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Frank Polson (né en 1952) est un peintre et sculpteur d’origine algonquine.

Sommaire

BiographieModifier

Frank Polson est natif d’Haileibury, en Ontario, et membre de la communauté de Long Point First Nation à Winneway[1]. À l’âge de 12 ans, il est forcé de quitter sa famille pour étudier dans un pensionnat autochtone et ne retourne chez lui que 5 ans plus tard. Bien qu’il ait participé à des formations au South Porcupine Campus à Timmins en 1985 et au Cambrian College à Sudbury en 1989, il se considère comme un artiste auto-didacte[2]. Après une expérience de vie marquée par divers dépendances et conflits légaux, il prend sa vie en main et, avec l’aide des anciens de sa communauté, il parvient à surpasser ses difficultés et retrouver un équilibre de vie par l’amour de l’art et de la nature[3]. Dans une optique de guérison, il peint pour maintenir l’harmonie retrouvé, en respect avec les traditions algonquines.

Trois mois après sa sortie de prison, il décroche sa première exposition à la Galerie Thomas B. Maracle en territoire Mohawk Tyendinaga en Ontario[4]. Il participe ensuite à des nombreuses expositions collective au Québec et en Ontario et crée régulièrement des oeuvres d’art public pour différentes communautés ou institutions autochtones. En 2017, le Centre d’exposition de Val d’Or présente une exposition rétrospective de sa carrière s’étant sur 20 ans intitulée Les sept grand-pères[5]. En 2018, la monnaie royale canadienne lui consacre sa nouvelle collection sous le thème Les 13 enseignements de Grand-Mère Lune[6].

TechniquesModifier

Les œuvres les plus reconnues de Polson sont ses peintures à l’acrylique. Il sculpte aussi le bois, la stéatite, les os et les bois de cervidés[1]. Il dit avoir découvert l'art à travers l’œuvre de Norval Morisseau en 1985. Bien qu’il ne l’ait jamais rencontré, son influence est manifeste dans son œuvre lorsqu’il trace les figures animales en les reliant par des traits noirs, que l’on reconnaît dans l’esthétique du formline. Ces lignes sont pour lui l’énergie spirituelle qui relie chaque élément[4].

ThématiquesModifier

Frank Polson s’inspire de souvenirs de voyage de chasse avec son père sur les lignes de piégeage[2]. Le mode de vie anishnabee, en lien avec la nature, est mis en scène dans ses mémoires de l’atmosphère sonore de cris de huards et de hurlement de loups[4]. Il s’inspire aussi du réalisme des activités quotidiennes, de la faune du Nord-Ouest québécois et la spiritualité traditionnelle entourant les légendes et les transformations shamaniques. S’il peint dans un style traditionnel faisant référence à son héritage culturel algonquien, il s’exprime aussi sur des enjeux modernes. Par exemple, il se désole de ne pouvoir faire vivre la même expérience du piégeage à son fils, car, la coupe à blanc a perverti la résonnance des échos, l’acoustique du territoire[3].  Il s’adresse aussi dans son art aux jeunes de la nation anishnabee dans le souhait que sa pratique artistique leur permettent de mieux comprendre leur propre identité[6].

Expositions (sélection)Modifier

2017- 2018: Les 7 Grands-Pères et Rétrospective de Frank Polson (Centre d'exposition de Val d'or, Val d'or, Cobalt Theatre Mezzanine, Cobalt, Maison amérindienne in Mont St-Hilaire, Mont St-Hilaire, Centre d’Art Rotary, LaSarre, Centre d’Exposition, Amos, WKP Kennedy Gallery, North Bay, et Galerie du Rift, Ville-Marie).

2016-2017: Oh Canada (exposition collective, Gallery 6500, Sudbury).

Notes et référencesModifier

  1. a et b « YouTube », sur www.youtube.com (consulté le 28 mars 2019)
  2. a et b « Les Productions Feux Sacrés | Frank Polson » (consulté le 28 mars 2019)
  3. a et b (en) Pat Shaver, « Art as a Healing Method : for some Natives, art becomes the healing method, an important tool on the road to recovery », Aboriginal Voices,‎
  4. a b et c « Frank Polson | Peintre de son territoire », sur La Fabrique culturelle (consulté le 28 mars 2019)
  5. « Bienvenue dans l’univers artistique de Frank Polson », sur Journal Le Reflet Témiscamien, (consulté le 28 mars 2019)
  6. a et b « Frank Polson met en lumière l’âme de son peuple », sur www.lecitoyenrouynlasarre.com (consulté le 28 mars 2019)

Lien externeModifier