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Fêtes du feu du solstice d'été dans les Pyrénées

Fêtes du feu du solstice d'été
dans les Pyrénées *
Falles en train de brûler lors de la fête du feu à Isil dans le Pallars Sobirà en Catalogne.
Falles en train de brûler lors de la fête du feu à Isil dans le Pallars Sobirà en Catalogne.
Pays * Drapeau de la France France
Drapeau d'Andorre Andorre
Drapeau de l'Espagne Espagne
Liste Liste représentative
Année d’inscription 2015
* Descriptif officiel UNESCO

Les fêtes du feu du solstice d’été ont lieu dans les Pyrénées chaque année la même nuit, quand le soleil est à son zénith. Les fêtes se déroulent dans plusieurs villages ou communes au nord-est de l'Aragon, au nord-ouest de la Catalogne, en Andorre et dans des communes de Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées.

Sommaire

Description généraleModifier

À la nuit tombée, les habitants de différents villes et villages portent des flambeaux depuis le sommet des montagnes pour embraser des bûchers de construction traditionnelle[1],[2].

La fête est considérée comme un moment de convivialité et de renforcement des sentiments d’appartenance, d’identité et de continuité, avec des célébrations qui comprennent des danses traditionnelles et des repas communaux. Des rôles sont assignés à des personnes spécifiques, dans certaines municipalités, le maire est impliqué dans la mise à feu du premier bûcher, dans d’autres, un prêtre bénit ou allume le feu, ailleurs, l’homme le plus récemment marié dans le village allume le feu et mène la descente dans les villages. Souvent, des jeunes filles attendent l’arrivée des porteurs de flambeaux dans les villages avec du vin et des pâtisseries[1].

 
La fête à Sant Julià de Cerdanyola dans le Berguedà en Catalogne. Contrairement aux autres localités les fêtes se tiennent au solstice d'hiver.

Traditionnellement, en haut de la montagne est allumé un bûcher qui prend le nom de haro, taro, hart ou faro (grec pharos, phare). Les habitants allument alors des falles, halhes ou halhas (latin facula, torche) et descendent alors jusqu'au village pour rejoindre les falles majors, haros, brandons (grands troncs travaillés et dressés sur la place) ou taro (tronc dressé puis traîné dans les rues par toute la population) qui sont alors mis à feu[3].

Pour les jeunes, la première descente est un moment très spécial : le passage de l’adolescence à l’âge adulte. Une pensée pour les compagnons disparus est partagée dans l’émotion et le recueillement[3].

Dans la matinée, les gens collectent des braises ou des cendres pour protéger leurs foyers et leurs jardins[1],[2].

Les espaces culturels (faros, parcours, places), repas communautaires et folklore populaire sont associés aux célébrations[3].

L’élément a des racines profondes au sein des communautés locales et se perpétue grâce à un réseau d’associations et d’institutions locales. Le lieu le plus important de transmission est la famille, où les gens gardent vivante la mémoire de ce patrimoine[1]. Ce sont les groupements de fallaires et de voisins qui préparent les falles, le faro et le haro suivant un savoir-faire traditionnel particulier[3].

Localités pyrénéennes où sont célébrées les fêtes du feuModifier

 
Falles prêts à être utilisés à Isil.
 
Les Falles à Alins

Soixante-trois localités, vingt-six en Espagne, trente-quatre en France et trois en Andorre, sont indiqués dans le dossier de candidatures comme pratiquant les fêtes du feu qui prennent dans ces localités des noms spécifiques, dont certains sont indiqués ci-dessous[3] :

 
Arbre de la Saint-Jean à Saint-Aventin. Septembre 1898.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • (fr)(es)(en) Dossier de candidature n° 01073 pour inscription en 2015 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, , 31 p. (lire en ligne)
  • (ca) « Les Falles que baixen del Pireneu », Ara Estiu, no 11,‎

VidéographieModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier