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Judy Chicago
Judy Chicago.jpg
Naissance
Nom dans la langue maternelle
Judith Sylvia CohenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Formation
Représentée par
Mouvement
Distinctions
Victorian Honour Roll of Women (en)
Women's Caucus for Art Lifetime Achievement Award (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Œuvres principales

Judy Chicago (née Judy Cohen le à Chicago dans l'Illinois, aux États-Unis) est une artiste féministe américaine.

Sommaire

BiographieModifier

Née à Chicago, Judy Chicago s'installe à Los Angeles en 1957 pour s'inscrire à la UCLA School of the Arts and Architecture, où elle devient membre de la très sélective Phi Beta Kappa dès 1962. Elle est diplômée en peinture et sculpture, en 1964.

Judy Chicago est mariée au photographe Donald Woodman et travaille comme directrice artistique de « Through the Flower », organisation à but non lucratif créée en 1978 pour soutenir ses travaux. Ses dernières œuvres sont regroupées dans la série Chicago in Glass. Une biographie Becoming Judy Chicago, par Gail Levin est publiée en février 2007.

Judy Chicago est membre de l'association « Feminists For Animal Rights ».

Une icône de l'art féministe des années 1970. Elle sera également contestée.

Parcours artistiqueModifier

Judy Chicago est une artiste féministe active depuis le milieu des années 1960. Ses premières œuvres significatives coïncident avec l'émergence du minimalisme, tendance qu'elle abandonne ultérieurement en faveur d'un art qu'elle veut davantage en adéquation avec ses convictions : The Dinner Party et The Holocaust Project.

En 1966, son œuvre Rainbow Pickets est exposée au « Primary Structures », une exposition minimaliste de référence tenue au Jewish Museum. En 1970, elle développe le premier programme d'art féministe à l’université d'État de Californie à Fresno. Ce programme est notamment mentionné dans le film Judy Chicago and the California Girls, dirigé par Judith Dancoff et sorti en 1971. C'est également au cours de cette année qu'elle modifie son nom de famille en « Chicago », à l'instar notamment des Black Panther Party, qui pensaient que leurs noms de famille ne servaient qu'à renforcer leur « condition d'esclaves ».

En 1971, Judy Chicago et Miriam Schapiro développent conjointement le Programme d'Art Féministe CalArts au California Institute of the Arts. Les deux femmes encouragent les étudiantes à s'exprimer sur leurs expériences et soutiennent leurs aspirations elles organisent ensemble une des toutes-premières expositions d'art féministe : Womanhouse, 17 projets illustrent des expériences de femmes dans une société discriminante en écho au livre de Betty Friedan « La Femme mystifiée » du 30 janvier au 28 février 1972. Les deux artistes théorisent une représentation spécifique des femmes ,basée sur l'image d'une centralité vaginale. Cette insertion est amplement débattue dans les cercles féministes certaines lui reprochent son essentialisme « on naît femme on ne le devient pas », opposant à la détermination biologique de ces images une construction culturelle et sociale. En 1973, Judy Chicago cofonde avec Sheila Levrant de Betterville et Arlène Raven le Feminist Studio Workshop, espace d'exposition d'art féministe mais aussi d'éducation artistique exclusivement réservé aux femmes qui deviendra ensuite le Woman's Building (Los Angeles).

Judy Chicago est surtout connue pour son œuvre The Dinner Party (1974-1979)[1]. Cette œuvre, à laquelle des centaines de volontaires ont participé, est hébergée depuis 2002 au Brooklyn Museum of Art. Elle a été donnée au musée par la fondation Elizabeth A. Sackler. Elle est dorénavant exposée de façon permanente au sein du Centre Elizabeth A. Sackler pour l'art féministe, qui a ouvert ses portes en mars 2007. L'œuvre est un hommage à l'histoire des femmes sous la forme d'une grande table triangulaire comprenant 39 couverts dont les assiettes stylisées rendent hommage à 39 femmes célèbres. L'œuvre se veut être un monument à la mémoire des femmes exclues de l'Histoire.

Dans son autobiographie la créatrice a expliqué le moteur de son art: sa lutte pour faire reconnaître une culture spécifique des femmes.

Parmi ses autres œuvres célèbres : Birth Project (1980-1985) représente l'experience de la marternité, entre douleur, réalisme et spiritualité. Powerplay mets en scène le construction masculine et les abus de pouvoirs, Holocaust Project (1993), incarnant la solution finale, Resolutions (1994), qui marque un retour au thème du féminisme, thème qui sous-tend toute son œuvre.

Judy Chicago, considérée comme une des pionnière de l'art féministe aux Etats-Unis, voit sa première rétrospective en 2020 à l'âge de 81 ans, accueillie par le De Young Museum à San Fransisco[2].

ÉcritsModifier

  • Through the Flower: My Struggle as a Woman Artist (1975)
  • The Dinner Party: A Symbol of Our Heritage (1979)
  • Embroidering Our Heritage: The Dinner Party Needlework (1980)
  • The Birth Project (1985)
  • Holocaust Project: From Darkness into Light (1993)
  • The Dinner Party (1996)
  • Beyond the Flower: The Autobiography of a Feminist Artist (1996)
  • Fragments from the Delta of Venus (2004)
  • Kitty City: A Feline Book of Hours (2005)

Notes et référencesModifier

RéférencesModifier

  • Julia M. Busch, A Decade of Sculpture: the New Media in the 1960's, Philadelphie, The Art Alliance Press, 1974 (ISBN 0-87982-007-1)

Voir aussiModifier