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Enguerrand IV de Coucy

Enguerrand IV de Coucy
Illustration.
Enguerrand IV de Coucy
Fonctions
Seigneur de Coucy

(60 ans)
Prédécesseur Enguerrand III de Coucy
Successeur Enguerrand V de Coucy
Biographie
Dynastie Maison de Coucy
Date de naissance v. 1228
Date de décès (à ~ 82 ans)
Père Enguerrand III de Coucy
Mère Marie de Montmirail
Fratrie Marie de Coucy
Raoul II de Coucy
Conjoint Marguerite de Gueldre
Jeanne de Flandre

Enguerrand IV de Coucy[1] (né vers 1228 - † 1310), vicomte de Meaux[2], sire de Coucy, seigneur de Montmirail et de Crèvecœur, d'Oisy, de Marle, de La Fère, de Crépy et de Vervins.

BiographieModifier

 
Armes des sires de Coucy

Fils cadet d'Enguerrand III et de Marie de Montmirail, il devient seigneur de Coucy à la mort de son frère Raoul II[3] survenue le 6 avril 1250 lors de la bataille de Fariskur, en Égypte au cours de la septième croisade.

Second fils de Marie de Montmirail, c'était un homme rustre et violent. Il fit pendre sans jugement trois jouvenceaux flamands[4],[5] qui avaient été surpris chassant clandestinement dans la forêt de Coucy[6]. Cet évènement mène à "l'affaire du Sire du Coucy". Arrêté sur ordres du roi Saint Louis, il fut amené au château du Louvre pour y répondre de cet acte de cruelle autorité, devant le roi et les grands du royaume. Les parents et alliés d’Enguerrand se retirèrent sans vouloir se prononcer et le roi, resté seul, pardonna, à condition que pour réparation de sa faute, Enguerrand fasse des fondations pieuses et paierait la somme de 10 000 livres parisis (1 livre parisis = 1,25 livre tournois, 1 livre parisis équivaut à 8,27 g d'or fin, 10 000 livres parisis valent à peu près 285 000 francs or) ; cette somme fut employée à construire l’hôpital de Pontoise, le cloître et les écoles des Dominicains de la rue Saint-Jacques et l’église des Cordeliers de Paris Il fut aussi condamné à servir quelque temps, à ses dépens, en Terre sainte, mais fut dispensé de cette promesse par Raoul II de Cierrey, évêque d’Évreux, qui avait reçu pouvoir du pape, à charge néanmoins de payer encore 12 000 livres. Il fut forcé de vendre de riches domaines, ce qui diminua l’importance de la seigneurie de Montmirail.

Enguerrand se marie avec Marguerite, la fille du comte Otton II de Gueldre († 1271) et de Marguerite de Clèves († 1251), mais il n'a pas d'enfant de ce premier mariage.

Devenu veuf, il se remarie en 1288 avec Jeanne de Flandre, fille aînée de Robert de Béthune, comte de Flandre, et de Yolande de Bourgogne († 1280), comtesse de Nevers, et sœur de Robert de Cassel.

Il meurt en 1310 et est inhumé en l'abbaye Notre-Dame de Longpont auprès de Marie de Montmirail et d'Oisy, sa mère et de Jean de Montmirail, son grand-père.

Quelque temps après la mort de son époux, Jeanne se retire en l'abbaye cistercienne du Sauvoir, au pied de la montagne de Laon, et elle y meurt abbesse, le 15 octobre 1334.

Enguerrand IV ne laissant point d'héritier, la puissante seigneurie de Coucy passe alors entre les mains de son neveu Enguerrand V. Ce dernier, fils d'Arnould III de Guînes et d'Alix de Coucy, est le premier représentant de la seconde maison de Coucy. Lui-même et son fils, Guillaume Ier, sont quasiment inconnus en dehors de quelques mentions dans des textes officiels.

Notes et référencesModifier

  1. Enguerrand IV de Coucy sur le site de la Fondation pour la généalogie médiévale
  2. Enguerrand IV de Coucy, vicomte de Meaux
  3. Raoul de Coucy sur le site de la Fondation pour la généalogie médiévale
  4. Voir article connexe : Gilles de Trazegnies dit le Brun
  5. Que les trois enfants ou un seul des trois fussent des Trazegnies, il semble bien qu'il s'agît du lignage d'Otton II de Trazegnies-Wedergraet, cousin germain du connétable. Cette branche flandrienne de la famille était implantée autour de Ninove où elle possédait de nombreuses forteresses. Les trois adolescents étaient venus en France pour apprendre ce qui devenait le parler de tout aristocrate policé, mais avaient été incapables d'expliquer leur situation au terrible Enguerrand IV de Coucy. (Les Trazegnies par Olivier, Marquis de Trazegnies)
  6. Henri Martin, Histoire de France, depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1789, 1860, p. 303

BibliographieModifier

Articles connexesModifier