Ouvrir le menu principal

François-Joseph-Amédée Lamy

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lamy.

François-Joseph-Amédée Lamy
François-Joseph-Amédée Lamy

Naissance
Mougins
Décès (à 42 ans)
Kousséri
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Grade Commandant
Années de service 1878-1900

François Joseph Amédée Lamy, né à Mougins (Alpes-Maritimes) le et mort au combat le lors de la bataille de Kousséri au Cameroun, est un officier français.

FamilleModifier

Il est le fils de Joseph Sosthène Lamy (1818-1891), originaire de Nancy, lieutenant de vaisseau et d'Elisabeth Giraud, issue d'une vieille famille notable provençale[1].

BiographieModifier

Très jeune, Amédée veut être colonial et soldat. Il entre à 10 ans au Prytanée militaire, obtient le grand prix de géographie au concours général des lycées et collèges de province. Élève à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (1878-1880), 63e promotion : des Zoulous

Il commence sa carrière en 1880 en partant comme sous-lieutenant au 1er régiment de tirailleurs algériens. Il découvre l'Afrique saharienne, participe à la colonisation française en Tunisie puis part au Tonkin en 1884 et y reste jusqu'en 1886. Revenu à Alger en 1887 comme officier d'ordonnance du général commandant la division d'Alger, il renoue avec le Sahara et notamment le méhari dont il prouvera les avantages. Le désert le fascine et il apprend à vivre avec peu : « Personnellement, je ne serai vraiment heureux que lorsque je pourrai vivre sans boire ni manger. En ce moment, je m'entraîne à ce genre d'existence, mais je ne suis arrivé qu'à des résultats médiocres. Je suis encore obligé de manger plus de six dattes à mes repas : c'est désolant ! »

Il participe à la mission Le Chatelier en 1893, chargée de l'étude d'un projet de voie ferroviaire entre la côte et Brazzaville, ainsi que d'études botaniques, géologiques et géographiques. C'est Alfred Le Chatelier qui lui présente Fernand Foureau avec qui il montera la mission Foureau-Lamy en 1898 qui doit rallier Alger et le lac Tchad.

C'est lors de cette mission, ayant rejoint la mission Joalland-Meynier et la mission Gentil, lors de l'affrontement final avec Rabah à Kousséri qu'Amédée, alors commandant et chef de 700 fusils, trente cavaliers et 4 canons, décède à 42 ans, au côté du lieutenant Meynier blessé. Ce dernier décrira la mort du commandant Lamy dans plusieurs ouvrages.

HommagesModifier

  • Monument du Commandant Lamy, Alger.
  • Place Commandant Lamy, 83000 Toulon
  • À Cannes, il existe la place du Commandant Lamy sur la laquelle débouche : la rue d'Alger, la rue d'Oran, la rue de Constantine et la rue de Bône.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et référencesModifier

  1. Robert Maestri, Commandant Lamy, un officier français aux colonies, Maisonneuve et Larose, 2000, p. 24.(lire en ligne)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Armand Mesplé, Le Commandant Lamy (1858-1900), Édition de la Nouvelle revue, Paris, 1903.
  • Commandant Reibell, Le Commandant Lamy d'après sa correspondance, Hachette, Paris, 1903.
  • Robert Maestri, Commandant Lamy, un officier français aux colonies, Maisonneuve et Larose, 2000

Articles connexesModifier

Liens externesModifier