Révolution des Roses

La révolution des Roses (en géorgien : ვარდების რევოლუცია, vardebis revoloutsia), révolution pacifique en Géorgie, a mené à la démission du président Edouard Chevardnadze le .

La révolution des Roses en Géorgie, en 2003.

Chevardnadze gouvernait la Géorgie depuis 1992, il était président depuis 1995. Son gouvernement est accusé de corruption menaçant l'économie du pays.

Des fraudes électorales sont dénoncées par des observateurs internationaux lors des élections parlementaires du . Le candidat Mikheil Saakachvili se proclame vainqueur des élections, ce que confirment les sondages indépendants en sortie des urnes. Il appelle la population à manifester pacifiquement contre le gouvernement de Chevardnadze. Les principaux partis d'opposition soutiennent Saakachvili et réclament la tenue de nouvelles élections.

Elle fait partie des révolutions de couleur dans l'ancienne URSS.

Les manifestationsModifier

Les manifestations contre le gouvernement débutent à la mi-novembre à Tbilissi avant de s'étendre aux principales villes du pays. Le , les opposants menés par Saakachvili, portant des roses, interrompent une session du parlement et contraignent le président Chevardnadze à quitter le bâtiment. Edouard Chevardnadze proclame l'état d'urgence, mais l'armée ne le suit pas. Le au soir (le jour de la Saint-Georges), après une réunion avec les chefs de l'opposition Saakachvili et Zourab Jvania, il annonce sa démission. Nino Bourdjanadze, présidente du parlement et membre de l'opposition, devient présidente de la Géorgie par intérim. La cour suprême de Géorgie annule le résultat des élections parlementaires. L’élection présidentielle anticipée organisée le consacre Mikheil Saakachvili à la présidence de la Géorgie. Le , ses partisans remportent largement les élections législatives.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier