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Ernest Pezet

personnalité politique française
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Ernest Pezet
Illustration.
Ernest Pezet en 1932.
Fonctions
Conseiller de la République des Français de l'étranger
Député du Morbihan à l'Assemblée constituante
Élection
Député du Morbihan
Élection
Réélection
Législature XIVe, XVe et XVIe
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Rignac (Aveyron, France)
Date de décès (à 78 ans)
Lieu de décès Paris (Seine, France)
Nationalité Drapeau de la France France
Parti politique PDP, puis MRP
Profession Journaliste

Ernest Pezet, né le à Rignac (Aveyron) et mort le à Paris (Seine), est un homme politique français.

Sommaire

BiographieModifier

Fils d'un meunier, il s'oriente très tôt vers le journalisme. Il est membre du Sillon de Marc Sangnier, dont il est le collaborateur. Mobilisé, il est plusieurs fois blessé. En 1919, il est l'un des six fondateurs de l'Union nationale des combattants. Rédacteur en chef de la Voix du combattant, il sillonne la France pour organiser les associations d'anciens combattants. Il est à l'origine de la retraite mutualiste du combattant, de l'office du combattant, de la croix du combattant. Dans le même temps, il collabore à de nombreux journaux à Paris et en province.

En 1924, il est l'un des fondateurs du Parti démocrate populaire. En 1928, il est élu député du Morbihan. Il est très actif au sein de la commission des Affaires étrangères, dont il est vice-président. Il y est le spécialiste de l'Europe centrale et orientale. Il s'intéresse beaucoup aux questions de propagande et de censure. En 1930 et 1931, il est secrétaire de la Chambre.

Le 10 juillet 1940, il vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, mais bascule immédiatement dans la Résistance, dans les réseaux démocrate-chrétiens, notamment le « groupe de la rue de Lille ». Il participe à la rédaction des Cahiers du travaillisme français entre septembre 1943 et mai 1944 aux côtés d'autres démocrates chrétiens comme Robert Buron[1]. À la Libération, il est relevé de son inéligibilité. Il est réélu député MRP du Morbihan à la première assemblée constituante. Il retrouve son poste de vice-président de la commission des Affaires étrangères. Il est vice-président du Conseil de la République en 1952.

En 1946, il est membre de la délégation française à la conférence de paix et à la première Assemblée générale des Nations unies. En décembre 1946, il est élu sénateur par l'Assemblée nationale. Il conserve ce mandat, au titre des Français de l'étranger, jusqu'en 1959. Il préside le groupe MRP au Sénat. Vice-président de la commission des Affaires étrangères de 1951 à 1955, c'est un parlementaire très actif, rapporteur de nombreux textes importants de sa commission : plan Marshall, traité de l'Atlantique nord, création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier. En 1952, il est nommé membre de l'assemblée du Conseil de l'Europe.

En parallèle, il est, jusqu'à sa mort, président de l'Association professionnelle de la presse républicaine. Il préside aussi pendant plusieurs années l'Union des Français de l'étranger.

Par le mariage de son fils Jacques, Ernest Pezet est le beau-père de l'artiste peintre et sculpteur Geneviève Pezet.

SourceModifier

  • « Ernest Pezet », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Notes et référencesModifier

  1. Pierre Letamendia, Le mouvement républicain populaire: le MRP, histoire d'un grand parti français, Éditions Beauchesne, 1995, p. 57 [lire en ligne].

Voir aussiModifier