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Exploitation forestière au Canada

Transport par flottage de grume à Vancouver en Colombie-Britannique, la province la plus productrice de bois

L’exploitation forestière est une des grandes activités économiques du Canada depuis le début du XIXe siècle.

HistoriqueModifier

Avant le XIXe siècle, les deux Canadas regorgeaient d'importantes ressources forestières étant donné qu'il n'y avait pas eu encore de véritable exploitation du potentiel forestier. La raison était bien simple : il n'y avait pas vraiment de débouché pour le bois canadien en Angleterre.

Mais, au tournant du XIXe siècle, une forte demande apparut au Royaume-Uni qui connaissait sa révolution industrielle. Les progrès techniques faisaient que les manufactures se multipliaient dans les villes qui se développaient rapidement. Pour toutes ces constructions, le bois était alors le matériau par excellence. De plus, l'Angleterre possédait la flotte la plus importante au monde et tous ses bateaux se construisaient en bois. Leur longévité était donc assez restreinte. Depuis longtemps, l'Angleterre s'approvisionnait dans les pays de la Baltique mais, en guerre contre l'empereur français Napoléon Ier, elle subit alors le blocus continental et ne pouvait donc plus aller chercher son bois dans les pays de la Baltique aussi librement qu'auparavant.

Dans l'urgence de la guerre, la solution de rechange sera donc les Canadas, et particulièrement le Bas-Canada. C'est ainsi qu'à partir de 1805-1806, la production de bois y fit un bond prodigieux. C'est la vallée de l'Outaouais qui bénéficia le plus de l'essor de ce commerce. En 1800, un Américain du nom de Philemon Wright avait fondé la ville de Hull à l'embouchure de la rivière Gatineau. On y coupait alors que deux espèces d'arbres, le pin et le chêne. Ce fut le début de l'époque du bois carré. Il se créa donc de nombreux nouveaux emplois grâce à cette activité, des emplois tels que des bûcherons, des draveurs, des cageux, et des débardeurs.

À partir de 1815, l’Empire napoléonien étant tombé, l'Angleterre aurait pu retourner acheter son bois dans les pays de la Baltique tout proches et économiser les frais de transport. Il n'en fut rien, car l'Angleterre était en train de réviser sa politique commerciale pour avantager les produits britanniques et les protéger de la concurrence. À cause de cette politique protectionniste, le bois étranger fut fortement taxé. C'est ainsi que les Canadas ont pu continuer, grâce à ces tarifs préférentiels, à bénéficier de la grande demande de l'Angleterre pour le bois. Cela permit aux hommes d'affaires canadiens d'accumuler des profits comme jamais auparavant. Ils purent se permettre d'investir dans la construction des canaux et dans les premiers chemins de fer. Ces hommes d'affaires enrichis dans l'exploitation forestière fondèrent la Banque de Montréal en 1817.

Voir aussiModifier