Gabriela de Habsbourg

diplomate et sculptrice géorgienne
Gabriela de Habsbourg
Description de l'image Gabriela von Habsburg.jpg.

Titres

Ambassadrice de la République de Géorgie auprès de la République Fédérale d'Allemagne


(5 ans et 2 mois)

Prédécesseur Levan Duchidze
Successeur Vladimer Chanturia

13e Grande Maitresse de la Croix étoilée

Prédécesseur Regina de Saxe-Meiningen
Successeur /
Biographie
Titulature Archiduchesse d'Autriche
Princesse de Hongrie, de Bohême et de Croatie
Dynastie Maison de Habsbourg-Lorraine
Nom de naissance Gabriela Maria Charlotte Felicitas Elisabeth Antonia
Naissance (65 ans)
Luxembourg (Luxembourg)
Père Otto de Habsbourg-Lorraine
Mère Regina de Saxe-Meiningen
Conjoint Christian Meister (m. 1978, div. 1997)
Enfants Séverin Meister
Lioba Meister
Alena Meister

Description de l'image Imperial Coat of Arms of the Empire of Austria (1815).svg.

Gabriela de Habsbourg (née le 14 octobre 1956), archiduchesse d'Autriche, est la petite-fille de Charles Ier, dernier empereur d'Autriche. Elle est également une sculpteure abstraite prolifique, travaillant principalement en acier inoxydable ainsi qu'en lithographie imprimée sur pierre. Elle fut ambassadrice de Géorgie en Allemagne de 2009 [1] à 2013[2].

JeunesseModifier

Gabriela de Habsbuurg est née au Luxembourg, quatrième enfant d'Otto de Habsbourg-Lorraine, ancien prince impérial d'Autriche, et de son épouse, la princesse Regina de Saxe-Meiningen. Baptisée Gabriela Maria Charlotte Felicitas Elisabeth Antonia, son acte de naissance la mentionne avec son nom de famille "d'Autriche-Hongrie" (von Österreich-Ungarn)[3].

Elle a été élevée au domicile de ses parents en exil, à la Villa Austria, à Pöcking, en Bavière. À la suite du bannissement des Habsbourg de l'Autriche, elle explique qu'elle a grandi privée de tout sentiment nationaliste, développant à la place une image d'elle-même en tant qu' "européenne"[4]. Elle pense que le rôle de sa dynastie dans l'histoire a façonné son éducation : «J'ai grandi dans une famille où nous ne parlions de rien aux repas, sauf de la politique», se souvient-elle.

Après avoir obtenu son diplôme en 1976, Gabriela de Habsbourg étudie la philosophie pendant deux ans à l'Université Louis-et-Maximilien de Munich. De 1978 à 1982, elle a étudié l'art à l'Académie des Arts de Munich avec Robert Jacobsen et Eduardo Paolozzi.

Bien que petite-fille du dernier empereur autrichien, Charles Ier, elle n'utilise pas ses titres ancestraux en tant que membre de la maison de Habsbourg : "Princesse impériale et archiduchesse d'Autriche, princesse royale de Hongrie et de Bohême ", avec le prédicat d'altesse impériale et royale. " [4],[5] L'utilisation de tels titres étant illégale en Hongrie et en Autriche[6].

CarrièreModifier

Depuis 2001, elle est professeur d'art à l'Académie des Arts de Tbilissi, en Géorgie, tout en enseignant à l'Académie d'été des Arts de Neubourg-sur-le-Danube, en Allemagne jusqu'en 2005. Elle a trouvé inspirante la créativité et la gaieté de ses élèves face à l'adversité alors répandue en Géorgie[4]. Pendant son mandat, elle a obtenu la citoyenneté géorgienne. Son vignoble de cinq hectares en Géorgie produit du vin.

En novembre 2009, la Géorgie a nommé Gabriela de Habsbourg ambassadrice en Allemagne et, depuis mars 2011, elle possède un appartement à Berlin[4],[7]. Estimant que l'histoire géorgienne a servi de creuset à la culture européenne, elle a soutenu que les réformes de libéralisation du président Mikheil Saakachvili ont été bienvenues et revigorantes pour le peuple et l'économie géorgiens, ce qui l'a incitée à travailler pour l'adhésion de la Géorgie au marché européen. Elle a été relevée de son poste en janvier 2013, après le changement de gouvernement en Géorgie en octobre 2012.

Depuis mars 2010, Gabriela de Habsbourg représente la Géorgie au Conseil international [8] du Service autrichien à l'étranger .

Quelques installations publiquesModifier

  • 1985 Musée de l'État de Tyrolya (Ferdinandeum), Innsbruck, Autriche
  • 1990 National Academy of Science, Washington DC
  • 1994 Voest Alpine MCE, Linz, Autriche
  • 1994 Achmatowa Museum, Saint-Pétersbourg, Russie
  • 1994 Museion Bozen, Bolzano, Italie
  • 1995 Musée d'art étranger, Riga, Lettonie
  • 1996 Musée Würth, Künzelsau, Allemagne
  • 1997 Galerie municipale de Budapest, Hongrie
  • 1998 Musée de la ville de Skopje, Macédoine
  • 1998 Galeria Murska Sobota, Slovénie
  • 2004 Parc de sculptures de la Fondation Skulpturschweiz, Lucerne, Suisse
  • 2007 Monument de la révolution des roses en Géorgie
  • 2009 Monument aux trois pouvoirs de l'État, à l'administration présidentielle géorgienne en Géorgie

Mariage et enfantsModifier

Le 30 août 1978, à Pöcking, en Bavière, Gabriela s'est mariée civilement et le 5 septembre 1978 religieusement au Mont Sainte-Odile à Christian Meister (né le 1er septembre 1954 à Starnberg), avocat allemand, fils de Karl Meister et de Johanna Sponheim. Ils ont divorcé en 1997 et le mariage a été annulé canoniquement[5]. Gabriela était la seule des sept enfants de ses parents à épouser un conjoint qui n'avait ni titre ni nom aristocratique. Ils ont eu trois enfants et quatre petits-enfants:

  • Séverin Meister (né le 9 janvier 1981 à Starnberg), marié le 19 mai 2018 à Guanajuato City, à María Cristina Luna Loya (née en 1989)
  • Lioba Meister (née le 20 août 1983 à Starnberg), mariée le 13 juillet 2013 à Starnberg, à Alistair Drummond Hayward (né en 1982 en Afrique du Sud). Ils ont trois enfants :
    • Karl Hayward (né en 2014)
    • Philippa Hayward (née le 23 mars 2016)
    • Teresa Hayward (née en 2018)
  • Alene Meister (née le 7 septembre 1986 à Starnberg), mariée en 2017 à Carl-Alexander von Trott zu Solz (né en 1983). Ils ont un enfant.

Titres et honneursModifier

TitulatureModifier

  • depuis le 14 octobre 1956 : Son Altesse Impériale et Royale l'Archiduchesse Gabriela de Habsbourg-Lorraine, Archiduchesse d'Autriche, princesse de Hongrie

DistinctionsModifier

Honneurs dynastiquesModifier

Honneurs nationauxModifier

  •   Georgia: Membre de l'Ordre de la Toison d'Or Géorgienne[13]
  •   Georgia: Récipiendaire de la Médaille d'honneur géorgienne[14]

BibliographieModifier

Gabriela von Habsburg. Sculpture (version anglaise) Par Prof. Mathias Frehner et Prof. Carla Schulz-Hofmann Bucher GmbH & Co. Druck Verlag Netzwerk; (22. Oktober 2007) (ISBN 978-3-902612-31-1)

Gabriela von Habsburg. Skulpturen (version allemande) (ISBN 978-3-902612-20-5)

RemarquesModifier

  1. Parliament Approves New Ambassador to Germany. Civil Georgia. November 6, 2009
  2. Saakashvili Dismisses Ambassadors FM Wanted to be Replaced. Civil Georgia. January 15, 2013
  3. « Gabriela von Habsburg: "Riesenvorteil, heute zu leben" », DiePresse.com
  4. a b c et d Gelber, David, Financial Times, The art of diplomacy, 29 April 2011, access date 21 May 2011
  5. a et b de Badts de Cugnac, Chantal and Coutant de Saisseval, Guy. Le Petit Gotha. Empire d'Autriche-Hongrie. Paris, 2002, p.201. (ISBN 2-9507974-3-1)
  6. « RIS - Gesamte Rechtsvorschrift für Habsburgergesetz - Bundesrecht konsolidiert, Fassung vom 09.08.2015 », bka.gv.at
  7. « Georgia Nominates Habsburg Duchess as Envoy to Germany » (consulté le )
  8. « Österreichischer Auslandsdienst » [archive du ], auslandsdienst.at
  9. Archdiocese of Vienna - " Oberste Schutzfrau: Gabriela Habsburg-Lothringen "
  10. Sancrucensis, blog article about the Order and its Grand Mistress
  11. « Seeger Press » [archive du ] (consulté le )
  12. Considering that her brother Karl and sister-in-law Francesca live separated since 2003, Archduchess Gabriela assumes, since her mother Regina's death in 2010, the rank of Grand Mistress of the Order, normally held by the wife of the Head of the imperial House.[réf. nécessaire] The order requires 16 quarters and legitimate birth, as well as Catholicism. Francesca, estranged wife of the Head, was not born within Catholic marriage, nor does she have 16 noble great-great-grandparents as required. Her sister-in-law Archduchess Eilika is not Catholic. However, the choice of Archduchess Gabriela is surprising, given that she has older sisters
  13. « Hohe Ehrungen Für Den Nestor Der Jenaer Kaukasiologie – Thueringenreporter »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  14. Profil -Internationaler Hilfsfonds e.V

Liens externesModifier