Emmeline Pethick-Lawrence

suffragette britannique
Emmeline Pethick-Lawrence
Emmeline Pethick-Lawrence vers 1910.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 86 ans)
GomshallVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Activités
Père
Henry Pethick (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Dorothy Pethick (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Frederick Pethick-Lawrence (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Henrietta Lawes (en) (cousine germaine)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Votes for Women (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parti politique
Membre de
Personnes liées
Sylvia Pankhurst (amitié), Mary Neal (en) (amitié), Emmeline Pankhurst (amitié), Annie Kenney (amitié), Christabel Pankhurst (amitié)Voir et modifier les données sur Wikidata
Archives conservées par

Emmeline Pethick-Lawrence, baronne Pethick-Lawrence, née le à Clifton et morte le à Gomshall dans le Surrey, est une suffragette britannique.

Biographie modifier

Deuxième d'une fratrie de 13 enfants, elle est envoyée dans un internat à l'âge de huit ans. Son père est un homme d'affaires.

De 1891 à 1895, elle travaille comme « sœur du peuple » (« sister of the people ») pour une mission méthodiste de Londres-Ouest, à Cleveland Hall (en), près de Fitzroy Square (en). Elle aide Mary Neal (en) à diriger le club des filles de la mission. À l'automne de 1895, les deux femmes quittent cet établissent pour co-fonder l'Espérance Club (en), un club féminin qui ne serait pas soumis aux contraintes de la mission, et où l'on pourrait expérimenter la danse et le théâtre[2].

Avec Constance Bulwer-Lytton, elle crée la Maison Espérance, une coopérative de couture offrant un salaire minimum, une journée de huit heures et un programme de vacances. En 1901, elle épouse l'homme politique travailliste Frederick Pethick-Lawrence. Membre de la Suffrage Society, elle est présentée à la dirigeante suffragette Emmeline Pankhurst en 1906. Elle devient trésorière de la Women's Social and Political Union (WSPU), recueillant 134 000 £ sur six ans[3].

Avec son mari, elle lance la publication Votes for Women (« Votes pour les femmes ») en 1907. Le couple est arrêté et emprisonné en 1912 pour conspiration, à la suite de manifestations lors desquelles des fenêtres ont été brisées, même s'ils étaient personnellement en désaccord avec ce mode d'action. Après leur libération, ils sont évincés de la WSPU par Emmeline Pankhurst et sa fille Christabel, en raison de leur désaccord sur l'activisme radical de l'organisation. Ils rejoignent ensuite les United Suffragists. Emmeline Pethick-Lawrence est présente au Congrès international des femmes pour la paix de 1915, à La Haye. Lors des élections législatives de 1918, elle est candidate travailliste dans la circonscription de Manchester Rusholme[3] mais n'est pas élue. Elle a participé au groupe pacifiste Kibbo Kift (en).

En 1938, elle publie ses mémoires, qui traitent en particulier de la radicalisation du mouvement des suffragettes à la veille de la Première Guerre mondiale[4].

En 1945, elle devient Lady Pethick-Lawrence, lorsque son mari est fait baron[5].

Dans la culture populaire modifier

Elle fait partie des femmes mentionnées sur l'œuvre The Dinner Party (1974-1979) de l'artiste Judy Chicago.

Galerie modifier

Références modifier

  1. « https://archiveshub.jisc.ac.uk/search/archives/3050f08e-39d5-3be4-9146-e8befd19d2aa » (consulté le )
  2. Roy Judge, « Mary Neal and the Espérance Morris », Folk Music Journal, vol. 5, no 5,‎ , p. 548 (lire en ligne, consulté le )
  3. a et b Jennifer S. Uglow, The International Dictionary of Women's Biography, New York, Continuum, , 370–371 p. (ISBN 0-8264-0192-9), « Pethick-Lawrence, Emmeline »
  4. Emmeline Pethick-Lawrence (1938) : My Part in a Changing World. London 1938.
  5. Helen Rappaport, Encyclopedia of women social reformers. 1. [A – L], Santa Barbara, Calif. u.a., ABC-CLIO, , 888 p. (ISBN 978-1-57607-101-4, lire en ligne), « Pethick-Lawrence, Emmeline », p. 548

Voir aussi modifier

Bibliographie modifier

Liens externes modifier