Gare de Paris-Tolbiac

gare ferroviaire française

Paris-Tolbiac
Image illustrative de l’article Gare de Paris-Tolbiac
Le triage du PO sous le viaduc de Tolbiac vers 1910.
Localisation
Pays France
Commune Paris
arrondissement 13e
Coordonnées géographiques 48° 49′ 48″ nord, 2° 22′ 44″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire Détruite
Code UIC 87545004
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Austerlitz à Bordeaux-St-Jean
Historique
Mise en service 1840 (premières installations)
Fermeture 2001
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Paris-Tolbiac
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Paris-Tolbiac
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Paris-Tolbiac

La gare de Paris-Tolbiac est une ancienne gare ferroviaire française de la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean, qui était située quartier de la Gare, dans le 13e arrondissement de Paris en région Île-de-France.

Mise en service dans les années 1840 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO), elle devient ensuite une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF). Elle est définitivement fermée en juin 2001 pour être détruite afin de permettre l'opération d'aménagement de Paris Rive Gauche.

Situation ferroviaireModifier

La gare de Paris-Tolbiac était située au point kilométrique (PK) 1,300 de la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean, entre les gares d'Austerlitz et du boulevard Masséna.

Depuis sa création, la gare de la Bibliothèque François-Mitterrand est la plus proche du site de l'ancienne gare de Paris-Tolbiac.

HistoireModifier

Gare de la Compagnie du POModifier

Après la construction de « l'embarcadère du Jardin des Plantes » par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO) et la mise en service du premier tronçon de la ligne, jusqu'à Corbeil, le 20 septembre 1840, les installations nécessaires au service s'étendent à l'est de l'embarcadère[1].

La ligne est établie sur des terres basses entre la « Gare d'eau » sur la berge de la Seine et le « quartier de la Gare ». L'accroissement de l'activité du chemin de fer va nécessiter de nouvelles installations qui vont totalement isoler le quartier de la berge. Les ateliers et la gare marchandises de la Compagnie du PO occupent dès 1859 les terrains situés entre la rue du Chevaleret et le quai de la Gare. À la fin des années 1870, la Compagnie réalise des embranchements particuliers pour faciliter et développer les transferts de marchandises entre le transport par voie fluviale et celui par chemin de fer[2].

Gare de la SNCFModifier

À partir de 1938, la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) va utiliser ce site pour diverses activités au fil du temps, dont la gestion d'un triage[3], et y crée notamment un centre d'expédition de courrier, pondéreux, messagerie et routage (en 1971)[4], ainsi qu'un terminal du service auto-train[5]. Ce terminal spécialisé prend en charge les véhicules des voyageurs (voitures, motos, scooters…) et les transporte jusqu'à une autre gare auto-train du même type : Biarritz, Bordeaux, Briançon, Brive, Tarbes et Toulouse.

La fin de la gareModifier

Au début des années 1980, le développement de Paris donne une nouvelle importance à cet espace situé en bordure de la Seine et utilisé par des installations industrielles et ferroviaires déclinantes. Comme la Ville de Paris, la SNCF prend conscience que ses emprises ne sont pas valorisées, sous-utilisées ou pouvant être déplacées, comme la grande halle du centre de tri de la Sernam, dans des lieux plus éloignés du centre de Paris[6]. L'emprise de la gare de Paris-Tolbiac est finalement vendue par la SNCF à un office HLM[7].

Notes et référencesModifier

  1. François et Maguy Palau, « 2.9 Paris-Corbeil », dans Le Rail en France : les 80 premières lignes 1828 - 1851, Palau, Paris, 2003 (ISBN 2-950-9421-0-5), pp. 70-71
  2. Olivier Lescorce, « L'impact de la création de la gare du chemin de fer d'Orléans et son développement après 1840 », dans La rive gauche de la Seine dans le XIIIe arrondissement : activités portuaires et patrimoine, rapport d'étude, janvier 2010, p. 12 (consulté le 7 avril 2013).
  3. Jean Bastié, La Croissance de la banlieue parisienne, Presses universitaires de France, 1964, pp. 479 et 482-483, extraits (consulté le 7 avril 2014).
  4. France, Journal officiel de la République française: Édition des documents administratifs, Direction des journaux officiels, 1974, p. 3793, extrait (consulté le 7 avril 2014).
  5. Le patrimoine de la SNCF et des chemins de fer français, volume 2, Flohic, 1999, 971 p. , extrait p. 665, consulté sur Google Books le 26 août 2011.
  6. Jacques Marvillet, Vingt ans d'urbanisme amoureux à Paris : 1982-2001, éditions L'Harmattan, 2006 (ISBN 9782296142435), p. 180, extrait (consulté le 7 avril 2014).
  7. Claude Chaline, La dynamique urbaine, Presses universitaires de France, 1980 (ISBN 9782130362432), p. 91, extrait (consulté le 7 avril 2014).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • « On construit à Paris-Tolbiac, la plus grande halle mécanisée de France », dans Notre Métier : l'hebdomadaire du cheminot, no 203, 13 juin 1949
  • Région SNCF Sud-Ouest, « Paris-Tolbiac : notice sur le chantier de manutention », 1952, 22 pages, ouvrage coté 610VR8 (archives SNCF)
  • « Triage Paris-Tolbiac », dans revue La Vie du Rail, no 947, mai 1964
  • Émile Le Gall, « Du village d'Austerlitz à la gare d’Orléans », dans Bulletin de la Société d’Archéologie et d’Histoire du XIIIe arrondissement, octobre 1977, pp. 38‐44
  • Didier Janssoone, Austerlitz-Tolbiac-Masséna, collection mémoire en images, Alan Sutton éditions, 2012 (ISBN 978-2813804525)

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier