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Études françaises
Pays Drapeau du Canada Canada
Langue Français
Périodicité Trois numéros par an
Genre Littérature
Date de fondation 1965
Éditeur Les Presses de l'Université de Montréal
Ville d’édition Montréal

Directeur de publication Stéphane Vachon
ISSN 0014-2085
Site web Site officiel

Études françaises est une revue canadienne de critique et de théorie littéraires à vocation internationale, dont le mandat, qui embrasse toutes les littératures de langue française, est de promouvoir les recherches solidement documentées et novatrices, ainsi que de favoriser les échanges entre chercheurs issus d’horizons variés (Québec, Amériques, Europe, Afrique, Asie), des étudiants aux spécialistes de réputation mondiale. Elle a été fondée en 1965 au département d'études françaises de l’Université de Montréal (devenu en 2003 le département des littératures de langue française).

Elle est éditée à raison de trois numéros par an par les Presses de l'Université de Montréal.

Sommaire

HistoriqueModifier

Études françaises est fondée en 1965 par René de Chantal, professeur à l’Université de Montréal[1]. Après avoir publié surtout des articles libres et des comptes rendus, et même des textes de création, Études françaises adopte, à la fin des années 1980, la forme qu’on lui connaît aujourd’hui : un « Dossier » qui favorise une réflexion de pointe autour d'une problématique précise et des « Exercices de lecture » (articles libres), qui rendent compte de la diversité des travaux actuels et constituent un lieu de diffusion essentiel pour la recherche en émergence. Liée au département des Littératures de langue française où sont recrutés ses directeurs, directrices et secrétaires de rédaction successifs, elle compte toujours, dans son comité éditorial, en majorité, des chercheurs issus d’autres universités québécoises et canadiennes. À l’occasion des anniversaires de sa fondation, et notamment du cinquantième, la revue a fait retour sur sa production, ses pratiques et leur évolution[2],[3].

Depuis 1968, la revue décerne, généralement tous les deux ans (sauf une interruption entre 1981 et 1994), le Prix de la revue Études françaises.

Notons que, plus tôt au XXe siècle, une revue de sinologie, dirigée par André d'Hormon et éditée à Pékin, a porté le même titre[4].

ObjectifModifier

L'objectif d'Études françaises est de proposer des perspectives, des objets de travail et des instruments de réflexion inédits sur les littératures de langue française et sur les relations de celles-ci avec d’autres discours : arts, médias, histoire, sciences humaines et sociales. Tout en accordant une place importante à la littérature contemporaine, elle reste fidèle à l’esprit humaniste qui a présidé à sa fondation en valorisant l’étude du texte littéraire et en le replaçant dans l’horizon historique de la culture.

En plus d'un demi-siècle d'existence, la revue a joué un rôle majeur dans l’évolution des études littéraires au Québec[5],[6], en Amérique du Nord et dans la francophonie : elle a permis de faire connaître des auteurs aussi importants que Gaston Miron ou Ahmadou Kourouma tout en contribuant au développement de nouvelles perspectives critiques dans l’étude des littératures de langue française. Cette évolution est marquée par le développement, au cours des vingt dernières années, de la dimension interdisciplinaire de la revue et par l’émergence de problématiques nouvelles, concernant notamment la réinterprétation de l’histoire, l’écriture des femmes, les rapports interculturels ou l'impact des nouvelles technologies. Dans certains domaines, la question de la matérialité du texte littéraire entre autres, la revue a joué un rôle de précurseur et n'a cessé, depuis, de nourrir la recherche. Plusieurs de ses numéros ont fait date et demeurent des références vivantes.

La spécificité de la revue se définit de deux façons. D’une part, elle embrasse l’ensemble de l’histoire et du territoire des littératures de langue française, en donnant à cet espace toute son extension critique, historique et linguistique ; d’autre part, ouverte aux dialogues entre les disciplines, elle aborde régulièrement des problématiques théoriques, interdisciplinaires ou comparatistes, mais toujours à partir des littératures de langue française qui constituent son objet et définissent le point de vue à partir duquel s'élabore sa réflexion.

Directeurs de publicationModifier

Notes et référencesModifier

  1. René de Chantal, « C'était en 1965... », Études françaises,‎ vol. 31, no 2, automne 1995, p. 11-14 (lire en ligne)
  2. Études françaises, « Volume jubilaire », vol. 50, no 1-2, 2014, 192 p. (http://revue-etudesfrancaises.umontreal.ca/volume-50-numero-1-2/)
  3. Études françaises, « Volume jubilaire », vol. 50, no 3, 2014, 119 p. (http://revue-etudesfrancaises.umontreal.ca/volume-50-numero-3/)
  4. She Xiebin, « La littérature française traduite en Chine », Meta : journal des traducteurs / Meta: Translators' Journal (Presses de l'Université de Montréal), volume 44, numéro 1, 1999, pages 178-184 DOI:10.7202/004129ar.
  5. Michel Lacroix, « "L'épreuve de la lecture publique". Études françaises, la disciplinarisation du savoir et l'idéal du critique-écrivain », Études françaises,‎ vol. 50, no 3, 2014, p. 39-80 (lire en ligne)
  6. Francis Gingras, « Cinquante ans d'Études françaises », Études françaises,‎ vol. 50, no 3, 2014, p. 5-14 (lire en ligne)

Lien externeModifier