez l’adversaire pour en tirer parti. Ce procédé tactique appartient à la catégorie des tromperies en sport et notamment des pièges techniques. Un ensemble de manœuvres techniques pour amener l’adversaire à exécuter des actes bien précis coexistent. En sport de combat de percussion dit de sports à cible à atteindre, la plus connue est la découverte d’une cible personnelle. Voir aussi : invitation (ou appelé, « invite »), manipulation, manœuvre, piège et tromperie. Ci-dessous, un exemple de stratégie d’anticipation :
1.   ⇒ 2.  
1. (A) appâte un coup de poing à la face…
2. ... afin de placer une contre-attaque (riposte) en coup de pied circulaire (round house kick)
  • Appel (faire un…) : vocabulaire de combatique. Cette notion concerne deux phénomènes opposés :
    • Faire un appel à son désavantage : c’est annoncer involontairement l’arrivée d’une action. Ce qui est souvent le cas des attaques de débutant. Ainsi on dit que l’adversaire « téléphone » son action ce qui peut permettre à son opposant de s’organiser défensivement ou mieux de se servir de l’action adverse à son avantage (ex. : placer un contre).
    • L’appel en tant que moyen stratégique : faire un appel, c’est utiliser un signal destiné à donner une information à l’adversaire pour l’occuper ou pour l’induire en erreur. On parle aussi d’utiliser le principe de la « contre-information » c’est-à-dire donner un faux signal. Ex. : frapper le sol avec le pied, pour ébranler l’adversaire ou pour appuyer une feinte.
  • Approche (phase d’…) : Vocabulaire de combatique. Espace de temps situé entre le démarrage du déplacement vers l’adversaire et l’atteinte de la cible. Beaucoup d’actions peuvent se dérouler durant c’est espace temporel (mouvement défensif, offensif ou contre-offensif). À qualités pugilistiques proches et condition physique égale, c’est le facteur « vitesse » d’exécution (réaction, vivacité, explosivité) qui pourrait faire la différence d’efficacité entre deux athlètes, notamment dans la série amateur (l’utilisation de la « scorring-machine » - validation électrique par buzzer - sur le principe de l’escrime olympique favorise le premier qui touche).
 
Lors d’une phase d’approche, (B) tente une construction du jeu offensif en coup de poing direct (« jab ») afin de faire réagir l’opposant
  • Appui (au sol) : terme issu du vocabulaire de sport. En sport, on parle souvent de « qualité des appuis » comme facteur important de réussite. La boxe est souvent qualifiée, par les Anglo-saxons, de « science des appuis », pour rappeler l’importance à soigner la prise d’appui au sol et de développer cette habileté. Utiliser le sol en tant que tremplin pour mieux se déplacer et pour délivrer les techniques est ainsi une des conditions du succès. Elle est d'autant plus importante dans le combat au K.O.-system où l’action de poussée des jambes augmente grandement la puissance de frappe. Des appuis bien répartis au sol et dynamiques permettent d’assurer l’équilibre, la disponibilité à se déplacer rapidement et la transmission de l’énergie par le principe d’ « action-réaction » avec le sol sont des compétences à s’approprier. Ci-dessous, un exemple :
 
(A) après un prise d’appui et une préparation d’attaque par abaissement (flexion des genoux) porte un coup de poing remontant (« uppercut ») dans la « cheminée »
  • Appui principal : vocabulaire de sport. Jambe sur laquelle s’effectue la plus forte charge corporelle. D’une manière générale, un uppercut est délivré avec le poids du corps sur l’appui du côté bras de frappe (on dit à l’amble). Par contre pour l’exécution d’un crochet, deux modes coexistent. Le poids du corps peut être en charge soit du même côté que le bras de frappe soit sur l’appui opposé. Ci-dessous, un exemple de gestuelle avec une illustration d’une prise d’appui principal :
 
(A) a transféré sa charge sur l’appui avant lors de la délivrance du coup de poing circulaire (en français, « crochet »)
  • Appui secondaire : vocabulaire de sport. Contrairement à l’appui principal, c’est la jambe où se fait le moins de transfert de masse. Ci-dessous, un exemple :
 
(B) porte une offensive en balayage (dit à la « cuillère ») à l’intérieur du pied sur l’appui secondaire de l’opposant
  • Archétype (… en boxe) : vocabulaire de sport. En boxe, se présente comme le modèle technique à copier. Comme on le sait, il existe plusieurs archétypes en boxe car il n’existe pas qu’une seule façon de faire pour remporter une victoire. On peut donc se poser la question : dans l’inconscient collectif, quels sont les modèles qui plaisent le plus aux « aficionados » de la boxe ? À la manière de certains combattants nord-américains : Celui « qui « vole et qui pique » à la manière de Cassius Clay alias Mohamed Ali ? Ou celui qui avance comme un taureau, « Marvellous » Marvin Hagler ? Etc. Peut-on également dissocier les qualités des combattants et dire par exemple que le français Mayar Monchipour était un modèle de vaillance ?
  • Argot des rings : Vocabulaire de sport. Voir Langue verte de la boxe.
  • Arme (corporelle) : terme générique utilisé dans les « sports de combat de type « percussion » » depuis les années 1980 pour désigner la partie corporelle de frappe. Ex. : le bras avant comme arme de défense. Pour d’autres disciplines et auteurs, il désigne le mode technique utilisé (ce qui peut être une erreur à notre sens). Ex. : le crochet (coup de poing dit crocheté plus exactement « circulaire ») ou arme de contournement de la garde. Dans les boxes pieds-poings on parle souvent de quatre, six ou huit armes pour désigner le nombre de zones de frappe utilisé (articulation ou segment osseux). En boxe birmane et en boxe thaïlandaise on utilise le plus souvent les huit surfaces principales de frappe (‘est-à-dire : deux poings, deux pieds/tibias, deux genoux et deux coudes). La neuvième arme de la boxe ancestrale, la tête (crâne) a été enlevée des règlements modernes. Ci-dessous un exemple en boxe birmane :
 
(A) porte une attaque directe en coup de tête dit « volant » de type « aigle » ici en se mettant en sécurité (de profil pour éviter un choc sur le visage)
  • Armer (… le coup) : vocabulaire de sport. Action qui consiste à « préparer le coup » par un mouvement contraire à la trajectoire de frappe. Cette préparation a pour de procurer de l’inertie de l’ « arme ». On dit que dans ce mode la technique est « téléphonée » et ainsi donne à l’adversaire l’occasion de défendre ou de placer un contre avec plus de facilité. Mais en pratique, il est difficile d’augmenter la puissance du coup sans utiliser une préparation suffisante et d’un autre côté augmenter l’effet de surprise.
  • Arrêt (coup d’…)  : appartient à la catégorie des défenses. Également dénommé, « stoppage ». Coup porté sur avancé adverse dans le but de limiter la progression adverse ou d’annihiler l’attaque adverse dès son déclenchement. Ex. : porter un jab afin de stopper net la progression adverse. Ci-dessous, deux autres exemples de stoppage d’action adverse :
 
(B) porte un coup de pied latéral d'arrêt au démarrage d’une attaque adverse en coup de pied circulaire
 
(B) porte un coup de pied direct d'arrêt durant le déroulement d’une attaque adverse en coup de pied circulaire
  • Assaut à rôle : Vocabulaire de sport. Opposition d’entraînement où les rôles de chacun des partenaires est déterminé à l’avance.
  • Assaut à thème : vocabulaire de sport. Opposition d’entraînement à vocation pédagogique consistant à appliquer un travail demandé par l’entraîneur. Même si le caractère de la confrontation est relativement libre, c’est-à-dire à incertitude importante, la forme de l’opposition et certaines actions sont prédéterminées. Exemple de dispositif : nature de l’opposition (contrôlée), aménagement de certaines règles (types de cibles et d’armes limitées), utilisation de l’espace de jeu (centre, cordes, angles…), rôles de chacun (en défense, en riposte, en contre…), etc.
  • Assaut libre : vocabulaire de sport. Opposition d’entraînement à vocation pédagogique qui se rapproche de la compétition sportive, sans toutefois en comporter les risques. Les règles peuvent être aménagées par l’entraîneur afin de s’adapter au niveau de chacun. Pour les sports de combat de percussion, deux modes de travail coexistent : l’opposition à la « touche contrôlée » et l’opposition à la « touche appuyée ». Pour cette dernière forme, les pratiquants portent des équipements qui les mettent un maximum en sécurité : casque et gros gants de sparring, plastron ainsi qu’un « tartinage » de vaseline. Voir aussi mise de gants et sparring.
  • Atout : vocabulaire de sport. Se présente comme le point fort d’un athlète ; c’est-à-dire son caractère dominant ou sa qualité majeure. Exemple : coup d’œil exceptionnel, grande vaillance, vitesse de réaction hors du commun. Certains boxeurs savent utiliser leurs « atouts » pour élaborer leur propre façon de boxer. Ex. : une forte puissance musculaire du tronc notamment dans les crochets peut inviter un athlète à miser sur ce point fort là pour construire son propre jeu. D’ailleurs, on dit souvent pour un grand champion que sa qualité exceptionnelle en fait sa propre « marque de fabrique » et laisse une empreinte à vie dans la mémoire collective.
  • Attaque : vocabulaire de sport. En anglais, « attack ». Une attaque dans les sports de combat est un mouvement offensif destiné à prendre le dessus sur l’adversaire afin de remporter la victoire (notamment à imposer un état corporel afin d’atteindre les cibles adverses en sport de combat de percussion). Elle consiste, en toute logique, à utiliser les faiblesses adverses voire de les révéler cela par la mise en place d’un ensemble d’opérations de manœuvre. ». (Delmas, 1975). Suivant le règlement, la victoire s’obtient de différentes manières : soit par victoire avant la fin du temps règlementaire (abandon, hors-combat, écart de points important, « mort subite », etc.) soit par victoire à fin du temps règlementaire (totalisation de points et de pénalités). Ainsi, l’offensive va s’organiser en fonction du mode de victoire imposé par le règlement sportif et des potentialités de chacun des protagonistes. Que trouve-t-on comme dispositifs offensifs ? On distingue plusieurs formes d’attaque :
- L’attaque est faite de mouvements uniques et directs.
- L’attaque est composée et/ou adaptative (techniques de manœuvres et d’exploitation). On distingue plusieurs catégories d’attaque dans les activités de combat de percussion (dits à cibles). Ci- dessous quelques illustrations :
- simple, faite d’un mouvement unique,
- doublée ou renouvelée (redoublement du même mouvement),
- indirecte : différée, composée (comprenant appel, feinte, provocation, etc.), progressive (organisée autour de différentes actions pour s’approcher de la cible),
- cachée (masquée),
- en aveugle,
- sur préparation adverse. Elle est lancée alors que l’adversaire a entrepris un démarrage d’attaque. Il s’agit ici plus précisément d’un coup de contre (plus exactement, « attaque dans l’attaque averse »).
- dans l’attaque adverse : ici on rentre dans le cadre d’une activité anticipée, ici également, attaque dans l’attaque averse.
- juste après l’attaque adverse : Dans ce cas, on parle plus exactement de « contre-attaque » en sport de combat ou plutôt de « riposte » pour utiliser un terme similaire.
Ci-dessous, deux exemples d’offensive :
 
(A) porte une offensive en balayage (en anglais, « sweeping ») à l’extérieur du pied lors la prise d’appui de l’opposant
 
(A) lors une avancée adverse, porte un coup de coude circulaire (en anglais, « spin elbow strike »)



  • Attaque (fausse-…) : vocabulaire de combatique. Également, « feinte ». En anglais, « drawing ». Attaque simple ou composée, incomplètement réalisée, destinée à faire réagir l’opposant pour tirer parti de ses réactions. Voir aussi manœuvre, provocation et tromperie.
  • Attaque dans l’attaque : vocabulaire de combatique. En abrégé, « AdA » (Delmas, 1975) et en anglais, « attack in the attack ». Elle se définie par une « offensive lancée dans l’attaque adverse » (Delmas, 1975). L’idée principale est d’exploiter l’action adverse à son propre avantage. Dans les sports de combat, la plupart du temps, cette action s’appelle un « contre » ou plus exactement un « coup de contre » pour les sports de percussion. C’est une action offensive lancée dans l’attaque adverse destinée à atteindre l’opposant avant que ce dernier n’y parvienne. Ci-dessous, deux exemples d’AdA :
 
Sur une offensive en coup de pied circulaire en ligne basse (en anglais, « low kick »), (A) porte une attaque dans l’attaque adverse (contre) à l’aide d’un coup de pied direct du membre avant (en anglais, « front kick »)
 
Sur une offensive en coup de pied circulaire en ligne haute (en anglais, « high kick »), (A) porte une attaque dans l’attaque adverse à l’aide d’un coup de pied circulaire du membre avant (en anglais, « low kick »)
  • Axe direct d’affrontement : aussi « ligne d’ attaque ». Se présente comme la ligne imaginaire reliant deux protagonistes sur laquelle la grande majorité des actions se déroule. C’est donc le chemin le plus utilisé mais certains athlètes savent utiliser d’autres axes pour passer à l’offensive. Ex. : trajectoires obliques (diagonales), pas de côté, etc. On parle également de « couloir direct d’affrontement » pour désigner le chemin sur lequel se situent les appuis des deux protagonistes. Ci-dessous un exemple :
 
En restant dans le couloir direct d’affrontement, (B) porte une attaque en coup de poing direct long du bras arrière

BModifier

  • Balayage : action utilisée en sport de combat et art martial dans le but de déséquilibrer ou de faire chuter l'adversaire. C’est une technique de déséquilibre exécutée avec le pied (voire la jambe) sur le segment d’appui de l’adversaire. Elle peut être réalisée plus ou moins haute par rapport à l’appui au sol. Elle s’exécute dans différents axes (par l’extérieur, par l’intérieur, en avant, en arrière, etc.) de la jambe de l’adversaire. La définition la plus usuelle : "un balayage s’effectue au ras du sol, il est habituellement de petite amplitude, contrairement au fauchage de plus grande amplitude et plus puissant". On trouve différentes « formes de corps ». Ex. : mouvement pendulaire de la jambe à partir de la hanche ou mouvement de fouet du genou. Les hanches peuvent être dans l’une des trois positions fondamentales (de face, de profil ou de dos). Ci-dessous, un exemple de coup de pied de balayage :
 
(B) porte une offensive en balayage (dit à la « louche ») à l’intérieur du pied lors la prise d’appui de l’opposant
  • Bando-kickboxing : abréviation « BKB ». Forme modernisée et sportive du lethwei, surnommée « boxe birmane à quatre armes » en Europe. Née en Amérique du Nord au début des années 1960, cette sorte d’escrime des pieds et des poings gantés dans un ring a donné naissance, aux États-Unis dans les années 1970, à différentes formes de full-contact et de kick-boxing. Il existe, en compétition, deux formes d’affrontement : le « Bando-kickboxing de light-contact » où les techniques sont parfaitement retenues et le « Bando-kickboxing de plein-contact » où les coups sont portés à pleine puissance, destinée aux pratiquants expérimentés et majeurs. Suivant les âges et le niveau technique les règles (notamment les techniques autorisées et interdites) et les conditions de compétition sont variables (notamment le temps de combat, le type de surface de combat - praticable de tapis ou ring, le port de certaines protections - casque, plastron, jambières, chaussons de boxe en mousse, etc.).
 
Combattants de boxe birmane en tenue traditionnelle, le carré de tissus plié en triangle et noué autour de la taille
- Dans la manœuvre contre-offensive, il s’agit d’une neutralisation (anticipée) de l’arme visant à mettre en difficulté l’initiative adverse. Elle consiste à intervenir sur l'arme adverse, en la contrôlant (très souvent un geste de détournement) pour l'empêcher d'agir.
- Dans la manœuvre offensive, l’action de battage permet de créer une ouverture dans la garde adverse afin de placer une attaque dans un second temps (combinaison d’actions).
Ci-dessous, une illustration du mode contre-offensif et mode offensif qui se succèdent :
1.   ⇒ 2.  
1. Sur une attitude avec bras avant tendu de l’adversaire, (B) porte un battage pour détourner l’arme gênante…
2. … après l’action de battage, (B) enchaîne une attaque avec un coup de poing direct court sur le tronc adverse
  • Blocage : appartient à la catégorie des défenses. En anglais, « blocking ». On parle aussi de parade bloquée. Geste défensif destiné à arrêter un coup en interposant une partie corporelle entre la cible visée et l’arme adverse. On distingue trois formes principales :
- le blocage dit « neutre » qui encaisse le coup,
- le blocage qui va à l’encontre du coup (télescopage),
- le blocage qui accompagne le choc adverse (absorption).
Il est exécuté le plus souvent avec l’avant-bras ou le bras. Voir également couverture et parade. Ci-dessous, un exemple de défense active par un blocage du coup : :
 
(B) effectue un blocage latéral du coup de pied circulaire avec l’aide des deux avant-bras
 
(B) effectue un blocage latéral du coup de pied circulaire avec l’aide d’un membre inférieur
  • Boxe : le terme sert aujourd’hui à désigner des disciplines martiales et sportives[4] d’origines diverses dont la particularité est de porter des coups avec différentes parties du corps humain. Ainsi parle-t-on de boxes martiales (ancestrales) et à l’opposé de boxes sportives (modernes), de boxes pieds-poings, etc. Parmi les boxes martiales les plus connues, nous avons des boxes nationales de l’Asie du Sud-Est comme la Boxe birmane (lethwei) et la Boxe thaïlandaise (muaythaï) puis des boxes moins connues et certaines plus ethniques comme la boxe khmère (cambodgienne), laotienne et vietnamienne. Les boxes modernes et sportives les plus courantes sont :
- Boxe américaine : se compose de trois disciplines principales, le point-fighting, le full-contact karaté (kick-boxing sans coup de pied circulaire sur la cuisse (en anglais, « low-kick ») et le kick-boxing avec lock-kick.
- Boxe anglaise ou dénommé le Noble art (c’est-à-dire la boxe inscrite aux Jeux olympiques).
- Boxe chinoise ou sanda.
- Boxe française ou savate.
- Boxe japonaise ou kick-boxing japonais (K1 et shoot-boxing).
  • Boxe américaine  : « sport de combat de percussion » pratiqué avec les pieds et les poings en compétition sur une surface de tapis ou un ring de boxe. On trouve différents styles : le full-contact karaté sans low-kick, le kick-boxing avec low-kick et le semi-contact (ou points-fighting). Ces disciplines ont été créées pour permettre aux pratiquants de tous horizons martiaux de se rencontrer avec des règles communes et dans la formule dite de plein impact (K.O. system). Elles sont nées aux États-Unis au début des années 1960, à la suite du mécontentement de grands champions de karaté professionnel pour qui la formule de combat de l’époque manquait de contact. D’abord réservé à l’élite, la formule évolue vers des tournois dénommés « open » (c’est-à-dire ouvert à tous) regroupant différentes disciplines martiales. Elles ont été codifiées dans les années 1970 par différentes fédérations américaines de karaté. Deux formes de rencontres coexistent : la boxe dite de « light-contact » où les impacts sont parfaitement retenus et la boxe de « plein-contact » où les coups sont portés avec force pouvant occasionner l’abandon d’un compétiteur. Ainsi on trouve le light-contact version « contrôlée » du full-contact, le light kick-boxing (avec low-kick) et le semi-contact version contrôlée. Ces différentes disciplines d’origine américaine appartiennent à un ensemble appelé « kick-boxing », terme générique pour désigner les boxes pieds-poings sur l’hexagone. D’un autre côté en France, le terme « boxe américaine » est également utilisé, depuis la fin des années 1970, pour désigner le Full-contact, peu de temps après son lancement sur l’Hexagone, à la suite de directives ministérielles. Ci-dessous, un exemple de coup de pied en full-contact et point-fighting :
 
Attaque dans l’attaque adverse (contre) ici en de pied arrière (Back-kick) lors d'une attaque d’un coup de pied circulaire en ligne haute
  • Boxe anglaise : abréviation « BA ». Sport de combat de percussion pratiqué exclusivement avec les poings. Il est créé au XVIIIe siècle par James Figg (alias Tom Fig). Les premiers combats se disputent à poings nus et au finish. Le champion John Broughton invente et rend populaires les gants de cuir pour l’entraînement. À la suite de la mort d’un de ces adversaires, il rédige les premiers textes de combat qui seront officiellement adoptées en 1743. Le règlement n’interdisait pas les saisies, les projections et les coups de coude. En 1866, John Grahams Chambers rédige un premier règlement de boxe avec gants. Mais c’est en 1880, que seront appliquées de véritables règles sportives à dimension humaine appelées « Règles du Marquis de Queensburry ». Aujourd’hui, ce sport de combat autorise les impacts sur les parties avant et latérales de la tête et du tronc. Les matchs se déroulent dans un enclos de cordes tendues (ring), selon un nombre de périodes et de temps de repos définis, suivant la catégorie (d’âge, de sexe, de poids) et le niveau technique. Deux formes de rencontres coexistent : la boxe dite « assaut » où les impacts sont parfaitement retenus et la boxe « combat » où les coups sont portés avec force pouvant occasionner l’abandon d’un compétiteur. Illustration de quelques façons de faire de Naseem Hamed :
  • Boxe birmane : abréviation « BB ». En langue birmane ou bama, le lethwei ou « myanma yuya louvi » (se traduit par « boxe traditionnelle du Myanmar »). Cette célèbre pratique d’escrime des mains nues et des pieds nus est aussi ancienne que la nation birmane. C’est une boxe « dite martiale » qui emprunte à l’héritage technique du guerrier birman toute sa panoplie de stratèges. Elle est développée par des moines du IIIe siècle, au même titre que les pratiques de défense et d’entretien appelées thaing (bando). Elle devient populaire à partir du XIe siècle sous le roi birman Anawaratha, avec des combats interethniques sans aucune règles et d’une violence sans commune mesure. La manière de s’affronter est très spécifique, tenant très souvent du comportement animal et ne ressemble que de très loin à d’autres pratiques orientales. Elle est à l’origine de nombreuses pratiques pugilistiques en Asie du Sud-Est. Elle a contribué également au développement du kick-boxing japonais dans les années 1950, puis du full-contact et du kick-boxing américain dans les années 1970.
Une particularité, la parade ou sorte de danse guerrière exécutée, sur le ring et en musique, avant un combat de lethwei pour démontrer habileté et courage. Quelquefois, le combattant fait le récit de ses précédentes victoires. Elle est destinée à galvaniser le combattant et à impressionner l’adversaire. Souvent, il s’agit de réalisation de formes techniques (aka ou sorte de combat imaginaire) propre à une école de combat (kyaung) ou à un groupe ethnique. À la fin de la danse, en direction de son adversaire, les bras croisés devant la poitrine, le boxeur se frappe trois fois des mains ouvertes les épaules opposées, de façon à annoncer qu’il est prêt à combattre. Une danse de victoire est également exécutée après la décision des juges. Une musique traditionnelle ou lai gin est jouée lors de la danse (ou lethwei yei) par un orchestre appelé saing waing.
Ancestralement, l’opposition est dirigée par deux arbitres et se déroule dans un cercle où toute forme de percussion et de projection y est autorisée. L’ère moderne a introduit les règles de la boxe occidentale, notamment les gants, les protections, le ring, les rounds et les catégories. Le panel technique des combattants est très large et les comportements s’inspirent des autres pratiques de combat de Birmanie. On y trouve de nombreuses actions spectaculaires notamment les techniques volantes (coup de pied, de genou et de coude sauté), des techniques simultanément avec deux armes (coudes, genoux et pieds) et des techniques en « marche d’escalier » (coup de coude et de genou). Les stratégies y sont spécifiques : on y attaque les armes adverses (principe : fragiliser la périphérie avant d’attaquer le centre), on porte de nombreux coups à la face avec des techniques volantes et de nombreuses techniques de projections suivies de percussions au sol. Ci-dessous, une illustration de cérémonial, et deux exemples de gestuelle offensive en boxe birmane :
   
À la fin de la danse martiale (en birman, « lethwei ka ») le combattant se martèle les épaules pour annoncer à son opposant qu’il est prêt (« lethwei yei »)
 
Lors d'une attaque d’un coup de pied circulaire, (A) porte une attaque dans l’attaque adverse à l’aide d’un coup de pied circulaire sur la cuisse adverse (« nenda chivya »)
 
Lors d'une attaque d’un coup de poing direct, (A) porte une attaque dans l’attaque adverse à l’aide d’un coup de coude de type sauté («  koun byi d’tao »)
 
(A) porte un geste de projection en lethwei moderne, ici fauchage de la jambe de l’appui principal
  • Boxe chinoise ou sanda : pratique issue des arts martiaux chinois (boxe chinoise : kung-fu), est un sport de combat moderne mis en place dans les années 1990.
  • Boxe française Savate : c’est un sport de combat de percussion, une sorte d’escrime les pieds chaussés et les poings gantés se pratiquant dans un enclos de cordes. En 1976, elle prend le nom de BF-Savate. Depuis l’an 2000, la discipline se nomme « Savate BF ». Issue d’une demande de pratique d’autodéfense, née de l’insécurité des rues parisiennes au XIXe siècle, Michel Casseux, bagarreur de rue et fin stratège, ouvre une salle de Savate en 1820, où il enseigne son art des coups de pied en ligne basse et de la défense les mains ouvertes. Dans son ouvrage « théorie de la Savate », il répertorie les coups de pied les plus pratiques. C’est en 1830 que Charles Lecourt et son frère, élèves de Michel Casseux, ouvrent à leur tour une salle rue Montmartre. À la suite d'une défaite contre un boxeur anglais, Charles Lecourt décide d’introduire les techniques de coups de poing de la boxe anglaise. Associant les coups de pied de la Savate et les coups de poing du Noble art, il nomme cette discipline en 1830 : « Boxe française ». Parallèlement dans le sud de la France, se développe depuis plusieurs siècles un art de combat également français, le chausson (dit marseillais). C’est l’amalgame de ces différents arts de combat qui feront la richesse de la B.F.
 
Coup de pied de type « fouetté » en ligne haute lors d’un travail gestuel dans le vide (shadow-boxing)
  • Boxe khmère : Dénommée « kun-khmer » ou « pradal-serey » est un art martial fondé au Cambodge au Ve siècle. Certaines fresques lui attribuent ses origines au IIIe siècle.
  • Boxe laotienne ou muay-lao.
  • Boxe pieds-poings (en abrégé, BPP)[5] : appellation utilisée en France, depuis les fin des années 1970, propre aux sports de combat de percussion habituellement avec gants de boxe se déroulant dans un ring (ou sur un praticable de tapis d’arts martiaux) et appartenant à la catégorie des boxes dites sportives. L'un des premiers à avoir utilisé le vocable « boxe pieds et poings » est Alain Delmas en 1975. Les BPP utilisent les techniques de jambe (coups de pied, voire de tibia et de genou), les techniques de bras (coups de poing, voire d’avant-bras et de coude) et les techniques de projections. Parmi les plus connues nous avons :
- la boxe américaine (trois formes principales : le full-contact karaté sans coups en dessous de la ceinture, le kick-boxing avec frappe en coup de pied circulaire dans les cuisses et le semi-contact ou combat aux points (en anglais, point fighting), une sorte de karaté avec des gants et chaussons),
- les boxe française(s) : la savate), aujourd’hui dénommée « savate-BF », issue de l’ancienne « savate parisienne » et le Chauss'fight] ou pratique moderne de l’ancien « chausson marseillais ».:- le kick-boxing japonais ou K1 (kick-boxing avec coups de genou directs et frappe en coup de pied circulaire dans tout le membre inférieur)
- et enfin, trois superlatifs des boxes, où tout est permis ou presque, les boxes de l’Asie du Sud-Est : la boxe birmane (Lethwei), la boxe khmère (kun khmer ou boxe cambodgienne), la boxe thaïlandaise (muay-thaï) et boxe vietnamienne.
  • Boxe thaïlandaise : voir muay thai.
  • Boxe vietnamienne  : Dénommée « vo-tu-do » c'est-à-dire combat libre est une forme de boxe originaire du sud Viêt Nam. À l'origine pratiquée avec très peu de protection jusque dans les années 1970 au Viêtnam. Aujourd'hui, cette forme de compétition plein contact se pratique en France. Elle inclut les percussions pieds et poings. Les coups de genoux et de coudes sont autorisés au corps. De plus les projections sont particulièrement valorisées.

« J’ai voulu lui poivrer le museau avec un méchant jab du gauche, mais il m’a contré avec un vilain spinning back-kick qui m’a envoyé sur les roses. »

CModifier

  • Cadrage : appartient à la catégorie des stratégies notamment des manœuvres. A manœuvres. Technique destinée à l’empêcher de déborder, c’est-à-dire de s’échapper sur les côtés (on parle d’échappatoire et de dégagement lorsqu’il était enfermé). Le but de l’opération est de garder l’adversaire dans un secteur géographique favorable à une offensive ou de l’acculer aux cordes pour l’immobiliser.
- La procédure habituelle de cadrage est la suivante : presser l’opposant vers les cordes, puis recentrer ses écarts pour l’empêcher de s’échapper et le « travailler » (attaquer des cibles), ou le laisser déborder pour mieux le « cueillir » (notion de piège).
- Les moyens de pressing sont : les pas de progression et les coups (simulacres, menaces, intimidation, ruades…) dans l’axe direct.
- Les moyens de recentrage sont les pas de côté et les attaques effectuées latéralement (on dit « couper la route »). Ex. : amener l’opposant dans le coin en exerçant un pressing puis lui « couper la route » lors d’un dégagement pour éviter qu’il s’échappe sur les côtés afin de le travailler de près. Voir aussi immobilisation et placement de l’adversaire. Ci-dessous, un exemple de cadrage dans le coin d’un ring :
 
Après une amené dans le coin par pressing et cadrage, l’attaquant porte un swing lors d’un mouvement de corps de son adversaire
  • Cardio-kickboxing : abréviation « CKB ». Forme de pratique des années 1990, issue des États-Unis, et axée sur la condition physique et notamment le développement cardio-respiratoire. Il consiste à exécuter des techniques de boxe dans le vide, dans un ordre chorégraphié et en musique. Cette forme de pratique qui a pour racines l’entraînement de boxe en musique du milieu du XXe siècle a pris pour modèle les principes d’entraînement inspirés du « new age californien » et des activités de mise en forme de type « fitness ». Parmi les activités les plus connues du public outre-Atlantique et du continent européen on trouve : le Cardio-B.F[6] (né en France dans les années 1970 et appelé depuis les années 1990, Savate-forme), le cardio-lethwei (né dans les années 1970 aux États-Unis) et l’Aero kickboxing (créé dans les années 1980 aux États-Unis), le « cardio-boxe », le « body-combat », l’« énergie-full » (né en France dans les années 1990), le « karaté-forme », « yoseikan-forme » et bien d’autres. Ci-dessous, un exemple de coup de pied « à la lune » :
 
Un coup de pied de côté (ou latéral) ici en ligne haute
  • Casser la distance : appartient à la catégorie à la catégorie des stratégies notamment des manœuvres. Action qui consiste à se rapprocher de l’adversaire dans un but défensif ou offensif. Ce mode opératoire appartient au domaine de la neutralisation. En matière défensive, l’objectif peut être de réduire la capacité d’action à grande distance de l’adversaire. Ex. : venir oppresser et bousculer l’adversaire pour annihiler sa faculté à utiliser des coups d’arrêt. En matière offensive, l’objectif peut être de chercher à travailler de près (mi-distance ou corps à corps). Ex. : se rapprocher d’un adversaire dont la boxe au corps à corps n’est pas son point fort.
 
Sur une attaque adverse en coup de pied circulaire, (B) « casse la distance » avec une couverture latérale du bras
  • Chasser le coup : voir « déviation ». Un chassé est un geste de défense qui consiste à dévier le coup de sa trajectoire avec le gant ou l’avant-bras. « Chasser le coup » est une ancienne expression et elle est remplacée aujourd’hui par « dévier le coup ». Voir déviation de l'arme et parade en sports de combat.
  • Chauss'fight : Pratique moderne du « chausson marseillais », ancienne pratique de combat pratiquée dans les ports et dans les bateaux au XIXe siècle dans le sud de la France. Par "chauss" on entend "chaussure", et par "fight" on entend combat. C'est un sport de combat de percussion avec des chaussures. Les frappes avec la surface du tibia sont autorisées. Appellation créée et forme codifiée à Marseille en 2007.
  • Cheminée : chemin dessiné par la position dite de la garde dite « classique » c’est-à-dire les deux avant-bras dans l’axe vertical. Ci-dessous, un exemple :
 
Un coup de poing remontant (en anglais, uppercut) dans l’intervalle entre les deux avant-bras adverses ou « cheminée »
  • Cibles (corporelles) : registre autorisé de zones corporelles à toucher (en assaut) ou à frapper (en combat au K.O. system) pour marquer des points. En compétition, pour remporter la victoire, le but à atteindre dans les conditions définies par le règlement est de « toucher des cibles ». Sur les cibles au-dessus de la ceinture, certaines cibles sont à privilégier dans le combat au K.O. system : la tempe, la mâchoire, le plexus solaire, le creux épigastrique et le foie.
 
Cibles de la boxe anglaise, la boxe olympique et professionnelle
  • Combat : terme générique qualifiant plusieurs choses et notamment en boxe, l‘opposition codifiée avec gants, duel exécuté en compétition selon des règles uniformisés (synonyme de match). Il qualifie également la forme de pratique (sparring) qui consiste à s’opposer à l’entraînement suivant des conditions définies par l’entraîneur. Et surtout, il désigne toutes les formes de rencontres officielles sur un ring et plus particulièrement la formule dite au K.O. system (compétition institutionnalisée organisée par une fédération).
  • Combatique : « Ce courant de recherche a pour l’objet l’étude de l'acte d'opposition » (Delmas, 1973). La combatique constituée en discipline de recherche appartient au groupe des sciences du combat . Ces dernières sont nées dans les années 1970 dans l’intention de parfaire la connaissance des différentes pratiques d’opposition sur différents angles (historique, anthropologique, sociologique, psychologique, physiologique, etc.). Elles s’intéressent aux confrontations en tous genres, aussi bien aux conflits armés (domaine militaire), sociaux (domaine privé ou commercial) que ludiques (sports d’opposition - individuels ou collectifs, jeux de société et jeux vidéos).
Plus particulièrement pour les sports de combat et arts martiaux, la combatique rend compte des phénomènes observés dans les situations d’opposition. Elle se présente comme une science et élabore une connaissance fondamentale avec ses propres concepts et se détache de toute préoccupation pratique (technique).
On assiste depuis les années 1970, avec cette nouvelle discipline, à une sorte de révolution sur la manière de comprendre l’acte d’opposition. Pour situer la portée réelle de cette discipline, nous citerons un exemple de mémoire de recherche de 1978[7]. Il tente de cerner, dans le domaine des sports de combat, les actions offensives (nature et fonctionnement). L’observation de terrain, fait apparaître différentes classes d’actions que l’on qualifiera de « fonctionnelles » en rapport direct avec les variables et constances du comportement. L’auteur fait remarquer que la plupart du temps « (…) l’acte offensif s’analyse en matière de capacité à créer chez l’opposant un état d’ « incertitude[8] évènementielle » portant essentiellement sur les composantes anatomiques (« formes de corps », « armes » utilisées et « cibles » visées). Cette analyse « primaire », dit-il, de l’acte d’opposition à une incidence majeure dans l’enseignement sportif de fédérations françaises de sports de combat et arts martiaux. Hors, l’utilisation de ce modèle pour l’apprentissage engendre de nombreux comportements stéréotypés (sortes d’ « habitus » comportementaux qui nuisent à une authentique gestion de la confrontation). En effet, l’observation minutieuse de l’acte d’opposition, fait apparaître l’existence d’autres types de comportements en dehors de ceux relevant d’une création d’« incertitude » d’ordre anatomique. Plus exactement, on recense notamment des programmes liés à la « physiologie » des actions : actions indirectes, activités corollaires, etc. (…) dont les mécanismes s’appuient sur des stratégies pertinentes.
Du point de vue de son application pratique, la connaissance de ces données et leur exploitation amènent à une meilleure gestion de la confrontation (adaptation à l’adversaire et construction d’un jeu rationnel).
Cette « nouvelle sensibilité » n’est donc plus une opération passive, elle est une praxis qui débouche de nouvelles (et plus satisfaisantes) possibilités de jeu et capacités. Ci-dessous, un schéma sur l’objet de la combatique :



  • Combinaison de jeu : appartient à la catégorie des stratégies notamment des manœuvres. En anglais, « combination ». Désigne les enchaînements de coups et liaisons d’actions diverses réalisés dans le but de construire un jeu offensif voire contre-offensif afin atteindre des cibles adverses ou déséquilibrer l’opposant voire projeter l’opposant au sol.
L’apprentissage et l’entraînement permet de :
1. Intégrer des automatismes à vocation stratégique (oui, la boxe et les sports d’opposition ne sont pas un jeu de hasard). On travaille des combinaisons d’attaque, de contre-attaque et d’attaque dans l’attaque adverse. Ces dernières sont étudiées à l’entraînement à l’aide de « routines » (certains disent réaliser des gammes comme on joue d’un instrument que l’on appelle quelquefois « combo »), c’est-à-dire répéter des mini-enchaînements prédéterminés ou des schémas tactiques en réponse à des sollicitations particulières.
2. Intégrer des procédés de manœuvre de l’opposant utilisant les caractéristiques propres de l’adversaire et les actions adverses. Les combinaisons concernent la mise en place de procédures d’exploitation de l’activité adverse (utilisation de l’action et de la réaction adverse – principe « dit de l’action-réaction »).
- Ex.1 : enchaîner un uppercut puis un crochet en changeant la hauteur de frappe.
- Ex.2 : répondre par des crochets au corps après avoir esquivé des coups à la face.
On constate très souvent en compétition, que certaines liaisons d’actions ne sont pas toujours adaptées à la situation en présence parce que trop instinctives (on dit « stéréotypées »). Mais, ce défaut peut être gommé en travaillant sur l’adaptation de ces combinaisons au comportement adverse. Exemple ci-dessous :
1.   ⇒ 2.  
1. (B) dévie le coup de poing direct adverse (en anglais, « jab »)…
2. ...et riposte en coup de poing crocheté au corps (« hook punch »)
  • Compartiment de jeu : désigne une partie du jeu observable en situation d’opposition. Les compartiments de jeu correspondent à deux domaines principaux de maîtrise. D’une part, on distingue l’ offensive (attaque des cibles adverses et l’ attaque dans l’attaque adverse) et d’autre part, la contre-offensive (défense de ses propres cibles, neutralisation de l’action aderse et riposte). Dans chacun des compartiments, on peut observer différents types actions de nature différentes mais ayant le même objectif final, c’est-à-dire attaquer pour remporter la victoire ou défendre pour éviter de perdre la rencontre. Voir : « Activités principales de jeu ».
  • Configuration de l'opposition : désigne l’aspect général que revêt la confrontation. En sports de combat, elle décrit le caractère particulier de l’opposition en cours ; plus exactement la nature de la confrontation et les éléments constituants (équilibre des forces en présence, opposition de styles, antériorités entre les protagonistes, probabilité de scénarii, etc.).
  • Construction du jeu : appartient à la catégorie des Stratégie. En sports de combat, on dit d’un combattant qu’il « construit » lorsque celui-ci utilise certains procédés plus ou moins élaborés pour marquer des points ou finaliser le match (Dans les boxes sportives de compétition : « atteindre des cibles adverses » ou « déséquilibrer l’opposant » voire projeter l’opposant au sol). Cette manière de faire s’oppose à celle qui consiste à porter des attaques directes, donc trop voyantes, qui ne pourraient peut-être pas aboutir.
Formes et procédés de construction du jeu :
1. Utiliser les caractéristiques adverses (morphologie, latéralité et psychisme),
2. Utiliser l’activité adverse (exploiter les opportunités chez l’opposant, ses faiblesses physiques et son comportement, ses fautes techniques, sa posture/garde, ses positions dans l’espace, etc.),
3. Enchaîner des actions technicotactiques pour déstabiliser l’adversaire,
4. Manœuvrer l’opposant avec des techniques de tromperie/manipulation, pressing, etc.
Ci-dessous, deux exemples de construction :
- Exemple n°1 : contre-attaque (riposte)
1.   ⇒ 2.  
1. (A) appâte le coup de pied circulaire en ligne haute (en anglais, « high kick »)…
2. ...et riposte en coup de pied circulaire direct du membre arrière en ligne moyenne (en anglais, « middle kick »)
- Exemple n°2 : contre
1.   ⇒ 2.  
1. Observation : (B) est un attentiste. Il appâte le coup de poing direct du bras avant (jab) en créant une ouverture sur sa poitrine…
2. Décision tactique :…au moment du déclenchement de l’offensive adverse, (B) attaque dans l’attaque adverse en coup de pied direct (front kick) de type « fouetté » sur le tronc
  • Contre (coup de…) [9] : voir « attaque dans l’attaque adverse (AdA) ». Action de contre-offensive déclenchée pendant l’attaque adverse. Ce procédé d’ « initiative sur initiative » requiert des facultés d’anticipation et d’automatisme ainsi qu’une grande vitesse d’exécution. Le contre peut intervenir : 1/ au démarrage de l’attaque adverse, 2/ pendant l’offensive adverse et avant qu’elle aboutisse, 3/ sur le retour de l’attaque adverse (ici se confondant avec une riposte précoce). Un exemple, le coup de poing direct de contre (en anglais, cross-counter) qui croise un coup adverse au même instant. À l’entraînement l’apprentissage de cette habileté s’appelle la « leçon de contres » où les attaques adverses sont annoncées à l’avance. Ci-dessous, deux exemples de contre :
 
Attaque dans l’attaque adverse (contre) en coup de poing direct du bras avant (en anglais, « jab ») au corps lors d’une attaque en en anglais, « cross » à la face
 
Attaque dans l’attaque adverse (contre) en coup de poing direct du bras arrière (cross) à la face lors d’une attaque en coup de pied circulaire en ligne basse
  • Contre-attaque : voir riposte.
  • Contre-offensive : « offensive répondant à une offensive de l’adversaire » (Petit Larousse de 2000). Notion à ne pas assimiler exclusivement avec celle de contre-attaque, car « contre-attaquer c’est passer de la défensive à l’offensive » (Petit Larousse de 2000). D’autre part, effectuer une action contre-offensive ne s’arrête pas à défendre (notamment à défendre « passivement ») mais c’est adopter un statut d’attaquant (d’initiative et donc d’anticipation).
    Dans les manifestations de la « contre-offensive », nous trouvons les actions offensives qui interviennent pendant ou après l’attaque adverse ; auxquelles on peut rajouter celles qui interviennent juste avant l’offensive adverse. Elles ont pour but soit d’annihiler l’offensive adverse soit d’utiliser l’attaque adverse à son propre avantage. Ci-dessous, deux exemples de contre-offensive :
 
(B) est venu se « coller » contre l’opposant (neutraliser) pour l’empêcher l’opposant de s’exprimer en coups longs
 
(A) contrôle la cuisse adverse avec son membre inférieur pour l’empêcher l’opposant de porter des coups de genou
 
Lors d'un déclenchement d'attaque, (B) porte un coup de pied latéral en technique d'arrêt
  • Contre-prise : technique de préhension qui utilise le principe tactique du contre au corps à corps consistant à utiliser l’attaque adverse à son avantage. Elle est quelquefois liée à une action de surpassement. Ex. : (A) porte une technique de projection de hanche et (B) surpasse la prise, au moment de l’attaque adverse, pour placer une projection de hanche du même côté.
 
Lors d'un tentative de saisie de son cou, (A) s’abaisse pour esquiver et saisie les cuisses adverses pour porter une projection dite « par ramassage des jambes »
  • Corps-à-corps : terminologie des sports de combat. En abrégé, « CaC » (Delmas, 1975) et en anglais « clinch ». Situation d’opposition où les deux protagonistes se retrouvent au contact l’un de l’autre. Certains combattants excellent dans cette forme d’opposition sachant utiliser la force de leur buste, leur charge pondérale et leurs « ficelles » pour manœuvrer leurs adversaires. Certaines compétences de l’opposition de très près sont totalement différentes de celles de la grande distance. Parmi, les habiletés à défendre et à attaquer lors du corps-à-corps on trouve : contrôler le corps adverse pour défendre (neutraliser les actions futures, verrouiller les armes adverses), contrôler le corps adverse pour se créer une ouverture (c’est-à-dire une opportunité de cible à atteindre ou de projection, etc.), bloquer et accompagner les coups de près, s’évader d’un emprisonnement, etc. Voir également, accrochage. Exemple de situation de corps-à-corps :
 
(A) au corps-à-corps, à partir d’une saisie du cou adverse, porte un coup de genou remontant (en anglais, « diagonal knee strike »)
  • Couloir direct d’affrontement : voir à « axe direct d’affrontement ».
  • Coup de coude : en anglais, « elbow ». Attaque avec la surface du coude ou les parties dures de l’avant-bras (radius et cubitus).
On dénombre les techniques usuelles suivantes :
1/ coup circulaire (« horizontal elbow »),

« spin elbow strike »

2/ coup remontant verticalement (« rising elbow strike » ou « uppercut elbow »)
3/ coup descendant verticalement - écrasant (« elbow shop » ou « downward elbow strike » ou « drop elbow strike »)
Techniques moins usuelles :
1/ coup direct – pénétrant (en anglais, « straight elbow thrust » ou « forward elbow thrust »),
2/ coup semi-circulaire (« semicircular elbow strike ») - descendant (« diagonal downward elbow »),
3/ coup semi-circulaire (« semicircular elbow strike ») - remontant (« elbow slash »)
4/ coup de revers (« reverse horizontal elbow »),

Certains de ces coups peuvent adopter différents types de trajectoires, de placement de hanche et être réalisés avec des surfaces de frappe variées sur différentes cibles. Pour quelques-uns, ils peuvent être, retournés (en anglais, « spinning »), sautés (en anglais, « jumping »), donnés des deux bras (doubles, en anglais, « double elbow chop »), portés en « marche d’escalier » ou à effets combinés. Ex. : Coup de coude écrasant sauté (en anglais, « jumping elbow strike »). Les coups de coude peuvent combinés avec les techniques de poing et notamment enchaînés en « cascade » (ce qui est souvent le cas en boxe birmane).

 
Lors d'une avancée adverse, (A) porte un coup de coude descendant verticalement (« elbow shop »)
  • Coup de genou : en anglais, « knee ». Attaque avec la surface dure du genou. On trouve huit techniques principales : 1/ coup de face (ou coup dit « direct »), 2/ coup de côté, 3/ coup circulaire, 4/ coup semi-circulaire remontant (en diagonale), 5/ coup semi-circulaire descendant (plongeant), 6/ coup remontant, 7/ coup en croissant interne et, 8/ coup en croissant externe. Certains de ces coups peuvent adopter différents types de trajectoires, de placement de hanche et être réalisés avec des surfaces de frappe variées sur différentes cibles. Certains de ses coups de genou peuvent être retournés (spinning), sautés (jumping), volants (flying), donnés des deux jambes (doubles), en marche d’escalier et à effets combinés. Ex. : coup de genou en croissant externe à la fois retourné et sauté.
 
Lors d'une avancée adverse, (A) porte un coup de genou direct avec une saisie du cou ici en technique d'arrêt
  • Coup de pied : en anglais, « kick ». Attaque avec le membre inférieur et notamment les parties dures du tibia et du pied. On parle également de techniques de jambes. On dénombre neuf techniques principales : 1/ coup de face ou « direct » (front kick), 2/ coup de côté ou latéral (en anglais, « side kick »), 3/ coup circulaire (en anglais, « round kick » ou « roundhouse kick »), 4/coup de pied semi-circulaire (en anglais, « semi circular kick ») ou en diagonale, 5/ coup de pied crocheté (en anglais, « hook kick ») ou coup de talon (en anglais, « heel kick »), 6/ coup écrasant (coup de pied retombant (en anglais, « hammer kick »), 7/ coup dit « en croissant » (en anglais, « crescent kick »), 8/ coup en arrière (back kick) 9/ et coup de balayage (sweeping). Certains de ces coups peuvent adopter différents types de trajectoires, différents placements de hanche et être réalisés avec des surfaces de frappe variées sur différentes. Nombreux de ses coups de pied peuvent être tournants, retournés (en anglais, « spinning » ou « turning »), sautés (« jumping »), volants (« flying »), donnés des deux jambes (doubles), en marche d’escalier et à effets combinés (certains peuvent être à la fois sauté et retourné). Exemple de coups de pied en sautant : le coup de pied de face sauté (en anglais, « flying front kick ») et le coup de pied circulaire sauté (« flying roundhouse kick »). Ci-dessous un coup de pied en kick-boxing :
 
(A) porte un coup de pied de côté et sauté (ou coup de pied latéral dit volant)
  • Coup de poing : en anglais, « punch ». Attaque avec le poing fermé.

En pratique, on trouve quatre techniques principales : 1/ coup direct (en anglais, « straight punch »), 2/ crochet ou coup circulaire (« hook punch ») et Coup de poing balancé (« swing »), 3/ coup remontant (en anglais, « uppercut »), et 4/ coup descendant (« overcut » ou « drop »). Certains de ces coups peuvent être délivrés avec des orientations du corps différentes de la technique de base ainsi qu’emprunter des trajectoires différentes. Pour délivrer les techniques de poing, nous trouvons : deux formes principales de trajectoire (rectiligne et curviligne), une seule surface de frappe (l’avant du poing). Cinq techniques usuelles de poing sont répertoriées : 1/ de forme pistonnée longue (direct long), 2/ de forme circulaire (coup de poing crocheté de près ou dit « court » - en français, « crochet ») et coup de poing balancé (en anglais, « swing »), 3/ de forme circulaire remontante (« uppercut »), 4/ de forme circulaire descendante (« overcut » ou « drop ») et, 5/ de forme pistonnée courte (direct court).

 
Sur une progression adverse, (A) porte un coup de poing direct du bras arrière (en anglais, « cross »)
  • Coup de tête : en anglais, « head ». Percussion avec les parties dures du crâne et notamment le haut du front. Les cibles visées sont le plus souvent la poitrine et l’abdomen. Au corps à corps, elle est une arme redoutable. En Asie du Sud-Est, dans certaines boxes traditionnelles, elle est utilisée notamment en boxe birmane. Ci-dessous, un exemple de gestuelle contre-offensive en boxe birmane :
 
(A) porte une attaque dans l’attaque adverse à l’aide d’un coup de tête direct de type « sanglier » ici lors d'une attaque d’un coup de poing direct adverse (en birman, « pyon latt di »)
  • Coup tournant : ou « technique en tournant sur soi-même ». Les anglophones parlent de « turning » et de « spinning ». Geste de frappe utilisant une rotation sur un appui (pivot) pour délivrer un coup ou une projection. Ces techniques s’exécutent dans les deux sens de rotation :
- À l’endroit, c’est-à-dire la rotation effectuée la poitrine en premier. Ex. : pour le coup de pied circulaire avec un pivotement sur l’appui principal (en anglais, « roundhouse-kick ») ;
- À l’envers c’est-à-dire le dos en premier (appelé également « technique retournée »).
On trouve des techniques de bras (coup de poing ou coup de coude retourné), des techniques de jambe (coup de pied et des coups de genou retourné) et même des techniques de tête et d’épaule pour les boxes ancestrales. Ex. : le coup de poing en revers retourné (en anglais, « spinning back-fist »). Technique interdite en compétition de la série des amateurs, cela pour sa dangerosité (en Europe, notamment dans la plupart des boxes pieds-poings). Exemple ci-dessous de technique tournante :
 
(A) porte une attaque dans l’attaque adverse avec un balayage retourné lors d’une attaque d’un coup de pied en ligne haute
  • Couverture : « se couvrir » c’est se garantir de l’attaque adverse à l’aide d’une protection avec le gant et le bras (appelée couverture de la cible). La couverture n’est pas qu’une activité défensive mais effectuée à titre préventif dans sa propre offensive (notion de mise en sécurité), ce qui évitera dans ce dernier cas de prendre un coup de contre (c’est-à-dire, une attaque dans l’attaque adverse, AdA). On parle d’engagement « couvert » ou a contrario de se découvrir en attaquant ; et on entend très souvent, au bord des ring de la part du coach, l‘expression : « monte ta garde ! ». Exemple ci-dessous :
 
(A) protège la cible visée avec son avant-bras et gant sur une attaque en coup de pied en bâton (en anglais, « stick kick »)
  • Crochetage : technique de saisie destinée à immobiliser un membre de l'adversaire soit pour le verrouiller soit pour le déséquilibrer. Appelé également une « liane » en lutte sportive au corps-à-corps.
 
(A) tente un déséquilibre par une « technique dite de crochetage de la jambe par l’intérieur » (projection avec un point de bascule à partir de l’appui principal)
  • Cross-counter : (Ang.) littéralement « contre croisé ». Coup de poing direct et plongeant porté en contre c’est-à-dire une attaque dans l‘attaque adverse. C’est un coup magistral d’anticipation donné en général sur une attaque en direct du bras avant de l’adversaire et qui croise la trajectoire du coup adverse.
 
(B) porte une attaque dans l’attaque (coup de contre, en anglais, « cross-counter ») sur une attaque adverse en coup de poing direct

DModifier

  • Défense : ensemble des comportements destinés à faire échec à l’offensive adverse. Se garantir contre les attaques adverses se présente comme un des trois objectifs principaux à atteindre dans les sports de combat de percussion à côté d’attaquer les cibles adverses et d’utiliser l’action adverse à son propre avantage. Elle se résume par un ensemble d’actions destiné à faire échec à l’offensive adverse, comprenant les blocages de coups, les déviations de coups, les esquives de coups et les déplacements (mobilité pour ne pas être atteint). On peut rajouter, pour certaines boxes pieds-poings, la défense contre la tentative de projection de l'adversaire.
On distingue plusieurs objectifs de défense :
- La simple mise en sécurité de ses propres cibles, quelquefois réalisée en urgence (dite défense passive : couverture neutre, blocage neutre, etc.) ;
- La réalisation d’actions destinées à utiliser l’activité adverse à son avantage (appelée par certains auteurs, défense active).
En termes de « défense active » on trouve :
- le blocage déviant ou la parade chassée dans le but de déséquilibrer, le blocage absorbant, l’esquive - pour ces trois formes liés à des ripostes simultanées ;
- puis le coup d’arrêt suivi également de ripostes ;
- la mise en difficulté de réalisations offensives adverses (par le raccourcissement ou l’augmentation de la distance, par le verrouillage des armes adverses, par une déstabilisation à base de techniques de menace, de leurre, etc.).
Ces deux derniers objectifs nécessitent des qualités d’initiative, d’anticipation et d’à-propos. Pour dépasser un cliché qui dit "la meilleure défense, c'est l'attaque", on dira : Le but à atteindre serait d’être capable de défendre et de contre-attaquer (riposter) dans toutes les positions avec le moindre risque.
On distingue trois catégories de défense :
- la défense dite « classique » ayant pour but d’annihiler l’action adverse (ex. : « couverture », parade bloquée, parade opposition...) ;
- la défense dite « active » favorisant l’utilisation de l’action adverse (ex. : absorption de choc, coup d’arrêt, parade-chassée ou déviation, dégagement) ;
- et la neutralisation ou activité d’anticipation ayant pour but d’empêcher le déclenchement de l’offensive adverse.
Exemple ci-dessous :
 
Sur une attaque en coup de poing direct du bras avant (en anglais, « jab »), (A) protège son visage avec une couverture des deux gants


  • Défense active : se dit d’une activité évitant de subir l’offensive adverse et ayant pour but d’utiliser l’action offensive adverse à son propre avantage. A contrario d’une défense dite classique se contentant tout bonnement de défendre. Selon le proverbe : « la meilleure défense c’est l’attaque ». Exemple ci-dessous :
 
(A) pour stopper la progression adverse, porte un coup de poing direct (coup d’arrêt ici en « jab »)
  • Dégagement : appartient à la catégorie des défenses. Action défensive consistant à quitter une zone géographique à risque ou un corps à corps afin d’éviter une activité adverse dangereuse. Le changement de place est destiné à se dépêtrer d’une situation d’immobilisation (de fixation) provoquée par l’adversaire (soit un corps à corps, un accrochage, un emprisonnement dans un coin ou sur les cordes, etc.). Le plus souvent le dégagement est réalisé avec un pas de côté combiné à une action de bras. Cette habileté appartient à un ensemble appelé « techniques d’évasion » (échappé, délivrance, glissement, etc.).
 
(B) amené dans le coin sur un pressing, s’accroche à l’opposant et le fais tourner par une action de bras pour se dégager de son emprisonnement
  • Désaxage : en anglais, « slipping », est un décentrage du buste hors de l’axe direct d’affrontement sans déplacement des appuis. On parle le plus souvent de désaxage oblique. Cette activité est nécessaire pour éviter d’être touché lors d’une offensive ou lors d’une contre-offensive (riposte ou attaque dans l’attaque adverse).
 
(B) lors d’un jab, dans la même action désaxe son tronc vers l’extérieur et porte une attaque dans l’attaque adverse (contre) en coup de poing au corps
  • Déséquilibre (action de…) : activité destinée à faire perdre la stabilité voire à projeter l’adversaire. Différentes actions de base coexistent : l’allègement, le balayage de l’appui, la poussée, le soulevé, le tassé, le tiré, la torsion, etc. Exemple de déséquilibre de l’opposant :
 
(A) porte une « technique dite de crochetage de la jambe par l’extérieur » (projection avec un point de bascule à partir de l’appui principal)
  • Déstabilisation : déstabiliser signifie perturber la construction du jeu adverse par le biais de manœuvres diverses. Cela dans le but de mieux construire son jeu personnel et d’utiliser le comportement adverse à son propre avantage. Pour vaincre l’adversaire, il est possible d’utiliser la démarche suivante : créer un rapport de force favorable qui passe l’établissement d’un contrôle adverse et par l’initiative d’action. Exemple ci-dessous :
 
(A) empêche la progression avant et la construction du jeu, ici avec un contrôle sur la cuisse avant à l’aide d’un coup de pied direct de type « pistonné » (« push kick »)
  • Déviation[10] appartient à la catégorie des défenses. On parle également de « parade déviante » ou « parade chassée » ou de « blocage déviant ». Se dit d’une action défensive destinée à détourner l’arme adverse de sa trajectoire. Elle présente l’avantage de créer une ouverture dans la défense adverse voire de provoquer un déséquilibre corporel. Action à ne pas confondre avec le battement qui est une action similaire mais à but offensif (trouver une ouverture).
 
(B) à l’aide d’un mouvement de bras et avec le gant dévie le coup de poing direct du bras avant adverse (en anglais, « jab »)
 
(A) à l’aide d’un mouvement de bras et avec le gant dévie le coup de pied circulaire adverse (« roundhouse kick »)

EModifier

  • Enchaînement d’actions : c’est lier des actions en attaque et également en défense. En boxe et sports de combat, enchaîner c’est lier plusieurs coups ou actions à la suite. Lier des techniques permet de trouver des ouvertures car elles ont pour effet de créer de l’incertitude défensive chez l’opposant (cela déborde l’adversaire). Les enchaînements peuvent être constitués de séries des deux mains ou de gestes redoublés du même bras. Les coups peuvent être variés, sur des hauteurs et des cibles différentes. Ex. : enchaîner jab puis un crochet long du bras avant avec gain de distance entre les deux gestes peut permettre de trouver une ouverture sur une « porte » latérale. Voir aussi : « combinaison de jeu » et « routine ».
  • Esquive : appartient à la catégorie des défenses. Appelé également « dérobement » ou « évitement ». Déplacement (retrait) de tout ou d’une partie du corps pour éviter d’être atteint par le coup adverse. Elle est l’apanage des boxeurs expérimentés et la forme de défense par excellence, permettant des ripostes par des coups puissants. On trouve six types usuels d’esquive : la flexion latérale (inclinaison du tronc ou désaxage), l’esquive en torsion (retrait par rotation du tronc et extension dorsale), l’esquive par-dessous (verticale ou rotative), le retrait de buste en arrière (par extension dorsale, le pas de côté (décalage, en anglais, « side step ») et le pas de retrait (déplacement en arrière, en anglais, « back step »). Exemples ci-dessous de dérobements :
 
(A) effectue un retrait en arrière du buste avec protection de l’épaule et du gant, sur l’attaque adverse en coup de poing direct du bras arrière (en anglais, « cross »)
 
Lors d’un attaque en coup de poing circulaire (en anglais, « hook »), (B) esquive par le biais d’un retrait de buste en arrière
  • Exploitation de l’action adverse[11] : se définit comme la capacité à utiliser le comportement adverse à son avantage. Elle appartient le plus souvent à des boxeurs expérimentés. C’est une des intentions de jeu à développer prioritairement à l’entraînement à côté de deux autres : « imposer son propre jeu à l’adversaire » et « s’adapter à l’adversaire ». Elle requiert des fortes qualités de prise d’information (vista) et d’adaptation à la situation en présence (choix de réponse, timing, à-propos, etc.).

FModifier

  • Façon de combattre : manière de faire propre à chaque individu et que l’on peut rapporter à des classes de « comportement-type ». Elle est propre à son tempérament, à son potentiel physique ou à ce qui lui a été enseigné par son école de boxe. Ainsi, on distingue : l’attentiste du fonceur et le technicien du frappeur, mais ce classement ne s’arrête pas là. On recense différents caractères variables pour chaque « typologie ». Par exemple, chez les styles « techniques » : boxer en coups longs, en coups d’arrêt, en coups de contre. Chez les styles physiques: faire le forcing, boxer en crochets puissants « à la godille », chercher le corps à corps, chercher le coup dur. Lorsqu’un combattant utilise sa façon habituelle de boxer (son style habituel), on dit qu’il est sur son « registre » ; cela à la manière d’un musicien qui répète ses gammes préférées. D’autre part, ce qui est appréciable dans un combat c’est l’opposition de styles. Exemples ci-dessous d’une manière à organiser des actions tactiques :
 
Tactique de manœuvre : (B) utilise le coup de poing direct du bras avant (en anglais, « jab ») pour gêner la construction du jeu adverse et la progression vers l’avant de son opposant
 
Tactique d’adaptation : (B) utilise les attaques en coup de poing direct adverses pour placer des attaque dans l’attaque adverse contre ici en coup de pied latéral (« side kick) »
  • Fauchage (Technique de…) : technique de projection consistant à supprimer l’appui au sol à l’aide, soit d’un geste de projection (dit de faucheur) soit d’un coup de pied de frappe. Généralement un fauchage se réalise au niveau de la cuisse adverse, mais il peut être réalisé plus bas sur la jambe ou plus haut sur la hanche. Ce geste est à différencier d’un geste qui a le même but, le balayage, qui lui se réalise plus bas (sur le pied ou le bas de la jambe - mollet). Exemple de fauchage de la jambe d’appui :
 
(B) après une saisie du membre inférieur, porte un coup de pied circulaire de déséquilibre sur la jambe d'appui adverse (fauchage)
  • Feinte : aussi « fausse-attaque ». Mouvement offensif, semblable à une attaque, destiné à déjouer les gestes de défense de l’adversaire afin de créer des ouvertures (sorte d’invitation à défendre). Ce simulacre d’action offensive permet de tirer parti d’une réaction adverse pour placer une attaque différée. C’est donc une « fausse information » donnée à l’adversaire dans le but de le tromper (ruse) ou de le surprendre suivi par une action offensive en réponse.
On trouve deux catégories de feintes :
- La feinte programmée : ce comportement consiste à mimer le premier coup afin d’atteindre au second coup une cible censée s’être découverte. C’est donc un ensemble de deux coups indissociables et rapidement réalisable. Dans ce procédé le feinteur s’attend à ce que l’adversaire réagisse comme prévu contrairement à la seconde catégorie ci-dessous. Dans certaines écoles de boxe, on apprend différents types de feintes standards (Ex. : le un-deux) ;
- La feinte adaptative : dans ce second procédé après avoir mimé le premier coup, le feinteur guette l’ouverture sans savoir au préalable où elle se produira. Certains athlètes construisent leur boxe sur cette façon d’agir, on dit d’eux que ce sont des « opportunistes ».
Il existe différentes formes de feintes : feinte de corps, de déplacement, de l’arme (de coup), de cible, etc. Voir aussi, « manœuvre » et « stratégie ».
Exemple de feinte « dite de l’arme » :
1.   ⇒ 2.  
1. (A) porte une fausse-attaque en crochet à la face pour faire réagir son adversaire en retrait de buste (simulacre)…
2. ...et enchaîne en coup de coude en revers du même bras lors du retour du buste de l’opposant
  • Forcing : voir pressing.
  • Full-contact : abréviation « FC ». Aussi « full contact karate » et « american kickboxing ». Forme de boxe américaine sans coups de pied bas (en anglais, « low kick »). Aux États-Unis, certains situent la naissance du kick-boxing, le à Long-Beach (Californie), quand Lee Faulkner organisa une rencontre sur ring au K.O., opposant Joe Lewis à Greg Baines, combat de Full-contact Karate appelé American Kickboxing par un journaliste. Enfin, une autre hypothèse semble faire l’unanimité. Au milieu des années 1970, certains karatékas de haut niveau, décidèrent d’apporter la dose de contact qui manquait à leur discipline de compétition. C’est ainsi que commença la « révolution » du karaté américain. Ils procédèrent à des essais de nouvelles formes de combat. D’abord l’idée de l’ « open », satisfaisait les exigences de tous les adeptes des arts martiaux, où les pratiquants portaient des protections en matériau expansé, ce qui leur permettaient de toucher un peu plus l’adversaire et sans que le K.O. soit permis. Ainsi on parla d’un « american karate », en fait, il s’agissait d’un « karaté aux points » (karaté de type escrime olympique à la touche contrôlée, appelé plus tard en Europe, « semi-contact »).
Mais ces grands tournois de « point-fighting » (de type règlement d’escrime et à la “touchette“ c’est-à-dire, à la touche très légère) ne satisfaisaient pas tout le monde, il fallait une raison, bien plus importante pour attirer les sponsors et la télévision : le « K.O.system » (les Américains n’appréciaient pas les simulacres de combat). C’est pour ces raisons que naquit le « Full contact Karate » le à Los Angeles (Californie) lors d’une soirée historique réunissant 12 000 spectateurs. Ce fut le premier championnat du monde de la P.K.A. (Professional Karate Association) sur tatami.
Le 1er héros du full-contact karate fut le très célèbre karatéka Joe Lewis qui disputa le premier match de « karaté » avec des gants de boxe. Un nouveau style de combat était né. Lentement, cette forme sportive se structura, des rencontres s’organisèrent un peu partout et Howard Hanson, célèbre organisateur et ceinture noire de karaté shorin-ryu, eut l’idée d’organiser les combats sur un ring plutôt que sur un tatami. Il fallait une fédération pour régir ce nouveau sport, la première fut la « Professional Karate Association » (PKA) fondée par Mike Anderson et les époux Don et Judy Quine. Cette fédération avait pour objectif de coordonner et de promouvoir cette discipline au niveau professionnel dans le monde entier. Mike Anderson à cette époque dirigeait la revue « Professional karate magazine » et organisait la « Top ten national » à l’issue de laquelle des sommes importantes étaient distribuées aux vainqueurs. Cette forme de compétition a été introduite en France par Dominique Valera (célèbre karatéka français) à la fin des années 1970, sous le nom de « full-contact », appelée plus tard « boxe américaine » suivant des directives ministérielles. Exemple de fauchage de la jambe d’appui :
 
(A) effectue un retrait de buste sur un attaque en coup de pied circulaire en ligne haute (en anglais, « hight kick »)
  • Fulleur : désigne, en France depuis la fin des années 1990, un pratiquant de full-contact. Cette façon de dire nous semble très inappropriée notamment car elle ne correspond à aucune dénomination et convention internationale.

GModifier

  • Garde : aussi attitude de combat. Lorsqu’on parle de « garde », on pense souvent à la position des bras pour se protéger. Mais bien plus que cela, elle désigne une organisation corporelle permettant au combattant de se préparer à défendre et d’autre part à passer à l’offensive, cela dans une configuration qui lui offre un maximum de sécurité et d’efficacité. Différentes positions permettent de faire face à un adversaire avant et pendant l’engagement et sont appelées à défaut « garde ». Comme son nom l’indique, « être sur ses gardes » c’est se mettre en alerte permanente et adopter une position favorable pour réagir. De nombreuses attitudes de garde existent : garde trois-quarts de face, de profil, garde inversée, garde haute, garde basse, garde avancée, garde ramassée, etc. Certes, il très important « d’être gardé » (hermétique), mais il faut également adopter une attitude qui permettre d’agir et de réagir rapidement et avec efficacité (donc adopter une posture efficace). A contrario un boxeur n’adoptant pas d’attitude définie où ayant les bras « en bas » est dit « non gardé ». D’ailleurs, certains boxeurs font ce choix dans la perspective de construire leur jeu sur la base de contre-informations (tromperies). Exemple de type de garde :
 
Posture de trois-quarts de face, avec une répartition de poids égal sur les deux appuis, et attitude dite de garde rentrée (gants près de visage et bras près du tronc)
  • Gestion de la confrontation : aussi « gestion du jeu ». Compétence de l’athlète dans les différentes phases de l’opposition, de réaliser des actions de construction du jeu et d’adaptation à l’adversaire (recueil d’observation), prise de décision, conduite de l’opposition, manœuvre de l’opposant, etc. Elles mettent en action un ensemble d’habiletés (recueil d’information, prise de décision, etc.) compte tenu du but du jeu (en boxe, marquer des points en atteignant des cibles ou en faisant abandonner l’opposant). Elle correspond aux intentions de jeu suivantes : « ne pas subir l’activité adverse » et « marquer des points ». Deux classes d’opérations se présentent :
1/ La conduite du jeu (assurer la gestion du rapport de forces en prenant en compte la somme des éventualités de match qui vont se présenter et réagir en s’adaptant à l’activité adverse),
2/ et la construction du jeu (manœuvrer l’adversaire et exploiter son jeu).
Il en est de même pour l’équipe de coin qui a un rôle déterminant dans la gestion du combat. Voir aussi à « organisation du jeu ».


HModifier

  • Hauteur de frappe (d’attaque) : voir « ligne ».
  • Haymaker : technique de coups de poing liés (l'un dans l'autre) infligée au niveau de la tête. Cette technique est interdite dans tous les sports de combat et dans toutes les boxes aujourd’hui.

IModifier

  • Incertitude événementielle : caractère de ce qui ne peut être déterminé, connu à l’avance. Dans les sports de combat, l’incertitude donne une indication sur le caractère imprévisible du comportement adverse. À l’encontre de ce qui peut être incertain, on peut spéculer sur des actions probables de l’adversaire (notion de probabilités). Elle est calculée compte tenu des habitudes comportementales adverses (quantités d’actions dont l’adversaire peut faire preuve – plus concrètement, c’est le répertoire de gestes, de techniques et de stratégies dont il peut éventuellement faire usage). Cela va permettre de mettre en place un plan d’action, qui rendra moins difficile la gestion du jeu.

KModifier

  • Kickboxeur : et autre graphie, "kick-boxeur". Désigne un pratiquant de kick-boxing.
  • Kick-boxing : abréviation « KB ». Terme générique qui peut se traduire par boxe pieds-poings (to kick : « donner un coup de pied » et « boxing », bien sûr, relatif à l’action de délivrer des coups de poing). Cette boxe pieds-poings a été popularisée au Japon dans les années 1960 et aux États-Unis dans les années 1970. Elle tient ses origines de nombreuses pratiques de combat, entre autres de la boxe birmane (bando lethwei) codifiée au XIe siècle, de la Boxe thaïlandaise (muaythaï) développée au XVe siècle et de nombreux arts martiaux d’Extrême-Orient (karaté, taekwondo, kempo, etc.). Les premiers combats modernes eurent lieu au Japon dans les années 1950 et début des années 1960, aux États-Unis sous l’égide de la fédération américaine de bando. Mais actuellement le terme Kickboxing est une appellation générique qui s’applique à de nombreuses pratiques modernes de combat. Le règlement sportif de chacun des kick-boxing(s) diffère d’une fédération internationale à une autre : boxe « avec » ou « sans » coups de genou, « avec » ou « sans » saisie et « avec » ou « sans » projections.
En compétition, les jeunes et les adultes novices sont équipés de nombreuses protections : casque, plastron, jambières et chaussons en mousse, et les combats s’effectuent avec un contrôle absolu des techniques.
Pour les adultes, il existe deux types d’opposition sportive : l’assaut de « Light-contact » et le combat de « plein-contact » (K.O. system). Cette dernière forme sportive est réservée à des pratiquants expérimentés qui se rencontrent avec un nombre limité de protections voire, pour les élites, sans aucune protection.
Contrairement à des idées reçues, le kickboxing n’est pas plus violent que les autres pratiques pugilistiques. Effectivement, le règlement interdit certaines techniques dangereuses (frappe dans le cou, le dos, les articulations et les centres vitaux).
Le terme « kick-boxing », outre-Atlantique, est une appellation générique pour l’ensemble des pratiques de percussion utilisant les techniques de jambes. En France, l’activité kick-boxing, dans la plupart des clubs de boxe avec les pieds et les poings, est devenue une discipline à part entière. Exemple de technique de jambe :
 
(B) effectue un coup de pied crocheté en ligne haute, en kick-boxing
  • Kick-boxing américain : en tant qu’activité moderne le terme « kick-boxing » désigne un sport de combat de percussion se pratiquant sur ring. Dans les années 1960, aux États-Unis l’engouement pour le karaté japonais ainsi que pour les autres arts martiaux (kempo, kung-fu, Taekwondo (karaté coréen), etc.) et la volonté de certains médias font évoluer les choses. Différents styles de pratiques martiales développèrent des formes de contact variées. De nombreux champions désireux de faire connaître la diversité de leurs techniques, contribuèrent à leur évolution. Des tournois étaient organisés par des styles de combat divers ; comme l’United States National Karate Championship de Jhoon Rhee, la Bataille d’Atlanta d’Ed Parker, et dès 1963 les opens sur ring de bando kickboxing (forme héritière de l’ancestrale boxe birmane). D’autres tournois importants comme le Mas Oyama All Worth America Championship (karaté kyokushinkaï au K.O.) ont changé les traditionnels tournois de karaté jusqu’alors organisés sans contact. Également, l’idée de Bruce Lee (célèbre acteur de cinéma, au milieu des années 1970) et Jhoon Rhee (professeur d’Alan Steen, de Jeff Smith et de Gordon Franks) de combattre avec protections et gants, a ouvert une nouvelle voie pour tous les amateurs de « combat réel ». À l’origine le kick-boxing américain est un règlement de compétition, permettant aux compétiteurs des différentes pratiques martiales de se rencontrer dans un certain type de confrontation (à l’origine celui de la fédération mondiale WKA – World Karate Association). Il s’est tellement répandu, qu’il est devenu l’une des formes de sport de combat inspirée des arts martiaux la plus pratiquée au monde.
  • Kick-boxing japonais  : en anglais, « oriental kick-boxing ». Pour certains, le terme kick-boxing aurait été inventé, au Japon, dans les années 1950 par des karatékas ayant besoin de se confronter. Un des pratiquants de kick-boxing de l’époque est l’étudiant en langues orientales, le birman Maung Gyi, élève également du grand expert de karaté Gogen Yamaguchi dit « Le chat ». Maug Gyi combat au Japon sous différents noms et fait connaître la boxe birmane ou lethwei à l’occasion des tournois de kick-boxing japonais. Pour d’autres, le kick-boxing aurait été inventé, après les jeux olympiques de 1964, par le promoteur de combats Osamu Noguchi, pour désigner une version japonaise du muay-thaï. Celui-ci en voyage d’étude dans les pays du sud-est asiatique s’inspira de ce qu’il voyait sur les rings thaïlandais. Peu de temps après, grâce à l’enthousiasme de Kenji Kurosaki adepte de kyokushinkai (forme de karaté autorisant les contacts) naissait le kick-boxing japonais (une boxe où le règlement permettait de frapper à coups de pied, de poing, de genou et de coude, agrémenté de certaines projections de judo). Le succès fut immédiat. Après avoir créé son propre style de combat, Kenji Kurosaki mit en place un célèbre camp d’entraînement, en 1969, le Méjiro-Gym de Tokyo. Il eut pour élèves des pratiquants renommés comme Akio Fujihira, Toshio Tabata, Yoshiji Soéno, le Français Patrick Brizon, le Hollandais Jan Plas (célèbre entraîneur hollandais) et le brillant Toshio Fujiwara (légende du kick-boxing japonais, avec 129 victoires). Au cours des premières années, les kick-boxeurs nippons venaient directement du karaté japonais de style « kyokushinkai ». La forme de kick-boxing au Monde la plus médiatique est celle pratiquée à l’occasion du célèbre tournoi du « K1 » qui réunit les meilleurs combattants de la planète. Spécialement ces règles de kick-boxing appelées « K1-rules » ou oriental-rules ont été édictées au Japon par des karatékas.
 
(A) porte un coup de genou sauté
  • Kickeur : pratiquant de sports de combat et d’arts martiaux qui utilisent des techniques de jambes pour combattre (à ne pas confondre avec le terme « kickboxeur »). Ce type de pratique s’oppose radicalement à un combattant qui n’utiliserait que ses poings que l’on appelle « boxeur ». Ex. : on peut être amené à dire d’un compétiteur qu’il est plus « kickeur » que « boxeur » si ses techniques de pied prédominent dans sa façon de combattre.

LModifier

  • Langage vert de la boxe : argot familier de la boxe et des boxes pieds-poings. Dans Le Petit Larousse de 2005, nous trouvons une des définitions de langage : « manière de parler propre à un groupe social, à une profession, à une discipline, etc. ». On connaît le langage du sport, avec son jargon technique, ses touches d’humour, ses aspects critiques voire grinçants, on y rencontre des mots et expressions comme : « avoir un coup de bambou » ou « avoir une grosse caisse » ou bien « avoir la tête dans le guidon ». Mais en plusieurs siècles d’existence, la boxe s’est forgée également un langage à elle, un parler spécifique qui illustre ses faits et anecdotes. Certaines manières de dire sont issues du « parlé populaire » voire déclinées de nombreuses professions. On y retrouve également des expressions toutes faites et de l’argot bien sûr. Tout cela agrémenté de noms de fleurs, d’oiseaux, de légumes, de choses... N’en déplaise aux spécialistes de linguistique et de rhétorique, de nombreuses expressions et locutions n’apparaissent nullement dans les dictionnaires de la langue française. Mais à contrario elles sont tellement parlantes que personne n’oserait les changer, même pas ma grand’mère, car elle au moins ne manque pas de verbes, ah ça non ! Ci-dessous, on trouve quelques exemples de ce « parlé des rings », mais pas n’importe lequel, celui des « marrons chauds » bien sûr :
- Il frappe comme une fillette, ce gars ! (Pour pas dire qu’il a un punch* de nourrisson). Même ma grand-mère cogne plus fort que lui !
- On lui a mis un toquard en face. Même ma petite sœur le battrait !
- Il est brut de fonderie (pour dire que sa technique est primaire ou que la finesse n’est pas dans sa nature).
- Va-y dans le « buffet » ! Il a constamment les coudes écartés.
- Il s’est fait « poivrer » le museau ou il en a pris plein la « courge » (Boxeur ayant encaissé de nombreux coups à la face).
- Il s’est fait « secouer » au premier round (il a sérieusement "ramassé" durant la première reprise).
- Il a « embrassé » le tapis à la deuxième (ou il a effectué un "voyage au tapis*" à la 2ème reprise).
- Il s’est fait « satelliser » par son adversaire (ça "tombe" bien, il n’était jamais allé dans l’espace…)
- Il s’est « grillé » au premier round, maintenant tu vas pouvoir travailler facilement car il est "à la ramasse*" ! (Boxeur ayant trop forcé sur la machine en début de match ou trop reçu de coups et qui aura du mal à poursuivre le combat).
- Le coach à son « poulain » : « T’as vu la tête de ton adversaire, c’est un méchant et il n’est pas venu faire du tourisme. Alors ne vas pas te frotter à lui. D’habitude lorsqu’il se bât et il est très ouvert, alors profite de l’occasion pour le cueillir ».
- C’est le dernier round, tu mènes à la marque, et pour ton adversaire la seule façon de gagner c’est de te descendre. Alors maintenant, il faut "jouer contre le temps*", "mets-le dans le vent*" et oblige–le "à faire la course" !
- Le coach à son « poulain » : « Il a le parallélisme faussé (à demi-K.O.) profite-en pour le finir ! ».
  • Lethwei : voir boxe birmane.
  • Light-contact : version contrôlée de nombreuses boxes pieds-poings et arts martiaux (bando-kickboxing, full-contact, kickboxing, etc.). En compétition, elle se déroule, le plus souvent, sur un praticable de tapis et est accessible à tous les âges et niveaux. Voir également : no-contact, middle-contact, plein-contact, précombat et point-fighting.
  • Light-kickboxing : ou « kick-boxing light », version contrôlée du kick-boxing. En compétition, elle se déroule, le plus souvent, sur un praticable de tapis et est accessible à tous les âges et niveaux.
  • Ligne (ou hauteur d’attaque) : portion de corps considérées comme hauteur de cibles. Pour les techniques de poing, on recense deux lignes d’action : la ligne haute (1) et la ligne moyenne (2). Dans la plupart des boxes sportives, la ligne basse en dessous de la ceinture est zone interdite par le règlement.
 
Hauteur d’attaque pour les techniques de poing en boxe anglaise et boxes pieds-poings

MModifier

  • Manipulation : moyen technique qui consiste à perturber physiquement et mentalement l’opposant. Le but est de dérégler l’organisation du jeu adverse. Différents procédés coexistent :
- les techniques d’intimidation (bluff, provocation physique et mentale, etc.) ;
- et les tromperies de toutes sortes (fausse-attaque, feinte, etc.).
Exemple de manipulation :
1.   ⇒ 2.  
1. Après un appât et l'esquive d’un coup de poing remontant (en anglais, «  uppercut »)…
2. ...(B) riposte en coup de poing descendant du bras arrière (en anglais, « overcut » ou « drop »)
  • Manœuvre : appartient à la catégorie des stratégies. En sports de combat de percussion : Procédé technique destiné à atteindre des cibles par le biais d’un contrôle ou d’une manipulation de l’opposant. Certaines démarches sont de l’ordre de la « contre-communication » (contre-information et désinformation de l’opposant : brouiller, parasiter l’information, etc.) et de la contre-logique (l’action sort de la logique habituelle). Exemple de manœuvre :
1.   ⇒ 2.  
1. À l’aide d’un armé de coup de pied, [B] oblige son adversaire à réagir…"
2. ...et enchaîne en coup de poing direct du bras avant (en anglais, « jab »)
  • Médium-contact : désigne, dans les sports de combat et les arts martiaux les pratiques de compétition où les techniques sont portées sans puissance excessive et où la mise hors de combat de l’adversaire est interdite. Cette forme est à différencier du light-contact tel qu’on l’entend en France, forme dans laquelle les techniques sont parfaitement contrôlées. Voir également : no-contact, plein-contact, précombat et point-fighting.
  • Muay thaï : (Thaï), abréviation « MT ». En anglais « thaï boxing », littéralement boxe thaïlandaise. Cette pratique de combat les poings et les pieds nus remonte au XVIe siècle, d’après certains écrits. À l’origine les rencontres interethniques, se déroulent « au finish » et sans véritables règles. Dans les années 1930, la discipline se modernise sur le modèle de la boxe anglaise pour faire de cette pratique un véritable sport de combat pour tous, adoptant des règles précises et une organisation moderne (autorisations et interdictions, gants de boxe, protections, catégories de poids, rounds, ring, etc.). Pratiquée par des professionnels, elle devient un sport très médiatique dans les années 1960. Comme pour la boxe birmane (lethwei), elle donnera naissance à de nombreux sports de combat modernes, notamment le kick-boxing japonais.
Ses particularités culturelles : on utilise huit armes de frappe, c’est-à-dire : deux armes de pied, deux de genou, deux de coude et deux de poing. Ancestralement, une neuvième arme s’y rajoute, la tête, comme pour sa cousine, la boxe birmane. Pour des raisons de sécurité les techniques de tête ont été supprimées en compétition. Mais la boxe thaïlandaise est également un sport de combat de préhension, avec de nombreuses saisies et projections. Des techniques spectaculaires en font sa richesse, notamment les techniques dites « volantes » (coup de pied, de genou et de coudes sautés), les techniques avec un tour sur soi-même (coup de pied, de genou et de coude retournés), les techniques de corps à corps, les techniques données deux segments à la fois (coups de coude, de genou et de pied doubles), les techniques en « marche d’escalier » (coup de coude, de coup de genou en montant sur l’adversaire), etc.
Le combat est précédé par une danse rituelle servant de cérémonial et de préparation psychologique. Elle est composée d’un ensemble de mouvements exécutés sur le ring, lentement et souvent avec beaucoup de rondeur. Sa composition peut varier d’une école à une autre. Ci-dessous, deux exemples de gestuelle en boxe thaïlandaise :
 
En masquant son arrivée avec ses deux poings en avant, (A) porte un coup de genou direct (en thaïlandais, «  khao trong »)
 
Avec une saisie du haut du buste (B), porte un coup de genou remontant (en thaïlandais, «  khao chiyang »)

NModifier

  • Nak Muay : autre graphie, « nak-muay ». Désigne un pratiquant de muay thaï.
  • Neutralisation (de l’activité adverse) : action d’anticipation visant à empêcher toute action imminente de l’adversaire ou à annihiler l’attaque au tout début de sa réalisation.
On neutralise l’opposant selon les modes suivants :
- en allongeant la distance pour « mettre dans le vent » l’adversaire, en raccourcissant la distance, appelé obstruction (ex. : raccourcir la distance pour empêcher un spécialiste de coups longs) ;
- en contrôlant son tronc, ses bras et ses jambes, (battement, étreinte, compression, saisie de membre, etc.) ;
- en « verrouillant » des portes de sorties pour l’empêcher de déborder ou de trouver suffisamment de distance (près des cordes, dans le coin du ring) ;
- en stoppant son attaque au tout début de sa trajectoire (coup d’arrêt).
Ex. : en verrouillant les armes adverses, on gêne la réalisation d’actions offensives et défensives - en saisissant l’adversaire ou en se collant (en anglais, « clinch »), ou en interposant l’avant-bras sur l’arme adverse.
Ex. : en raccourcissant la distance de frappe adverse en empêche l’adversaire de déployer des coups longs (notion d’obstruction). Ci-dessous, un exemple de neutralisation de l’offensive d’adverse :
 
À la fin du développement de l’attaque adverse, (A) porte un coup d’arrêt (stoppage) à l’aide d’un coup de pied direct de forme « pistonnée »
  • No-contact : désigne, dans les sports de combat et les arts martiaux la pratique d’entraînement et de compétition où les techniques sont délivrées loin de l’adversaire et où il est interdit d’atteindre les cibles adverses. Cette forme est à différencier du light-contact où les techniques sont portées sur le corps adverse et parfaitement contrôlées. Le no-contact est à différencier également de l’aéro-kick qui est une discipline s’effectuant en solo ou par équipe. L’exercice s’effectue habituellement sur un praticable de tapis d’arts martiaux, en tenue de la discipline et face à un partenaire (voire un adversaire en situation de compétition). Il s’agit bien d’un duel (mais à distance). Voir également : light-contact, middle-contact, plein-contact, précombat et semi-contact.

OModifier

  • Opportunité : occasion offerte par l’adversaire dont on peut tirer profit c’est-à-dire les caractéristiques et comportements adverses – voir « recueil d’observation » (notamment les points faibles et les fautes techniques). Un « relevé des opportunités » est établi, conjointement par l’athlète et l’entraîneur, en vue d’exploiter celles-ci chez un adversaire (mise en place d’un plan d’action). Ex. de situation : (A) tombe sur ses coups. Conclusion : (B) va utiliser cette faiblesse pour riposter dès que (A) aura terminé son attaque (remise). Voir également, « avoir le sens de l’à-propos », « exploitation des actions de l’adversaire » et « recueil d’observation ».
Exemple d’action de profit :
1.   ⇒ 2.  
1. Observation : (A) est un attentiste en coup de poing du bras avant (en anglais, « jab ») notamment
2. Décision tactique : (B) va appâter le coup de poing et contrer l’adversaire en coup de pied direct (en anglais, « front kick »)
  • Organisation corporelle : capacité à utiliser des attitudes et des actions gestuelles garantissant à la fois, sécurité et efficacité des actions. La meilleure organisation corporelle est celle qui permet « d’atteindre les cibles adverses et sans être atteint par l’adversaire ». En matière d’organisation corporelle, on parle d’attitude de garde (protection, équilibre, disponibilité à agir et réagir) et d’organisation des actions (mobilisation des segments osseux).
 
(A) porte un coup de poing direct du bras avant, à partir d’une station équilibrée lui favorisant une efficacité de la percussion et une mise en sécurité (position du haut du tronc enroulé, épaules remontées mettant le cou et le menton en protection. Le second bras également est dit « en écran » près du corps)

PModifier

  • Parade : appartient à la catégorie des défenses. Action destinée à se garantir d’un coup adverse en stoppant l’arme adverse ou en la déviant avec le poing, la paume du gant ou une partie du bras. Parade est aussi synonyme de blocage de coup. La parade porte le nom du mode utilisé. Selon l’ancienne terminologie, on peut parer en opposition, en chassant, en bloquant, extérieurement, etc. Dans le langage courant des salles de boxe on dit : parade protection, parade extérieure, parade opposition, etc. On parle aujourd’hui de technique de blocage pour ce qui concerne l’arrêt du coup adverse, et de déviation pour ce qui concerne du détournement de l’arme adverse (chassé). Une confusion du terme a été utilisé dans le milieu de la boxe pour désigner des techniques de blocage ou de déviation ex. : parade opposition. On a même un pléonasme et un contresens, la « parade chassée » et la « parade bloquée ». Ci-dessous, un exemple de déviation du coup adverse :
 
(A) dévie avec son propre genou le coup de genou direct adverse
  • Pas de côté : en anglais, « side step ». Placement du corps hors de l’axe d’attaque adverse par déplacement d’un ou de deux appuis. Certains spécialistes parlent également de décalage (un pied en dehors du couloir direct d’affrontement) et de débordement lorsque l’on sort du couloir direct d’affrontement. Et « pas de diagonale » lorsque le déplacement s’effectue sur un axe oblique. Ci-dessous, deux exemples de pas de côté :
 
Sur une offensive en jab adverse, (B) après une esquive par décalage (d’un seul appui à l’extérieur du couloir direct et sur l’avant) - dit « pas de diagonale »), contre-attaque (riposte) avec un coup de poing remontant (en anglais, « uppercut ») sur le visage adverse
 
Sur un coup de pied direct adverse, (B) simultanément à une esquive par décalage, porte une attaque dans l’attaque adverse (contre)
  • Pas de progression : déplacement vers l’avant (vers l’adversaire). Le déplacement peut s’effectuer de différentes manières : en glissant, en marchant, en bondissant, etc.
  • Pas de retrait : en anglais, « back step ». Déplacement des appuis vers l’arrière. Consiste à se soustraire de l’attaque adverse par un déplacement arrière (aussi rompre ou retraite). Le retrait complet des appuis entraîne une sortie de la zone d’échange. Il ne doit pas être trop prononcé pour permettre de riposter rapidement. Voir aussi : « retrait de buste ». Ci-dessous, un exemple dérobement avec déplacement des appuis au sol :
 
Sur une attaque adverse en direct de bras avant (jab), (A) effectue un pas de retrait
  • Piège : appartient à la catégorie des stratégies notamment des manœuvres. Voir également à « appât » et « tromperies ». Moyen technique mis en place pour utiliser la réaction adverse à son avantage (cela par le biais d’une fausse information). Le piège fait partie des techniques de provocation. Il s’agit plus précisément d’une invitation à attaquer (invite ou « attaque commandée »). Il a pour but de but de tromper l’adversaire favorisant une action contre-offensive (ex. : coup d’arrêt, coup de contre ou riposte).
On parle de piège d’attitude ou piège de cible dont les configurations sont les suivantes :
- proposition d’une ouverture dans la ligne d’attaque (découverte d’une « cible ») ;
- comportement incitateur (erreur technique, faiblesse passagère, fatigue, blessure, etc.). Voir aussi, « manœuvre » et « stratégie ».
  • Plan d’action : appartient à la catégorie des stratégies. Réflexion sur la conduite à adopter durant l’opposition à venir. Il s’agit plus précisément de prévoir les différentes actions à adopter (prise de décision en matière d’actions d’adaptation et de manœuvres) et de prévoir également leurs procédures de mise en œuvre (démarche). Les choix de stratégies sont élaborés avant le match ou le round (manche) à partir des relevés de l’observation adverse (recueil d’observation) et d’autre part en relation avec les comportements présupposés adverses (sur la base de spéculations). Ainsi le plan d’action dicte la conduite à tenir et indique les actions et schémas tactiques à mettre en place. Ci-dessous, deux exemples d’action de jeu :
 
Tactique de manœuvre (manipulation) : (B) effectue une attaque en coup de poing descendant (en anglais, « overcut » ou « drop ») pour faire monter la garde (protection des bras) et créer des ouvertures en ligne moyenne et basse
 
Tactique d’adaptation (opportunité de jeu) : (B) a profité de la garde ouverte de son adverse pour attaquer dans l’axe direct
  • Plein-contact : désigne, dans les sports de combat, les pratiques de compétition où la mise hors de combat de l’adversaire est autorisée. On parle du principe de compétition dit du « KO-system ». En boxe anglaise, c’est le cas pour les compétitions dites de « Boxe amateur » et de « Boxe professionnelle ». Voir également : light-contact, middle-contact, no-contact, précombat et point-fighting.
  • Point-fighting : ou « semi-contact » jusqu’aux années 1990. Une sorte de rencontre de « karaté » de compétition avec des gants et chaussons, née dans les années 1970 aux États-Unis.
  • Précombat : désigne, dans les sports de combat et les arts martiaux les pratiques de compétition où les techniques sont portées avec puissance exceptés au visage et où la mise hors de combat de l’adversaire est interdite. Dans certaines disciplines, cette forme de combat est un passage intermédiaire entre la forme contrôlée (light-contact et le plein-contact. De nombreuses fédérations proposent ce type de rencontre pour la catégorie cadet(te) c’est-à-dire les 16-17 ans. Cette forme est à différencier du middle-contact, forme dans laquelle les techniques sont seulement « lâchées » et non appuyées.
  • Pressing : comportement offensif continu vers l’avant visant à perturber et prendre le dessus sur l’adversaire. Le pressing exerce sur l’adversaire une sorte de « pression mentale », comme son nom l’indique. Pression corporelle et psychique à la fois que doit gérer l’opposant au même titre que les réponses motrices (comportements techniques). Ci-dessous, un exemple :
 
(A) en progression en coup de poing direct du bras avant (en anglais, « jab ») avance en force sur l’adversaire (pressing)
  • Principe de conduite : appartient à la catégorie des stratégies. C’est un ensemble de règles générales qui guident la conduite de l’athlète. Le respect de ses principes permettra :
- d’une part d’éviter de tomber dans les pièges adverses ;
- et d’autre part de mieux manœuvrer l’adversaire permettant de prendre l’ascendant.
On distingue :
- les « principes de défense ». Ex. : être prêt mentalement et physiquement en toutes circonstances, se protéger en permanence, adopter une garde permettant la mobilité et l’utilisation de toutes les armes, utiliser le geste défensif le plus vif et le plus puissant, utiliser les techniques permettant de se regrouper rapidement, une arme qui attaque doit pouvoir défendre immédiatement, s’écarter de la ligne d’attaque adverse, sortir du rayon d’action adverse, décourager le plus rapidement possible l’opposant à attaquer ;
- les « principes d’attaque » : 1/ les principes majeurs (chercher à surprendre, chercher à prendre de vitesse et à déborder, utiliser l’attaque la plus puissante sur la défense la plus faible, etc.), 2/ les principes de manœuvre (détourner l’attention adverse, amener l’opposant vers ses propres points forts, mettre l’opposant sur les talons pour avoir le dessus, poursuivre l’offensive quand l’adversaire est en difficulté, etc.) ;
- les « principes d’attitude et de gestion ». Ex. : ne pas montrer ses faiblesses, ne pas sous-estimer l’adversaire, ne pas gaspiller de l’énergie pour rien.
  • Problème à résoudre : se présente comme la difficulté principale à résoudre dans une phase de match.
  • Profil de l’adversaire : dans les sports d’opposition, on appelle « profil adverse » l’ensemble des données sur les caractéristiques, les actions et les manières de faire propre d’un athlète (activités offensives et défensives, aptitudes, façon de combattre, morphologie et tempérament de l’athlète, etc.) ; dont il faudra tenir compte et même tirer profit durant l’opposition, notamment en termes de « points forts » et « points faibles ». L’ensemble de ces données est rassemblé et analysé afin d’établir un plan de conduite (plan d’action). Voir aussi opportunité, actions de profit et recueil d’observation.
  • Projection (technique de…) : action destinée à expédier (souvent violemment) l’adversaire au sol. Les techniques de projection utilisent un ensemble de mouvements segmentaires et musculaires qui déterminent des classes caractéristiques dites « formes de corps ». Chacune d’entre elles fait appel à une ou plusieurs actions de déséquilibre. On trouve : les arrachés (soulevés), les balayages, les épaulés, les hanchés, les ramassages (enfourchement et autres), etc. Exemple de projection :
 
(A) porte une « technique dite d’épaule » avec saisie sous le bras (projection avec un point de bascule à partir de l’épaule adverse)
 
(A) porte une « technique dite de hanche » avec saisie du cou et bras (projection avec un point de bascule à partir de bassin adverse)

RModifier

  • Ramassage de jambe : saisie de la jambe d’attaque de l’adversaire. Voir aussi enroulement de jambe. Exemple :
 
Lors d’un attaque en coup de pied direct en ligne moyenne (en anglais, « front kick »), (B) esquive par le biais d’un pas de retrait en arrière (déplacement des deux appuis) et saisie la jambe adverse
  • Rassemblement de jambes : action défensive qui consiste à ramener le pied avant vers l’arrière pour éviter d’être touché.
 
Lors d’un attaque en coup de pied direct en ligne moyenne (en anglais, « front kick »), (A) esquive sur place avec un déplacement de la jambe avant vers l’arrière (rassemblement de pieds) et dévie latéralement la jambe adverse
  • Recueil d’observation : le recueil d’observation en sport rassemble les différents comportements d’une prestation. Ainsi, ces observations pourront être exploitées dans l’élaboration d’un plan d’action. Lors de l’intervention d’un observateur extérieur, il s’effectuera à l’aide d’une fiche d’observation dont les rubriques précisent les éléments à observer.
  • Retrait de buste : forme d’esquive. Action de soustraction du buste sur attaque adverse. Il permet de conserver la distance d’action contrairement à un pas de retrait. Ci-dessous, deux exemples de dérobement du tronc en arrière :
 
(B) effectue un retrait du tronc vers l’arrière et place une attaque en coup de poing remontant (en anglais, « uppercut ») cela sur une attaque adverse en coup de poing direct du bras avant (en anglais, « jab »)
 
(B) effectue un retrait du tronc vers l’arrière sur une offensive en coup de pied direct en ligne haute (en anglais, « front kick »)
  • Retrait de jambe : action consistant en un dérobement de la jambe visée par l’attaque adverse. Il s’effectue le plus souvent vers l’arrière ou vers le haut. Lorsque le retrait arrière se fait par un ramener de pied avant sur pied arrière, on parle alors de « rassemblement ». Ci-dessous, un exemple de dérobement du membre inférieur :
 
(B) effectue un retrait de jambe vers le haut sur un attaque adverse en coup de pied bas (en anglais, « low kick »)
  • Routine technique : vocable technique utilisé dans certains sports pour qualifier le travail de répétition technique et technicotactique. En boxe et sports de combat, il concerne les gestes techniques, les séries de coups et autres schémas tactiques répétés à la salle pour automatiser des comportements de combat.

SModifier

  • Semi-contact : voir à « point-fighting ».
  • Stratégie : « Utilisation optionnelle des ressources pour optimiser la performance lors de la résolution de tâches de décision » (Proteau & Girouard, 1987 ; Temprado, 1989, 1991). En sport, « Ligne directrice de jeu définie avant le match » (Fernandez, Junquera, 2005) et tenant compte des ressources propres et des caractéristiques de l’adversaire. Elle relève d’un ensemble d’intentions qui s’inscrivent dans un « plan d’action » dans le but d’assurer le gain du match [appelé également, « programme d’action » (1) [12]. Les procédés stratégiques se traduisent par la manière la plus pertinente d’agencer ses propres ressources pour aborder l’opposant. Ils touchent toutes les opérations match : « construction du jeu » et « conduite du jeu » (pilotage). Ils se concrétisent par l’utilisation de différents types d’actions, de modes de fonctionnement, de suivi de schémas de jeu et se combine avec la tactique de jeu c’est-à-dire, l’adaptation constante à l’adversaire comptent tenu des opportunités en présence lors de l’opposition (notion de « profit »). Également en sport, pour désigner les « prévisions stratégiques » on parle couramment de mise en place de « schémas tactiques » (2) ou de schéma de jeu et de systèmes de jeu (combinaison des moyens d’action), plus précisément et pour utiliser un pléonasme, il s’agit de stratégies « prédéterminées » décidées avant le match. Les stratégies peuvent être classées compte tenu de leur nature bien précise : stratégies directes, indirectes, conservatrice, audacieuse, risquée, etc. Sun Tzu, célèbre stratège chinois du Ve siècle avant notre ère, parmi un large répertoire de conduites propose une stratégie indirecte que l’on peut utiliser en boxe : « chercher à briser l’ennemi par l’usure plutôt que par le choc ». Il énonce également un ensemble de principes généraux de combat : « chercher à soumettre l’adversaire par une combinaison de ruses, de surprises et de démoralisation », « chercher à connaître l’adversaire, de ses conceptions, de son modus operandi – ce qui est décisif c’est de s’attaquer à la stratégie de l’adversaire », « profiter du point faible adverse », etc. Il laisse une large place à la capacité à s’adapter à l’imprévu et dit qu’il y a des « principes généraux » à suivre mais pas d’équation-type qui permet de conduire à la victoire. Ex. : (A) est un fuyard. (B) essaye de le cadrer et de l’acculer aux cordes pour l’avoir à sa portée. Voir aussi planification du jeu, possibles, principes technicotactiques et probables.
  • Suivi : désigne la continuation de l’action ou de l’enchaînement, par exemple : après un coup d’arrêt ou un coup de contre poursuivre par une autre technique. À différencier de l’action consistant à « suivre » l’opposant dans le ring pour le toucher.

TModifier

  • Tactique : appartient à la catégorie des adaptations et manœuvres de match. Elle relève d’un ensemble d’intentions (d’idées) qui s’inscrivent dans un plan d’action (plan stratégique) dans le but d’assurer le gain du match (appelé également, « programme d’action »). On parle également de schémas tactiques (combinaison des moyens d’action) consistant à mettre en place des « stratégies prédéterminées » avant un match voire mieux, des « stratégies adaptatives » au fur et à mesure du match. Une bonne tactique peut permettre de compenser une insuffisance physique et technique. Et selon le dicton : « on ne change pas une tactique qui gagne ». Les principes tactiques relèvent de différentes catégories. Ils ont pour but de faciliter la tâche offensive ou contre-offensive :
- ceux inhérents aux caractéristiques adverses, à ses particularités physiques, psychologiques et comportementales (ex. : l’adversaire est plus grand, il utilise ainsi une allonge qui est importante, et il faudra que l’athlète adapte ses actions en conséquence) ;
- ceux inhérents à l’activité adverse (ex. : l’adversaire avance, il fait le pressing, ou c’est habituellement un fonceur… et il faudra également que l’athlète adapte ses actions en conséquence).
  • Tromperie : appartient à la catégorie des stratégies notamment des manœuvres. C’est un procédé destiné à utiliser la réaction adverse à son avantage. Cette réaction est induite par une technique de désinformation (donner une information « trompeuse » comme son nom l’indique). On répertorie deux catégories de tromperies :
- en situation d’offensive : les ruses (coup masqué, coup différé, feinte, point de pression, etc.) ;
- en situation de contre-offensive : les pièges (appât, invite, leurre, etc.). Voir aussi, « manœuvre » et « stratégie ».

VModifier

  • Verrouiller (les futures actions adverses) : action de neutralisation consistant à empêcher le développement de l’activité adverse par le contrôle du corps adverse et notamment de ses armes. Ex. : venir au contact de l’adversaire (« se coller ») pour l’empêcher de donner des coups.
Illustration d’une action de jeu :
 
(A) vient se coller en saisissant l’opposant sous les bras afin de neutraliser toute future action adverse
  • Vista : (Ita.) c’est-à-dire avoir un bon « coup d’œil ». Aptitude à prendre des informations et à les utiliser (notion d’opportunité). Cette aptitude appartient le plus souvent aux athlètes expérimentés ou ayant de l’« instinct », au même titre que l’à-propos, l’esprit de contre, le timing, etc. Dans le combat, la prise d’information doit être permanente afin de répondre avec adéquation aux sollicitations adverses. Ex. : utiliser une faute de déplacement afin de cueillir l’opposant dans son déplacement.
  • Vraie-garde : désigne l’attitude d’un combattant dont la position est propre à un vrai droitier, c’est-à-dire le pied gauche avancé par rapport au droit. Illustrations ci-dessous :
- Ex. 1 :  
Attitude d’un combattant en « vraie-garde »
- Ex. 2 :  
A gauche de l’image, combattant en « vraie-garde » et à droite, en « fausse-garde »

Fédérations internationales de boxe anglaiseModifier

Il existe quatre fédérations majeures de boxe anglaise professionnelle :

Fédération internationale de boxe anglaise amateur :

Fédérations internationales des boxes pieds-poings et boxes martialesModifier

Pour les boxes américaines, boxes japonaises et arts martiaux rattachésModifier

Structures mondiales du sport professionnel et amateur : arts martiaux traditionnels et modernes, activités de self-défense, activités de fitness-martial, boxes pieds-poings, sports pieds-poings-sol, luttes sportives au corps-à-corps, activités du sport adapté ( handisport) :

Pour la savate-boxe françaiseModifier

Pour les boxes du Sud-est asiatiqueModifier

Fédérations françaisesModifier

Pour la boxe anglaiseModifier

Pour les boxes américaines, boxes japonaises, boxes de l’Asie du Sud-Est et arts martiaux rattachésModifier

Pour la savate-boxe françaiseModifier

  • Fédération française de savate boxe française et D.A. – Savate, canne et bâton, Savate défense, Savate forme – Président : Joël Dumez – Directeur Technique National : Thierry Mardargent

SourcesModifier

  • Chaliand Gérard, Blin Arnaud, Dictionnaire de stratégie militaire, Éd. Perrin, Paris, 1998
  • Delmas Alain, 1. Glossaire des sports de combat, Université P. Sabatier - Toulouse, 1973 –2. Les comportements d’opposition, Mémoire de BEES 2°, Évry, 1978 – 3. Lexique de combatique, le verbe contre la barbarie, document de formation, UFR-EPS, Université P. Sabatier - Toulouse, 1975-1980 – 4. Cahiers de formation du moniteur, Ligue de Picardie, Amiens, 1981– 5. L’acte d’opposition, Ligue de Picardie, Amiens, 1981 –– 6. Définition du Kick-boxing, Commission des formations, FFKBDA, 1999 – 7. Lexique de la boxe et des autres boxes, document de formation en boxes pieds-poings, Université d’Aix-Marseille, 2005 – 8. Technoboxe : fiches techniques de la boxe et des autres boxes, Université d’Aix-Marseille, 2006 – 9. Manuel de formation des enseignants en sports de combat, Université des Savoies, 2014
  • De Montbrial Thierry et Klein Jean, Dictionnaire de stratégie, PUF, Paris, 2000
  • F.F.E., Les cahiers de la commission pédagogique nationale d’escrime, Éd. INSEP, Paris, 1981
  • Géré François, Pensée stratégique, Ed. Larousse, Paris, 1999
  • Habersetzer Gabrielle & Roland, Encyclopédie des arts martiaux de l'Extrême-Orient, Éd. Amphora, Paris, 2000
  • Lombardo Patrick, Encyclopédie mondiale des arts martiaux, Éd. E.M., Paris, 1997.

Notes et référencesModifier

  1. Lexique de la boxe (Fédération de sports de combat et arts martiaux)
  2. Action mal à propos : qui ainsi se produit « sans raison et à contre-temps, de façon inopportune, voire intempestive. Ce qui est hors contexte et inapproprié » (Dictionnaire sur le Net Linternaute, 2020). Dans ce cas, on parle de « malapropisme », du nom donné par Sheridan (1751-1816) dans sa comédie Les Rivaux à Mrs Malaprop.
  3. (fr) « Ce courant de recherche a pour l’objet l’étude de l'acte d'opposition » (Delmas, 1973). La combatique constituée en discipline de recherche appartient au groupe des sciences du sport plus précisément des sciences du combat. Ces dernières sont nées dans les années 1970 dans l’intention de parfaire la connaissance des différentes pratiques d’opposition sur différents angles (historique, anthropologique, sociologique, psychologique, physiologique, etc.). Les sciences du combat s’intéressent aux confrontations en tous genres, aussi bien aux conflits armés (domaine militaire), sociaux (domaine privé ou commercial) que ludiques (sports d’opposition - individuels ou collectifs, jeux de société et jeux vidéo). Plus particulièrement pour les sports de combat, la combatique rend compte des phénomènes observés dans les situations d’opposition. Elle se présente comme une science et élabore une connaissance fondamentale avec ses propres concepts et se détache de toute préoccupation pratique (technique). On assiste depuis les années 1970, avec cette nouvelle discipline, à une sorte de révolution sur la manière de comprendre l’acte d’opposition.
  4. « Disciplines martiales » c’est-à-dire les pratiques issues des arts de combat ancestraux (arts martiaux) et les « disciplines compétitives » dont pour certaines, le règlement récent est quelquefois éloigné de l’art originel
  5. Cette appellation française « boxe pieds-poings » a été proposée, dans les années 1970, par Alain Delmas, enseignant d’université, spécialise de sports de combat, chercheur en combatique et stratégique
  6. Cette discipline dite de mise en forme française a été proposée, dans les années 1970, par Alain Delmas, enseignant d’université
  7. Alain Delmas, Les comportements d’opposition, Mémoire de BEES 2°, Évry, 1978
  8. Incertitude évènementielle : Désigne le caractère imprévisible de l’attaque ou de la défense adverse, c’est-à-dire l’ensemble des actions offensives ou contre-offensives adverses qu’on ne peut prévoir.
  9. Afin de remplacer le terme de « contre » qui peut se confondre avec celui de « contre-attaque », l’enseignant-chercheur, Alain Delmas, a proposé l’expression d’ « attaque dans l’attaque » (AdA)
  10. Ce terme de « déviation » a été proposé dans les années 1970, par l’enseignant-chercheur, Alain Delmas, pour remplacer l’expression « parade chassée » car le verbe « chasser » ayant une autre signification en sports de combat
  11. Ce terme d’ « exploitation de l’action adverse » a été proposé dans les années 1970 par l’enseignant-chercheur, Alain Delmas
  12. (1) et (2) Par rapport aux définitions communément partagées de la notion de « stratégie » (de caractère théorique c’est-à-dire, prédictif) et celle de « tactique » (de caractère pratique c’est-à-dire, concret et de préférence adaptatif). Il est ainsi une erreur de parler de « plan tactique » avant le match. Il s’agit plutôt d’un « plan stratégique » à proprement parler, c’est-à-dire propre aux grandes lignes d’action à mettre en place.

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Articles connexesModifier

BibliographieModifier

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