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Ginette Hamelin

ingénieur, architecte et résistante française
Ginette Hamelin
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Ginette SylvèreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Membre de
Grade militaire
Sous-lieutenant allemand (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conflit

Ginette Hamelin, née à Clermont-Ferrand le et morte à Ravensbrück le , est une ingénieure et architecte française, militante communiste et résistante, officier de renseignement des Francs-tireurs et partisans, morte en déportation.

BiographieModifier

Ginette Sylvère est née à Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme, en France, le [1]. Son père, le commandant Sylvère, dirigera un maquis important dans le sud-ouest[2].

Formation, première architecte diplômée de l'ETPModifier

Elle entreprend des études d'ingénieur et d'architecture. Elle devient la première femme diplômée ingénieur architecte de l'École des Travaux Publics[3]. Elle adhère aux Jeunesses communistes en 1934[1]. Elle épouse N. Hamelin, polytechnicien, beau-frère du futur premier ministre Jacques Chaban-Delmas ; son mari sera tué en 1940[2].

Résistance, déportationModifier

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Ginette Hamelin fait partie de la Résistance à partir de 1941[1]. Elle participe au Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France avec André Debon et Jany Sylvère[2], puis lutte avec les Francs-tireurs et partisans (FTP)[1], et devient responsable d'un service de renseignement, avec le grade de sous-lieutenant[1].

 
Ginette Hamelin est déportée à Ravensbrück en août 1943 et y meurt le 14 octobre 1944.

Arrêtée le par les Allemands, elle est d'abord internée au camp de Romainville[1]. Elle est ensuite déportée à Ravensbrück le [1]. Elle y est décrite d'abord « brune et fine », « très aimable et très souriante », faisant les plans d'architecte de villas de rêve[4].

Plus tard, elle ne semble plus qu'un squelette encore plus maigre que les autres[4]. Ginette Hamelin meurt à Ravensbrück le [1].

HommagesModifier

 
Place Ginette-Hamelin à Paris, dans le 12e arrondissement.

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h et i Le Maitron, 2010.
  2. a b et c André Debon, Louis Pinson, La Résistance dans le Bocage normand, Tirésias, , p. 57 et note 2.
  3. a et b « Place Ginette Hamelin », sur paris.fr, Ville de Paris, .
  4. a et b Micheline Maurel, Un camp très ordinaire, Éditions de Minuit, , p. 116.

BibliographieModifier