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Fondouk des Français

fondouk en Tunisie

Vue actuelle du fondouk des Français

Le fondouk des Français est un caravansérail de la médina de Tunis situé dans l'ancien quartier franc[1] à proximité de Bab El Bhar.

HistoireModifier

Le fondouk est bâti au cours des années 1659-1660 sous le règne de Hammouda Pacha Bey, à l'initiative du consul et vicaire d'Afrique Jean Le Vacher. Ce fondouk témoigne de l'architecture civile locale au XVIIe siècle. Il est situé au numéro 5 de la rue de l'Ancienne Douane[2]. Plus tard, au début du XVIIIe siècle, un autre fondouk dit « fondouk des négociants »[3], situé au numéro 15 de la même rue, est loué aux Français[2].

Le premier abrite le consul et ses bureaux, et le second abrite les négociants et leurs marchandises[4]. Les deux ensembles sont distribués autour de deux cours à portiques[5]. L'ensemble se trouve en face de l'ancien bagne de Kara Ahmed ou Karamed[6] (bagne de Saint-Léonard), devenu plus tard le consulat du grand-duché de Toscane, appelé aussi « fondouk des Livournais »[7].

Le fondouk des Français perd définitivement sa fonction de consulat en 1860, quand l'actuelle ambassade de France, située sur l'actuelle avenue Habib-Bourguiba, est construite à l'initiative de Léon Roches[8].

Le fondouk des marchands est classé monument historique en 1922[9].

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Notes et référencesModifier

  1. Il s'agit de l'enclave chrétienne du vieux Tunis.
  2. a et b Archives de l'Association de sauvegarde de la médina de Tunis, Étude analytique des espaces de production et d'échange dans la médina de Tunis, Tunis, Association de sauvegarde de la médina de Tunis, , 152 p., p. 84
  3. Ahmed Saadaoui, « Les Européens à Tunis aux XVIIe et XVIIIe siècles », Cahiers de la Méditerranée, no 67,‎ , p. 61-84 (ISSN 1773-0201, lire en ligne)
  4. « Les rues », sur commune-tunis.gov.tn (consulté le 2 janvier 2016)
  5. Lucien Golvin, « Jacques Revault, Le fondouk des Français et les consuls de France à Tunis (1660-1860) », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, vol. 40, no 1,‎ , p. 178-179 (lire en ligne, consulté le 1er janvier 2016)
  6. Paul Sebag, Tunis au XVIIe siècle : une cité barbaresque au temps de la course, Paris, L'Harmattan, , 271 p. (ISBN 2-7384-0449-9), p. 128-129
  7. Adnen El Ghali, « La route des consuls », Archibat, no 33,‎ , p. 80-83
  8. Juliette Hueber (dir.) et Claudine Piaton (dir.), Tunis : architectures 1860-1960, Tunis, Elyzad, , 251 p. (ISBN 978-2-918371-08-3), p. 117
  9. « Décret du 25 janvier 1922 (26 djoumadi-el-aoual 1340) », sur docartis.com (consulté le 1er janvier 2016)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Jacques Revault, Le fondouk des Français et les consuls de France à Tunis (1660-1860), Paris, Recherches sur les civilisations, , 104 p. (ISBN 978-2-865-38097-8)
  • Geneviève Goussaud-Falgas, Le Consulat de France aux XVIIe et XVIIIe siècles : vie quotidienne, Paris, Éditions L'Harmattan, (ISBN 978-2-343-04135-3)

Liens externesModifier