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Frédéric Samuel Cordey

peintre français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cordey.
Frédéric Samuel Cordey
Goeneutte cordey.jpg
Norbert Gœneutte, Portrait de Cordey (vers 1885), localisation inconnue.
Naissance
Décès
(à 56 ans)
Paris
Nom de naissance
Frédéric Samuel Cordey
Nationalité
Activité
Mouvement
Influencé par

Frédéric Samuel Cordey, né le à Paris et mort dans la même ville le , est un peintre français appartenant au groupe impressionniste[1].

Particulièrement lié avec Auguste Renoir, il possède une fortune personnelle qui lui permet de travailler selon son goût, sans se préoccuper de la publicité que peuvent lui apporter les marchands[2].

BiographieModifier

 
La Conversation (représentant le peintre Cordey et l'un de ses modèles préférés, Marguerite Legrand, dit « Margot »), par Auguste Renoir, 1879, Nationalmuseum à Stockholm.

Élève d'Isidore Pils et de Gustave Boulanger à l'École des beaux-arts de Paris, il fait partie d'un groupe qui se révolte contre l'enseignement de ses professeurs avec son camarade Pierre Franc-Lamy. Cordey abandonne très vite la peinture enseignée à l'académie pour suivre la voie des impressionnistes, et il expose avec eux en 1877 avec quatre tableaux : Rue à Montmartre, Le Pont des Saints-Pères, le Séchoir (Chantilly), et Pêcheur (esquisse)[2].

En 1881, Gustave Caillebotte fait savoir à Camille Pissaro qu'il souhaite que Cordey expose avec les impressionnistes mais, cette année-là, Cordey est à Alger avec André Lhote. Cordey exposera plus tard avec les indépendants.

Proche de Renoir dont il est un des plus fidèle compagnons, il figure dans plusieurs tableaux du maître : Bal du moulin de la Galette et dans La Conversation. Le fils d'Auguste, Jean Renoir, rapporte une théorie de Cordey qui plaisait beaucoup à son père : « Les peintres comme les gymnastes doivent se maintenir en forme. Ils doivent garder leur vue claire et leurs gestes précis et de bonnes jambes pour aller au paysage[2]. »

« Cordey est également un ami de Cabaner, et l'une de ses œuvres figure dans la liste citée par Cézanne à Zola des œuvres donnés pour venir en aide au musicien[2]. » Il admire aussi Nina de Callias (l'une de ses toiles représente Le Jardin de Madame Callias), et Léon Dierx dont il fait les portraits. Léon Dierx, prince des poètes est acheté par le docteur Viau en 1899[2].

Paysagiste attentif, il séjourne non loin de Camille Pissaro à Neuville-sur-Oise et Éragny[3]. Il participe au Salon d'automne dès sa création en 1903[4] et jusqu'en 1908. Il est nommé sociétaire de ce Salon en 1904, année où il expose six peintures.

Au Salon de 1906, il est présent avec dix peintures dont six des bords de l'Oise. Il n'expose que rarement, cependant les critiques d'art Adolphe Tabarant, Paul Alexis et Gustave Geffroy se montrent très élogieux dans la préface de l'exposition rétrospective de Cordey en 1913-1914 à la galerie Choiseul à Paris. Adolphe Thalasso en a donné en février 1914, un compte-rendu dans L'Art et les Artistes louant ses paysages d'Éragny.

Œuvres dans les collections publiquesModifier

SalonsModifier

ExpositionsModifier

  • 1877 : exposition à Paris avec les impressionnistes ;
  • hiver 1897-1898 : Paris, galerie Le Barc de Boutteville ;
  • hiver 1913-1914 : Paris, galerie Choiseul, Frédéric Samuel Cordey.

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

  1. René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 314
  2. a b c d et e Monneret 1987, tome 1, p. 149
  3. Monneret 1987, tome 1, p. 150
  4. Le catalogue le mentionne à l'adresse suivante : « à Éragny, 4 route nationale ».
  5. « Madame Cordey faisant de la tapisserie », notice no 000PE000531, base Joconde, ministère français de la Culture

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Adolphe Thalasso, « Frédéric Samuel Cordey », L'Art et les artistes, février 1914, [compte rendu exposition à la galerie Choiseul].
  • Collectif, Les Peintres de l'Oise, [catalogue de l'exposition au Musée Talvet-Delacour à Pontoise], 2007.
  • Dictionnaire Bénézit
  • André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre au XIXe et XXe siècles, 640 p.
  • (de) Claire et Paul Pfisterer, Signaturelexikon ou Dictionnaire des signatures, Éd. Walter de Gruyter & Co, 1999, 993 p. (ISBN 3-110-14937-0)
  • Christophe Duvivier, Les peintres et l'Oise, les peintres-graveurs de la Vallée de l'Oise.
  • Sophie Monneret, L'Impressionnisme et son époque, t. 1, Paris, Robert Laffont, , 997 p. (ISBN 2-22105412-1)
  • Sophie Monneret, L'Impressionnisme et son époque, t. 2, Paris, Robert Laffont, , 1185 p. (ISBN 2-22105413-X)
  • Paris, bibliothèque de l'INHA : cartons verts, 1re série (1865-1970).

Liens externesModifier

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