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Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté

Ne doit pas être confondu avec Ligue internationale de la paix et de la liberté.
Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Siège social
Organisation
Fondateur
Site web
Les deux dirigeantes de la LIFPL à obtenir le Prix Nobel de la Paix : Jane Addams (1931) et Emily Greene Balch (1946).

La Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (Women's International League for Peace and Freedom ; LIFPL ou WILPF) est une association pacifiste et féministe créée en 1915 pour le désarmement et la durabilité, autant que contre l'exploitation, les discriminations et l'inégalité sociale.

HistoriqueModifier

 
Tribune avec les principales déléguées au congrès de La Haye : Maria Boissevain (Pays-Bas), Thora Daugaard (Danemark), Fannie Fern Andrews (États-Unis), Jane Addams (États-Unis), Rosa Manus (Pays-Bas), Alteta Jacobs (Pays-Bas), Chrystal MacMillan (Grande-Bretagne), Kathleen Courtney (Grande-Bretagne), Emily Arnesen (Norvège) et Anna Kleman (Suède).
 
Déléguées américaine pour le congrès de La Haye : Emmeline Pethick-Lawrence, Jane Addams, Annie E. Malloy, Mary Heaton Vorse et Lillian Kohlhamer.

En 1915, au Congrès international des femmes réuni à La Haye à l'initiative de l'américaine Jane Addams et d'associations féministes et pacifistes américaines et hollandaises, naît le projet de créer la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (qui porte d'abord le nom de Comité international des femmes pour la paix permanente). Elle prend officiellement son nom de « Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté » en 1919, lors du congrès de Zurich, qui réunit des femmes issues de plusieurs pays, comme les États-Unis, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Autriche, la Tchécoslovaquie ou encore la France[1].

Parmi les fondatrices, on compte deux prix Nobel de la paix : Jane Addams en 1931 et Emily Greene Balch en 1946. Jane Addams en reste la présidente jusqu'à sa mort, en 1935[2]. Alva Reimer Myrdal obtient également un prix Nobel de la paix en 1982 mais n'était pas une dirigeante de la Ligue, seulement une membre de la section suédoise. En 2017, la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires reçoit le prix Nobel de la paix, dont la dirigeante est Beatrice Fihn, qui a été directrice du programme de désarmement de la LIFPL.

Madeleine Rees est l'actuelle secrétaire générale de la Ligue.

La ligue se divise en section nationales.

Sections nationalesModifier

AllemagneModifier

Gertrud Baer a créé la section allemande de la Ligue en 1915.

AustralieModifier

Doris Blackburn a présidé la section australienne de la Ligue.

BulgarieModifier

En 1925, Ekaterina Karavelova devient présidente de la section bulgare de la Ligue.

États-UnisModifier

La secrétaire nationale exécutive de la Ligue est Dorothy Detzer entre 1929 et 1946. Entre 1967 et 1974, Katherine Lindsley Camp (Kay Camp) la dirige. Marii Hasegawa préside la section entre 1971 et 1975.

EspagneModifier

En 2001, Carmen Magallón est élue présidente de la section espagnole de la Ligue.

JaponModifier

FranceModifier

En France, Gabrielle Duchêne en est la présidente entre 1919 et 1954 ; dans ce pays, le premier noyau de militantes se créent autour de Gabrielle Duchêne, Marguerite Thévenet (concubine d'Alfred Rosmer), Madeleine Rolland (sœur de Romain Rolland), Marthe Bigot et Jeanne Alexandre[1]. Isabelle Pontheil lui succède jusqu'en 1972, Yvonne See jusqu'en 1982, Claude Richard-Molard ensuite puis Solange Fernex et Giselle Noublanche.

GhanaModifier

Une première section est fondée en 1977[3].

La section ghanéenne de la Ligue est actuellement présidée par Ayo Ayoola-Amale.

Pays-BasModifier

Rosa Manus est une personnalité néerlandaise de la Ligue.

Royaume-UniModifier

Au Royaume-Uni, la féministe Chrystal MacMillan est l'une des fondatrices de la Ligue. À partir de 1950, Marian Cripps dirige la section britannique.

Liste des dirigeantes internationales de la LIFPLModifier

PrésidentesModifier

Présidentes honorairesModifier

Secrétaires généralesModifier

CongrèsModifier

Les archives, dont les rapports des congrès de la Ligue, sont conservées à l'université du Colorado à Boulder.

RéférencesModifier

  1. a et b Michel Dreyfus, « Le fonds féministe à la BDIC », Matériaux pour l'histoire de notre temps, 1985, volume 1, pp. 21-23.
  2. Le Monde 1960.
  3. Pax et Libertas, Women's International League for Peace and Freedom, année 1978, page 28.
  4. « Officers and staff », swarthmore.edu, consulté le 9 mars 2017.
  5. « Kay Camp Papers, 1955-2006 », Swarthmore College Peace Collection, consulté le 8 mars 2017.
  6. a et b « Interview with Edith Ballantyne »

BibliographieModifier

Monographies de militantes
  • (en) Gertrude Bussey et Margaret Tims, Pioneers for Peace. Womens International League for Peace and Freedom 1915-1965, Alden Press, .
  • Yvonne Sée, Réaliser l'espérance, Paris, Pax, 1984.
Études scientifiques
  • Françoise Blum, « D’une guerre à l’autre, itinéraires d’intellectuelles pacifistes », dans Intellectuelles: du genre en histoire des intellectuels, Éditions Complexe, , 346 p., p. 230, 240.
  • Catia Cecilia Confortini, Intelligent Compassion : Feminist Critical Methodology in the Women's International League for Peace and Freedom, OUP USA, 2012.
  • Alisa Del Re, Les femmes et l'État-providence : les politiques sociales en France dans les années trente, Éditions L'Harmattan, , 298 p. (lire en ligne).
  • (en) Harriet Hyman Alonso, Peace As a Women's Issue: A History of the U.S. Movement for World Peace and Women's Rights, Syracuse University Press, , 340 p. (lire en ligne).
  • (en) Linda K. Schott, Reconstructing Women's Thoughts: The Women's International League for Peace and Freedom Before World War II, Stanford University Press, , 211 p. (lire en ligne).
Presse

Personnalités de la LigueModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier