Famille Imperiale

La famille Imperiale ou Imperiali di Francavilla est l’une des plus importantes famille italiennes, originaire de la République de Gênes. Déjà connue sous le nom de Tartaro (Xe siècle), au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, elle fut propriétaire de vastes domaines féodaux du Salento septentrional.

Armes de la famille Imperiali.

HéraldiqueModifier

Armoiries : d'argent au pal cousu d'or chargé d'un aigle contourné au vol abaissé de sable, armé, becqué et couronné à l'antique d'or, lampassé de gueules L'écu adossé à l'aigle impérial.

Maxime : « Sub umbra alarum tuarum ».

OriginesModifier

 
Portrait de la famille Imperiale de Gênes (Giovanni Vincenzo Imperiale, la seconde épouse Brigitta Spinola et le premier né Francesco Maria).

La famille Imperiale de Gênes, dite aussi Tartaro au Xe siècle, est issue des comtes de Vintimille, comme le confirme un privilège de l'empereur Charles VI du Saint-Empire. Les premiers documents les concernant remontent au XIIe siècle ; Il est probable que le membre fondateur de la famille Giovanni il Tartaro a quitté Vintimille pour Gênes grâce au commerce génois dans les colonies Caffa et Tana sur les rives de la mer Noire dans les années 1100.

Au XIIe siècle, Gênes étant en proie à des luttes intestines, les descendants directs de Giovanni Tartaro furent appelés à faire partie des Otto Nobili (« huit nobles »), l'autorité suprême à l'époque de la république génoise, accédant ainsi aux plus hautes charges.

En 1188, Ospinello Tartaro est « conseiller de paix » dans la guerre entre Gênes et Pise et en 1225 son frère Opicino ou Opizzino, est ambassadeur à Asti afin de négocier avec Thomas Ier de Savoie.

En 1302 Lanfranco Tartaro, après avoir armé des galères pour Philippe IV de France fut amiral d'une croisade en Terre sainte à l'initiative de nobles dames génoises.

Entre les XIIIe et XIVe siècles, la famille Tartaro se distingue dans la lutte contre les Sarrasins. Pourtant dans les années 1308-1311, les Tartaro obtiennent de l'empereur byzantin Andronic II Paléologue le privilège de prendre le nom « Imperiale » et d'insérer l'aigle impérial sur le blason familial, avec la tête tournée vers la gauche, indiquant le privilège de se positionner à la droite de l'empereur, pour leur disponibilité économique et services rendus[1].

En 1528 Casa Imperiale est l'une des vingt-huit familles qui constituent les « Alberghi », association restreignant toute autorité gouvernementale.

En 1378 Casa Imperiale tient la Signoria de la Corse, assument des charges notables à Milan, Vicence et Naples où, le , elle est inscrite au livre d'or du Seggio di Capuana et agrégée à la noblesse napolitaine.

En 1608, membre de l'ordre de Malte, de la Toison d'or et de Saint-Janvier.

En 1639 la Casa Imperiali est décorée du titre Principe di Francavilla, en 1718 du titre de Principe di Sant’Angelo dei Lombardi, en 1608 du titre Marchese di Latiano et en 1573 de Marchese d'Oria et Grand d'Espagne de Ire Classe, occupe des postes importants de la Real Corte Borbonica : Maggiordomo Maggiore (1753-1759), Capitano Delle Reali Guardie del Corpo (1775-1782) et de Cavallerizzo Maggiore (1855-1860).

Les Imperiali bénéficient de l'attribution des nombreux titres : prince, duc, marquis, Nobile dei Principi di Francavilla, Patrizio Genovese et Napolitano, ainsi que le traitement du nom avec le terme Don et Donna.

PersonnalitésModifier

Principaux membresModifier

 
Cardinal Giuseppe Renato Imperiali

Dans l'ère contemporaine la famille est si nombreuse qu’il est difficile de déterminer la personne la plus importante de la famille.

Doges de GênesModifier

Grâce à la bravoure du capitaine Davide Imperiale à la bataille de Lépante, la famille Imperiale en retira un énorme prestige dans la République de Gênes, de fait quatre de ses membres furent doges entre les XVIIe et XVIIIe siècles :

Cardinaux de l'Église catholiqueModifier

Branches de la famille ImperialeModifier

La famille est constituée de trois branches:

  • Imperiali di Sant'Angelo
  • Imperiali di Francavilla
  • Imperiali di Latiano

Édifices historiquesModifier

  • Palazzo Imperiale de Gênes,
  • Villa Imperiale de Gênes,
  • Castello de Francavilla Fontana
  • Castello Imperiali de Villa Castelli
  • Torre dell'Antoglietta
  • Palazzo Imperiali de Latiano
  • Palazzo Imperiali-Filotico de Manduria
  • Palazzo Imperiali de Avetrana
  • Palazzo Imperiali de Salza Irpina
  • Villa Imperiali de Vicence

Notes et référencesModifier

  1. D'autres sources attribuent cette nomination à l'empereur Henri VII du Saint-Empire.

BibliographieModifier

  • Gian Domenico Oltrona Visconti, Imperialis Familia, Plaisance, 1999.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sources de traductionModifier