Ouvrir le menu principal
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Arnaudeau.

Officier général francais 3 etoiles.svg Eugène Arnaudeau
Naissance
Laon
Décès (à 69 ans)
Sèvres
Origine Française
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Génie militaire
Infanterie
Grade Général de division
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur
Autres fonctions Membre du Comité consultatif d'État-Major
Sénateur de la Vienne (1877-1891)

Eugène-Jean-Marie Arnaudeau (, Laon-, Sèvres (Vienne)) est un général et homme politique français.

BiographieModifier

Arnaudeau passa par l'École polytechnique, et en sortit comme officier du génie. Sous-lieutenant en 1843, lieutenant en 1845, capitaine en 1849, il devint chef de bataillon en 1855, lieutenant-colonel en 1860, colonel en 1863, général de brigade en 1868 et général de division en 1875. Il avait quitté l'arme du génie pour celle de l'infanterie. Il fit en Afrique ses premières campagnes, et prit part, en 1870, à la campagne d'Allemagne; il commandait une brigade dans le 3e corps d'armée (maréchal Bazaine). Par la suite, il fut successivement pourvu du commandement de la brigade d'Angoulême, puis de celui de la 16e division d'infanterie, comprenant les subdivisions des régions de Cosne, Bourges et Nevers.

En 1877, il fut élu Sénateur de la Vienne par les conservateurs de ce département. Arnaudeau prit place à droite et vota avec les conservateurs : contre l'article 7 et les lois présentées par Ferry sur renseignement, contre l'amnistie, etc. Réélu en 1882, il se prononça : contre la loi sur le serment judiciaire, contre l'expulsion des princes, contre le rétablissement du divorce, et contre le nouveau projet de loi sur l'armée, dans lequel il blâma la réduction du service à trois ans, et la complète suppression des dispenses conditionnelles. Il a voté contre le rétablissement du scrutin uninominal, la proposition de loi Lisbonne restrictive de la liberté de la presse, contre la proposition de loi érigeant le Sénat en haute cour de justice pour juger les attentats commis contre la sûreté de l'État.

Il se retira en 1891 dans sa propriété de La Brunetière à Sèvres, dans la Vienne, où il se livrait à certaines expériences agricoles, essayant, avec succès, d'appliquer à l'agriculture les méthodes scientifiques découvertes à cette époque.

SourcesModifier

Liens externesModifier