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Esprit-Aimé Libour

peintre français d'histoire et portraitiste
Esprit-Aimé Libour
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 62 ans)
Activité

Esprit-Aimé Libour, né le 22 février 1784 à Laval[1], mort le 30 juillet 1846 à Paris[2], est un peintre français d'histoire et portraitiste.

Sommaire

BiographieModifier

Il est le fils de Jean-Paul Libour[3] et de Marie-Catherine-Uranie Chevalier, tous deux originaires de Chartres où ils se sont mariés en 1781. La famille Libour se réfugie à Paris pendant la Révolution française.

Après des études classiques, Esprit-Aimé Libour se spécialise dans la peinture, et entre à l'École nationale supérieure des beaux-arts (atelier de Jean-Baptiste Regnault). Il obtient plusieurs médailles à l'école de l'an XII à 1814. Il obtient ainsi le 8 février 1810 un accessit de l'Académie des Beaux-Arts en compagnie de François Rude au concours Caylus dont le thème était La douleur morale. Il est l'ami intime de François Rude. Ce dernier réalisera un buste d'Esprit-Aimé Libour, ainsi que de sa mère.

Élève de Jacques-Louis David, Jean-Baptiste Regnault et Gros, il expose au Salon de 1808 à 1844.

Il est chargé de la restauration d'une partie des tableaux de la galerie de Diane, au château des Tuileries en collaboration de Blondel et d'Abel de Pujol. Il donne des leçons particulières et dans les pensionnats.

Il a épousé Adèle-Madeleine Mairet, née à Paris, morte en 1881. Il a deux enfants : un fils, une fille. Sa fille, Uranie Alphonsine Colin-Libour (1833-1916) sera l'élève de Rude, de François Bonvin et de Charles Müller. Elle est peintre et présente dans le Catalogue de l'Exposition Universelle de 1889 pour son tableau La Charité. Son tableau L'Abandonnée a été achetée par le musée d'Amiens.

L'auto-portrait de Libour, daté de 1827, a été offert par sa fille et son gendre au musée de Laval en 1890.

ŒuvresModifier

Ses principales œuvres sont :

  • Un mamelouck mourant de fatigue dans le désert, exposé en 1806[4];
  • Fureur jalouse d'un Arabe, exposé en 1808;
  • La mort d'Abel, exposé en 1810 ;
  • Vénus sortant des eaux, exposé en 1812;
  • Philoctète abandonné, exposé en 1822;
  • Céphale et Procris, exposé en 1827.

Il réalise Le général Lecourbe pour le musée de Versailles, et Jésus-Christ au jardin des Oliviers, commandé par l'État pour la cathédrale de Chartres.

Il a aussi réalisé de nombreux portraits, dont celui de Pierre Dufournel, médecin âgé de 119 ans.

BibliographieModifier

  • Bulletin de la Commission Archéologique de la Mayenne, 1888, p. 117, 1890, p. 300-319.
  • F. Cornée, Esprit-Aimé Libour, peintre, né à Laval, Éditeur, L. Moreau, 1890.

Notes et référencesModifier

  1. Paroisse de la Trinité. Il est né dans une maison de la Place Hardy-de-Lévaré.
  2. Quai de la Mégisserie.
  3. Il était inspecteur pour le roi des Manufactures. Après avoir résidé à Morlaix jusqu'en 1781, il est nommé à Laval à partir du 1er janvier 1782. Il prévient et contrôle les fraudes dans la fabrication et le commerce des toiles. Avant la naissance de son fils, il est nommé à Dijon.
  4. Acheté par le baron Denon pour sa collection particulière, puis passé dans la famille Guizot.