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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Emmanuel d'Hooghvorst et Hooghvorst.
Emmanuel d'Hooghvorst (alchimiste)
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Biographie
Naissance
Décès
Activité

Le baron Emmanuel d'Hooghvorst, arrière-arrière-petit-fils du général Emmanuel Vanderlinden, baron d'Hooghvorst, de son nom complet Emmanuel van der Linden d'Hooghvorst (1914 - 1999), était un littérateur, un philosophe spagirique et un alchimiste de nationalité belge[1].

Il est un disciple de Louis Cattiaux.

Sommaire

BiographieModifier

Emmanuel d'Hooghvorst, né à Bruxelles le 30 avril 1914, est l'aîné d'une famille de six enfants. Il est fils de Victor van der Linden d'Hooghvorst (1878 - 1942) et de Marthe Descantons de Montblanc (1887 - 1978).

Il fait ses humanités gréco-latines au collège Cardinal Mercier de Braine-l'Alleud où il se lie d'amitié avec le futur peintre russe Nicolas de Staël qui deviendra célèbre. Ensuite, il étudie la Philosophie à l'Université catholique de Louvain.

Nicolas de Staël disait d’Emmanuel d’Hooghvorst qu’il était son meilleur ami. En 1935 Nicolas de Staël et Emmanuel d’Hooghvorst vont faire un voyage en Espagne durant quatre mois : « Ils dorment chez l’habitant : Nicolas paie en dessins et Emmanuel en corvées de plonge. Ils grelottent sous une couverture dans les champs d’oliviers et se font insulter par de vieilles villageoises qui les soupçonnent d’amitiés particulières. Ils somnolent sur les plages, bercés par l’odeur des acacias […] En grignotant des dattes, en se gorgeant de grenades, ils s’imaginent banqueter. Ils sirotent du thé d’oranger. »[2]

Il passe ensuite un an au Congo belge, comme prospecteur d'or. Peut-être est-ce là qu'il s'intéresse, sinon à l'alchimie, du moins à la chrysopée.

 
Manifeste contre Léon Degrelle, par E. d'Hooghvorst

En avril 1936, en tant que catholique membre de « l'Action Nouvelle » il publie un violent pamphlet : J'accuse Léon Degrelle, destiné à dévoiler les intentions du rexisme, et dans lequel il s'exclame : « Ce que je veux défendre en publiant ces pages, c'est avant tout la Vérité. La campagne rexiste est une effroyable exploitation de la crédulité populaire. Il faut pourtant que le public connaisse la véritable personnalité du leader de REX, ses intentions dernières et les moyens qu'il emploie pour les réaliser. »[3],[4]

Pendant la guerre civile d'Espagne, il est correspondant de guerre pour le quotidien belge La Libre Belgique.

En 1939, il épouse la Comtesse Élisabeth de Marnix de Sainte Aldegonde qui lui donnera quatre enfants.

Durant l'occupation allemande, il est emprisonné deux fois par la Gestapo, puis libéré. C'est alors qu'il commence à se mettre sérieusement à l'étude des textes classiques et spécialement du Néoplatonisme et du Pythagorisme. Il avouera souvent, plus tard, à ses proches que s'il n'a pas été fusillé, comme beaucoup de ses amis engagés dans la Résistance l'ont été, c'était dû au fait qu'il s'était plongé dans ces études[5].

En 1949, il découvre Le Message Retrouvé, œuvre maîtresse du peintre-hermétiste Louis Cattiaux (parue en 1946 à compte d'auteur, avec une préface de Lanza del Vasto)[6] grâce à une critique de René Guénon qui, dans le n° 270 des Études Traditionnelles de 1948, avait écrit (du Message Retrouvé) : « Nous ne savons ce que des "spécialistes" de l'hermétisme, si toutefois il en est encore de réellement compétents, pourront penser de ce livre, et comment ils l'apprécieront ; mais ce qui est certain, c'est qu'il est loin d'être indifférent et qu'il mérite d'être lu et étudié avec soin par tous ceux qui s'intéressent à cet aspect particulier de la tradition. »

Cette découverte, on va le voir, va changer radicalement sa vie et orienter toutes ses recherches philosophiques sur le mystère de la vie, la sagesse traditionnelle et la science hermétique. Il entre immédiatement en contact avec Louis Cattiaux en prenant rendez-vous chez ce dernier qui habitait au 3, rue Casimir Périer à Paris, « assis entre sa femme et son chat » comme l'écrit joliment Lanza del Vasto dans ladite Préface. Leur premier contact fut, pour le moins, original : Emmanuel d'Hooghvorst se présenta à l'heure prévue chez Cattiaux qui s'excusa de ne pouvoir le recevoir, car devant se rendre à un prétendu "Conseil d'Administration". Il lui permettait toutefois d'aller, en attendant son retour, moudre le café près de sa femme Henriette, dans la cuisine. Une fois revenu, Cattiaux lui adressa tout de go : « Vous êtes toujours là, vous ? Vous n'êtes pas trop mal pour un Belge ! »

 
Emmanuel d'Hooghvorst

Charles d'Hooghvorst écrira d'ailleurs plus tard de Cattiaux : « Déconcertant, aux réactions imprévisibles, guidées par une logique particulière qui prenait ses visiteurs au dépourvu, il aimait choquer et même scandaliser, mais toujours avec humour. C'était l'homme sans complexes, parfaitement libre dans le monde, vivant intensément le présent, comme un enfant joyeux et sans malice. Souvent charlatan et pitre, il se refusait à prendre le monde au sérieux, pas plus que lui-même ; jamais magistral, s'il enseignait, c'était à la manière du Fou du Roi qui possède l'Art de dire à ceux qui veulent entendre, tout en faisant rire les autres, sans qu'ils puissent s'offenser. »[7]

Tel fut le début d'une amitié nourrie par une relation épistolaire intense entre Louis Cattiaux et les deux frères, Emmanuel et Charles d'Hooghvorst[8]. Une bonne partie de ces volumineux échanges écrits sera publiée par Emmanuel d'Hooghvorst en anthologie dans la revue belge Le Fil d'Ariane (cf. infra). Il les classera et les intitulera par thème (non chronologiquement) sous le titre de Florilège Cattésien. Le Professeur espagnol Raimon Arola republiera tout ce Florilège en traduction castillane en 1999 à Tarragone tout d'abord, puis en 2006 sous le titre Florilegio Epistolar, Reflejos de una busqueda alquímica (Florilège épistolaire, reflets d'une quête alchymique)[9]. Enfin, ce Florilège sera réédité de nouveau en français en 2006. Dans cette quatrième édition, le Pr Arola précise : « Nous les présentons ici en respectant l'ordre qu'Emmanuel d'Hooghvorst jugea opportun de leur attribuer lorsqu'il en fit la sélection. Celle-ci regroupe les extraits les plus intéressants quant à leur teneur philosophique et initiatique. [...] Cette relation cache bien davantage qu'il n'y paraît. On y trouve une histoire insolite et surprenante, comme un miracle survenu au cœur du XXe siècle. [...] L'apparition du Message Retrouvé passa pratiquement inaperçue dans les milieux philosophiques de Paris, le centre culturel par excellence de l'époque. Il n'y eut pratiquement que le flair développé d'un René Guénon, déjà installé au Caire, pour percevoir dans ce livre original, quelque chose de réellement authentique »[10]

Quant à Lanza del Vasto, le premier préfacier dont le nom prestigieux devait assurer la réputation de l'ouvrage de Cattiaux, il resta toujours ami des trois, et était reçu tant chez les d'Hooghvorst que chez les Cattiaux, mais on ne peut pas dire qu'il fit réellement partie du groupe spirituel si soudé qui était en train de naître. Du reste, Lanza qui était en train de fonder La Communauté de l'Arche, était, plus qu'eux, préoccupé d'une mission sociale. Cattiaux d'ailleurs, peu avant son départ, finira par écrire à Charles le 9 mars 1953 : « Pour Lanza, vous comprenez à présent le drame ! C'est Emmanuel et vous-même qui avez recueilli Le Message Retrouvé dont il n'a pas voulu, et qui le présentez à sa place car il a craint de ne plus être Maître. Il lui faudrait renoncer aux disciples de lui-même, au lieu d'attendre que les disciples renoncent à lui. »[11] Cela n'empêchera toutefois pas Lanza del Vasto de rester fidèle et de participer à Rhisnes (près de Namur) en 1973, en compagnie d'Emmanuel d'Hooghvorst, à une réunion consacrée au Message Retrouvé chez le Pr S. Feye qui, à l'époque, tentait de fonder une Communauté basée sur La Communauté de l'Arche[12].

Le Professeur Arola osera écrire de cette amitié qui a transformé la vie des frères d'Hooghvorst : « une amitié à l'instar de celles contées jadis dans les épopées héroïques et qui furent à l'origine des grands exploits réalisés par les mortels avec l'aide des dieux. [...] L'amitié que nous allons tenter de décrire ici est tellement sublime qu'elle semble avoir été générée par des dieux plutôt que par le mérite de ses personnages. C'est pourquoi il faudrait parler d'une amitié exemplaire, presque symbolique, et qui mérite de ne pas tomber dans l'oubli. »[13]

Cette amitié commune avec Louis Cattiaux, resserrera les liens d'Emmanuel avec son jeune frère Charles, de dix ans son cadet, qui publiera lui aussi plusieurs livres en français et en espagnol, sur des sujets hermético-traditionnels imprégnés des idées de Louis Cattiaux, de son frère Emmanuel et de René Guénon. El Libro de Adán[14], par exemple.

C'est ainsi, comme l'écrit Didier Kahn, qu'à l'instar d'un Fulcanelli et d'un Eugène Canseliet, Cattiaux « donna lui aussi naissance à toute une école autour de ses disciples Charles et Emmanuel d'Hooghvorst »[15].

Les deux frères décident très tôt de tout mettre en oeuvre pour que soit réédité, cette fois avec succès, et en entier, Le Message Retrouvé de leur ami Louis Cattiaux. L'ouvrage, en effet, ne comportait, dans sa première édition de 1946, que 12 chapitres, répartis en versets. Or, Cattiaux l'amplifie continuellement jusqu'au chapitre 40 qu'il laissera inachevé à son départ inattendu. Avec Cattiaux, ils décident que les « Chapitres », répartis en versets, se dénommeront dorénavant « Livres ».

En 1951, Emmanuel d'Hooghvorst écrit son premier article sur Le Message Retrouvé, publié à Lausanne dans le n° 6 de la Revue suisse Les Cahiers trimestriels Inconnues[16]. Il faut dire que les portes lui en étaient grandement ouvertes, car le directeur de la Revue, Pierre Genillard, qui était vice-président de la Société vaudoise d'études psychiques, venait de lui ouvrir généreusement ses colonnes dans le n° 5 précédent, en 1951 également, pour un article intitulé : Essai sur l'Art d'Alchymie. Dès la première page de cet essai, Emmanuel d'Hooghvorst pose, sur les innombrables livres d'alchimie, une question fondamentale : « Nous pouvons nous demander pourtant, en lisant ces livres, si nous avons affaire à des charlatans cachant leur ignorance sous les apparences d'un jargon prétentieux, ou à des Sages cachant jalousement leur savoir sous les épines d'un style obscur dans le but d'éprouver la sagacité et la constance du lecteur. Les deux hypothèses sont vraies. »[17]

En juillet 1953, Louis Cattiaux quitte ce monde inopinément, laissant les deux frères dans un grand désarroi. Cela ne les empêche pas de redoubler d'efforts dans leur décision éditoriale. Déjà du vivant de Cattiaux, ils diffusaient, dans leur famille (leurs sœurs, leur mère et leurs beaux-frères se passionnent eux aussi pour l'ouvrage) et parmi leurs amis, des fascicules des versets du Message Retrouvé, typographiés et multipliés au stencil. Mais maintenant, comme l'explique le Professeur Arola dans Creer lo Increíble, p. 12, « À la disparition de Louis Cattiaux, les d'Hooghvorst tentent, par tous les moyens, de faire paraître l'édition complète du Message Retrouvé. Au printemps 1956, après de longues et coûteuses négociations, l'édition intégrale voit le jour. À cette occasion, et pour exaucer le désir de l'auteur, ils signent conjointement une présentation »[13].

Dès 1954, Emmanuel avait d'ailleurs publié dans le volume 9 de ladite Revue suisse Inconnues, un article intitulé : Le Message prophétique de Louis Cattiaux.

Parallèlement à cette volonté de diffuser Cattiaux, Emmanuel d'Hooghvorst continue ses études approfondies des traités originaux d'hermétisme, la plupart rédigés en grec ou en latin. Il excelle dans ces langues qu'il lit couramment. Mais il sait aussi que le public des chercheurs est de moins en moins formé à cette lecture cursive, et il veut leur venir en aide. C'est pourquoi il publie et préface en 1955, toujours pour P. Genillard dans le n°11 de ladite Revue suisse Inconnues, sa propre traduction française du chapitre IV de l'Hydrolithus Sophicus seu Aquarium Sapientium etc. (La Pierre Aqueuse de Sagesse ou l'Aquarium des Sages) attribué à Johan Ambrosius Siebmacher, auteur qui vivait à Nuremberg et à Augsbourg au XVIIe siècle. Dans sa Préface, son avertissement résume une pensée qui ne le quittera jamais et qui guidera bien des chercheurs, y compris, pour certains, appartenant au monde académique : « Vouloir parvenir au secret de la Pierre Philosophale, sans la bénédiction divine, est une dangereuse folie ; il serait tout aussi vain, d'ailleurs, de chercher à pénétrer les livres des Philosophes hermétiques, les seuls véritables, sans recourir d'abord à la lumière des Écritures saintes dont ils sont, en quelque sorte, l'expérimentation et la confirmation dans la nature physique.»[18] C'est sous son impulsion que l'ouvrage sera publié, en entier cette fois, en 1989, aux Éditions La Table d'Émeraude à Paris, dans la traduction française de Claude Froidebise, lequel termine sa préface en disant : « Il faut dire ici tout ce que la présente traduction doit à M. d'Hooghvorst. C'est lui qui tira de l'oubli voici trente ans ce merveilleux livre et en donna une première traduction partielle. C'est lui aussi qui nous proposa de compléter son travail et qui nous apporta toute son aide et corrigea de nombreux passages trop imprécis en redonnant au texte son sens. Nous le remercions bien vivement. »[19]

Chercheur infatigable, se souvenant du conseil que lui avait donné Cattiaux d'étudier les Écritures sacrées de toutes les nations, Emmanuel d'Hooghvorst décide de se mettre à l'école d'un Rabbin de Paris, Joël Ashkenazi, professeur de Philosophie, afin de connaître l'hébreu et l'araméen. Il étudie aussi l'arabe à l'Université Libre de Bruxelles. Au fur et à mesure de ses progrès, il en fait bénéficier d'autres, au point de créer plusieurs fois des petits groupes d'amis auxquels il enseigne gratuitement la grammaire d'abord, et les textes de la Cabale hébraïque ensuite (extraits du Zohar d'Ashlag, de la Mishnat Hazohar du Professeur Tishby, du Midrash Rabba, du Midrash Hagadol, du Talmud etc.) Ses commentaires personnels sur ces textes sont également appréciés par, en tout, une cinquantaine d'hébraïsants formés par lui.

En 1958, gardant toujours de bons contacts avec Pierre Genillard (cf. supra), il rédige une Introduction à Eugène Philalèthe (alias Thomas Vaughan) pour le Traité du Ciel Terrestre que son ami Armand Deruyt venait de traduire pour la Revue Inconnues, faisant en cela œuvre de pionnier[20]. L'ouvrage paraît en deux volets : en 1958 et 1960, Cette Introduction sera reprise telle quelle par Clément Rosereau dans son édition des Œuvres Complètes de Thomas Vaughan, quelques jours à peine après la disparition d'Emmanuel d'Hooghvorst. Avant d'entamer sa propre préface, Clément Rosereau précise : « Nos remerciements vont tout d'abord au très regretté Baron d'Hooghvorst qui vient récemment de nous quitter alors que notre ouvrage était sur le point de paraître. C'est lui qui nous a fait découvrir et aimer Thomas Vaughan et qui, par ses conseils éclairés et sa bienveillante patience, nous a guidé et aidé dans ce travail de plusieurs années, donnant lieu à des échanges fructueux et à des conversations passionnantes. Pour le bienfait de tous, le Baron d'Hooghvorst a su déceler en Eugène Philalèthe un parfum exceptionnel, celui du dernier Adepte qu'aurait connu l'Occident. [...] Quêtant la bonne odeur de vie avec un flair développé, Emmanuel d'Hooghvorst a contribué à faire connaître un de ces rares auteurs qui ont retrouvé le message éternel de la vérité, et qui l'ont expérimenté, vivifié, reformulé et proclamé pour leur époque. [...] Nous remercions enfin tous les amis qui, de diverses manières, nous ont encouragé dans notre entreprise. Grâce à tous, un vœu cher au Baron d'Hooghvorst devient réalité : la publication pour la première fois en français des Œuvres Complètes d'Eugène Philalèthe. » Quant à l'introduction elle-même, Emmanuel d'Hooghvorst y fait remarquer que : « Les philosophes hermétiques paraissent avoir été presque tous animés d'une même préoccupation : celle de brouiller les traces de leur passage ici-bas. [...] Ils étaient peu soucieux d'instruire le monde et, par là, d'être connus de lui. »[21]

En 1977, la revue Le Fil d'Ariane, Écriture et tradition, traitant de religions et d'hermétisme, est fondée par Jean-Marie d’Ansembourg[22]. Elle accueillera régulièrement des articles d'Emmanuel d'Hooghvorst. Il en va de même de la revue espagnole La Puerta, Retorno a las fuentes tradicionales[23]. Emmanuel d'Hooghvorst écrit aussi pour la revue alchimique française La Tourbe des Philosophes (qui a paru de 1977 à 1986)[24], éditée par Jean Laplace de 1977 à 1980[25].

De 1975 jusqu'à son départ en 1999, Emmanuel d'Hooghvorst déploie une production étonnante et prolixe d'articles, doublés parfois de conférences[26], qui s'avèrent être le fruit d'une maturation antérieure profonde. En 1992, par exemple, il présente Les Cinq Livres ou La Clef du Secret des Secrets de Nicolas Valois dans un style que d'aucuns qualifieront d'« inspiré » et qui, quoi qu'il en soit, change manifestement de ton : « Que ce Saturne te lie au pot si tu as saisi ce mercure qu'on ne lit sans le cuire. Ce texte a deux faces, en effet, dont l'une est bénie ; l'autre n'est qu'un masque où se lit une idole. Si tu lies l'étude à ta tête, ton or se dissipera sans profit : c'est au labeur que tu dois lier ta lecture ... »[27] Ce style souvent mystérieux et insolite va se retrouver çà et là dans la plupart de ses commentaires, et culminera dans ses Aphorismes du Nouveau Monde (cf. infra).

Touchant des sujets apparemment disparates comme l'Odyssée d'Homère, l'Énéide ou les Bucoliques de Virgile, les lames du tarot, les Contes de Perrault, la Divine comédie de Dante, Le Roi Midas d'Ovide,et, bien sûr les textes de la Cabale juive et les écrits alchimiques, il les commente tous, suivant ses propres mots, dans le sens hermétique qui se base sur une expérience unique. Ces articles prennent dès lors place parmi les textes relevant de l'hermétisme occidental.

Son approche nettement cabalistique du roman Don Quichotte de Miguel de Cervantes inspirera par exemple l'étude cervantiste de Pere Sánchez Ferré, sous-titrée Cábala y alquimia en el Quijote, que son auteur dédie d'ailleurs à Emmanuel d'Hooghvorst[28].

Quant à son influence sur les études plus particulièrement alchimiques, Raimon Arola la met en relief dès l'introduction de son ouvrage Alquimia y religión : « Tel fut le propos original du Baron d'Hooghvorst, que nous utiliserons comme point de départ de nos réflexions »[29]. Le même auteur citera abondamment les articles d'E. d'Hooghvorst dans son volumineux La Cábala y la alquimia[30]. Dans ses Trece Fábulas alquímicas, Luisa Vert lui rendra hommage à son tour : « Emmanuel van der Linden d'Hooghvorst (1914-1999) fut un connaisseur profond de la spiritualité occidentale, qui consacra bon nombre de ses essais à l'art de l'alchimie. Ce sont sans aucun doute ses écrits qui ont éveillé mon intérêt pour cette discipline passionnante »[31].

De manière générale, l'influence exercée par ces articles sera telle qu'au sujet des « vérités d’ordre physique et métaphysique », le philosophe Mohammed Taleb va jusqu'à dire : « Ces vérités seront perçues tout au long des siècles, de Plutarque (42-120) à Clément d’Alexandrie (150-220), de Michel Psellos (1018-1078) à Emmanuel d’Hooghvorst (1904-1999) »[32].

« Telle a été la quête patiente du Baron d'Hooghvorst, savant érudit en Lettres Anciennes, scrutant les mots des Écritures Saintes et Sages comme autant de coffrets scellés. En a-t-il retrouvé le secret magique qui dévoile le secret de l'Homme enseveli ? Car c'est bien du mystère de la Nature et de l'Homme qu'il s'agit concrètement, et non d'une érudition extérieure et spéculative. »[33]

Ces articles ont été rassemblés pour la première fois en 1996 sous le titre Le Fil de Pénélope, tome I, paru aux éditions La Table d’Émeraude, Paris. Le tome II, sera, lui publié en 1998[34]. (En 2009, une réédition posthume augmentée du Fil de Pénélope tome I, paraîtra aux Éditions Beya)[35].

Emmanuel d'Hooghvorst entretenait également une correspondance épistolaire abondante et variée, avec de très nombreuses personnes actives dans le domaine alchimique. Il confie ainsi dans une lettre adressée à Bernard Chauvière, disciple et ami d'Eugène Canseliet : « Oui, Canseliet avait raison de nous dire que le besoin impérieux d'œuvrer était une sorte de grâce [...]. Pour ma part, je dois encore vous avouer avoir été mis sur la voie de la Vérité par mon ami Louis Cattiaux »[36]. Il était aussi en contact épistolaire avec des personnalités comme Henry Corbin[37], Roch Boulvin, Lanza del Vasto, José Gifreda, Georges Finet, Pere Ribot i Sunyer, Jean Mallinger, Dominique Aubier, Gustave Lambert Brahy, Émile Dantinne, Marcel De Corte, Alexander von Bernus, Serge Mayassis[38], etc.

Juste après avoir livré le manuscrit de sa dernière œuvre, considérée par d'aucuns comme inspirée : Les Aphorismes du Nouveau Monde[39], Emmanuel d'Hooghvorst quitte ce monde le 17 mai 1999[34] à l'âge de 85 ans.

PublicationsModifier

  • 1951 : "Essai sur l'art d'alchymie", in Inconnues, vol. 5, Lausanne.
  • 1956 : "Présentation au lecteur", in Le Message Retrouvé de Louis Cattiaux, Denoël. Très nombreuses rééditions et traductions (plus de 20) en anglais (The Message Rediscoverd, Beya 2005), portugais (A Mensagem Reencontrada, Madras, São Paulo 2005 ; Espiral Editora, Lisboa, 2018), italien (Il Messaggio Ritrovato, Mediterranee, Roma 2002), espagnol (El Mensaje Reencontrado, Sirio, Malaga 1987), catalan (El Missatge Retrobat, Arola Editors, Tarragona 2016), allemand (Die Wiedergefundene Botschaft, Herder. Basel 2010), etc.
  • 1983 : Réflexions sur l’or des alchimistes, Revue Question De, n° 51, Janvier-Février-Mars 1983[40]
  • 1996 : "Chromis et Mnasylus in antro... (II)" (scripsit Emmanuel d'Hooghvorst, in Latinum vertit Stephanus Feye (la)), in Melissa, n° 71, anno 1996, pp. 10-12.
  • 1996 : Le Fil de Pénélope[41], tome I. La Table d'Émeraude, Paris.
  • 1996-1997 : "Le roi Midas (un conte alchimique)", in Le Fil d'Ariane, n° 59-60, anno 1996-1997.
  • 1998 : Le Fil de Pénélope, tome II. La Table d'Émeraude, Paris.
  • 1999 : "Le roi Midas (un conte alchimique)", in : Ces hommes qui ont fait l'alchimie du XXe siècle, Grenoble, 1999, pp. 19-27 (orné d'illustrations par Bruno del Marmol, 1996).
  • 2000 : "Présentation", dans Thomas Vaughan, Oeuvres complètes, traduites par Clément Rosereau, Paris, La Table d'Émeraude, 2000.
  • 2000 : El Hilo de Penelope, tome I. Arola Editors, Tarragona.
  • 2006 : El Hilo de Penelope, tome II, Arola Editors, Tarragona.
  • 2008 : Les Aphorismes du Nouveau Monde et Le Roi Midas, Le Miroir d'Isis (ISBN 978-2-917485-01-9).
  • 2009 : Le Fil de Pénélope, tome I, réédition augmentée et corrigée. Éditions Beya. (ISBN 978-2-9600575-3-9).
  • 2019 : Le Fil de Pénélope, tome II, réédition augmentée et corrigée. Éditions Beya. (ISBN 978-2-930729-11-4).

ArticlesModifier

  • Chromis et Mnasylus in antro..., dans La Tourbe des Philosophes, n°11, 1981.
  • Virgile alchymiste, dans La Tourbe des Philosophes, n°13, 1981.
  • Le roi Midas, dans Le Fil d'Ariane, n°59-60, 1996-1997.
  • Méduse et l'intellect, dans La Tourbe des Philosophes, n°7, 1979.
  • Mourir sage et vivre fou, dans La Puerta, "Esoterismo Español", 1990.
  • Le maître chat ou le chat botté, dans Le Fil d'Ariane, n°17, 1982.
  • Riquet à la houppe, dans Le Fil d'Ariane, n°18, 1983.
  • La barbe-bleue, dans Le Fil d'Ariane, n°24, 1985.
  • Peau d'âne, dans Le Fil d'Ariane, n°36, 1989.
  • Les tarots I, dans Le Fil d'Ariane, n°8, 1979.
  • Les tarots II, dans Le Fil d'Ariane, n°9, 1980.
  • Ecce Homo, dans La Tourbe des philosophes, n°9, 1979.
  • La cabale, dans La Puerta, "Cábala", 1989.
  • Histoires Juives (I-XI), dans Le Fil d'Ariane, n°1-58, 1977-1996.
  • Sur l'Âne-philosophe, dans Le Fil d'Ariane, n°31-32, 1987.
  • Le dédale, dans Le Fil d'Ariane, n°67-68, 2000-2001.
  • Le grand Pan est mort !, dans Le Fil d'Ariane, n°10, 1980.
  • À ceux qui, dans l'Église, osent nier la gnose, dans Le Fil d'Ariane, n°46-47, 1992.
  • Jésus chez les musulmans, dans Le Fil d'Ariane, n°7, 1979.
  • "Refais la boue et cuis-la", dans Le Fil d'Ariane, n°5, 1978.
  • Réflexions sur l'or des alchymistes, dans Le Fil d'Ariane, n°7, 1979.
  • À propos de la Turba philosophorum, dans La Tourbe des Philosophes, n°23, 1983.

BibliographieModifier

  • Le Prince foudroyé, la vie de Nicolas de Staël, Laurent Greilsamer, Paris, Fayard, 1998, pp. 50, 52, 64, 66, 67, 72, 75.
  • Ces hommes qui ont fait l'alchimie du XXe siècle : Louis Cattiaux, Emmanuel d'Hooghvorst, José Gifreda, Henri Coton-Alvart, Henri La Croix-Haute, Roger Caro, Alphonse Jobert, Pierre Dujols de Valois, Fulcanelli, et Eugène Canseliet, Geneviève Dubois éditions, Grenoble 1999.
  • Cabale et Alchimie, conférence donnée à la Sorbonne sur Emmanuel d'Hooghvorst le 5 décembre 1999, par le Professeur Stéphane Feye, [(fr) Cabale et Alchimie, conférence sur Emmanuel d'Hooghvorst][42].
  • L'Alchimie, Thème spécial : Le Colloque Canseliet, Arcadis Éditions, janvier à mars 2001, Revue trimestrielle, 10 rue de Vassieux, Amiens.
  • Raimon Arola, (professeur titulaire de l'Université de Barcelone) : Creer lo increible o lo antiguo y lo nuevo en la Historia de las religiones, Étude historique et philosophique sur les idées et la spiritualité qui ont tissé l'amitié entre le peintre Louis Cattiaux et Emmanuel et Charles d'Hooghvorst (227 p.). Bibliotheca La Puerta, Arola Editors, Tarragona 2006. (ISBN 84-96639-06-1).
  • Le Professeur Stéphane Feye, "Le Fil de Pénélope. Un support intéressant pour les ateliers philo, avec diverses interprétations proposées" dans Diotime, revue internationale de didactique de la philosophie, avril 2018, n°76.
  • Pere Sánchez, Docteur en Histoire moderne et contemporaine (univ. de Barcelone): La desaparición de un hermetista, Emmanuel d'Hooghvorst, in Letra y Espiritu, Revista de Estudios Tradicionales, n° 5, 1999.
  • Revue digitale Arsgravis – Arte y Symbolismo – Universitat de Barcelona. Page dédiée à l'œuvre d'Emmanuel d'Hooghvorst[43].
  • Mercè Viladomiu, El sentido oculto de los Cuentos tradicionales. Explications des contes, essentiellement basées sur le sens hermétique inspiré de l'interprétation d'Emmanuel d'Hooghvorst : « Para la interpretación de estos cuentos, verdaderos tratados de alquimia, me he basado en la enseñanza de los hermanos d'Hooghvorst y Louis Cattiaux. La magnífica instrucción de Emmanuel d'Hooghvorst en su obra “El hilo de Penélope”, en la que comenta, entre otros textos, los “Cuentos de mi madre oca”, ha permanecido siempre a mi lado, como una guía que me ha llevado a descubrir aquello que se encontraba en estos relatos. » Ediciones Obelisco, Barcelona, 2006, p. 21.
  • Jean-Pierre Giudicelli de Cressac Bachelerie, Pour la Rose Rouge et la Croix d'Or. Alchimie, hermétisme et ordres initiatiques, Grenoble, Le Mercure Dauphinois, 2007.
  • Mohammed Taleb, Les routes et lieux-dits de l'âme du monde. Introduction à une géographie symbolique, radicale et visionnaire, Paris, Entrelacs, 2019.
  • Bernard Chauvière, Aperçus alchimiques, Marseille, Éditions Arqa, 2015.

Notes et référencesModifier

RéférencesModifier

  1. (en) « Family tree of Victor d'Hooghvorst (van der Linden) », sur Geneanet
  2. Le Prince foudroyé, la vie de Nicolas de Staël, Laurent Greilsamer, Paris, Fayard, 1998, p.64 - 65.
  3. Emmanuel d'Hooghvorst, J'Accuse Léon Degrelle, Anvers, Établissements Delplace, Koch & Co, 49, Longue rue Porte aux Vaches, , 32 p., p. 1
  4. Cf. aussi Marie-Pierre d'Udekem d'Acoz, Pour le roi et la patrie. La noblesse belge dans la Résistance, Bruxelles, Racine, , p. 88-89.
  5. Emmanuel d'Hooghvorst, Lettre inédite au professeur Stéphane Feye
  6. Louis Cattiaux, Le Message Retrouvé, Paris, Chez l'Auteur, 3, rue Casimir Périer, , 143 p.
  7. Charles d'Hooghvorst, « Louis Cattiaux, le méconnu », Epignôsis Initiation, n°21,‎ , p. 43 à 72
  8. Ces hommes qui ont fait l'alchimie du XXe siècle, Grenoble, Le Mercure Dauphinois,
  9. (es) Louis Cattiaux, Florilegio Epistolar, Reflejos de una busqueda alquímica, Tarragona, Arola Editors, , 197 p.
  10. Raimon Arola (Éd), Croire l'Incroyable, ou l'Ancien et le Nouveau dans l'histoire des Religions, Grez-Doiceau, Éditions Beya, , 435 p. (ISBN 2-9600364-7-6), p. 239 et 240.
  11. (es) Raimon Arola, Creer lo increíble o Lo Antiguo y lo nuevo en la historia de la religiones, Tarragona, Arola Editors, , 227 p. (ISBN 84-96639-06-1), p. 7
  12. Cf. ci-dessous (Bibliographie) Cabale et Alchimie, conférence donnée à la Sorbonne sur Emmanuel d'Hooghvorst en 1999, par le Professeur Stéphane Feye,
  13. a et b (es) Raimon Arola, Creer lo increíble o Lo Antiguo y lo nuevo en la historia de las religiones, Tarragona, Arola Editors, , 227 p. (ISBN 84-96639-06-1), p. 7
  14. (es) Carlos del Tilo, El Libro de Adán, Tarragona, Biblioteca La Puerta, , 223 p. (ISBN 84-95134-83-7)
  15. Didier Kahn, L'Alchimie à livres ouverts, Paris, Hermann Éditeurs, , 58 p. (ISBN 978 2 7056 9463 0), Survivances de l'alchimie (XIXe-XXe siècle), p. 51.
  16. Emmanuel d'Hooghvorst, « Le Message Retrouvé Emmanuel d’Hooghvorst » (consulté le 10 juin 2019) : « Cette présentation du Message Retrouvé par Emmanuel d’Hooghvorst est parue dans le n° 6, de la revue Suisse Inconnues en 1951, p. 3 à 54. », p. 1
  17. Emmanuel d'Hooghvorst, Essai sur l'Art d'Alchymie in : Inconnues n° 5, Lausanne, 2 chaussée des Allinges, Pierre Genillard, , 188 p., p. 3 et 4.
  18. La Pierre Aqueuse de Sagesse ou l'Aquarium des Sages, in : Revue Inconnues n° 11, Lausanne, 1955, p. 89.
  19. Claude Froidebise (traducteur), La Pierre Aqueuse de Sagesse ou l'Aquarium des Sages, 21, rue de la Huchette, Paris, Éditions La Table d'Émeraude, , 103 p., p. 8.
  20. Cf. Introduction de Didier Kahn dans : T. Vaughan, L'Art hermétique à découvert, Paris, J.-C. Bailly, (ISBN 2-86554-019-7, lire en ligne), p. 9
  21. Thomas Vaughan dit Eugène Philalèthe, Œuvres Complètes, Saint-Leu-la-Forêt, Éditions La Table d'Émeraude, , IV + 575 p. (ISBN 2-903-965-50-1), p. III et 1.
  22. « Le Fil d'Ariane (tome 1) » (consulté le 10 juin 2019)
  23. (es) « La Puerta » (consulté le 15 juin 2019)
  24. « La Tourbe des Philosophes », Skynet.be (consulté le 11 juin 2019)
  25. Ces hommes qui ont fait l'alchimie de la fin du XIXe au début du XXIe siècle, Paris, Le Mercure Dauphinois,
  26. Par exemple ; " L'Astrologie dans l'Antiquité ", conférence donnée le 15 décembre au siège de la Société Théosophique, à " L'Atelier ", 51, rue du Commerce, à Bruxelles, dont le texte sera repris dans l'édition augmentée du " Fil de Pénélope II " en 2019.
  27. Nicolas Valois, Les Cinq Livres ou La Clef du Secret des Secrets, précédé de Nicolas Grosparmy, Le Trésor des Trésors, Paris, Éditions La Table d'Émeraude, , 288 p. (ISBN 2-903965-25-0), p. 9.
  28. (es) Pere Sánchez Ferré, El Caballero del oro fino, Barcelone, MRA, , 160 p. (ISBN 84-88865-69-4), p. 5.
  29. (es) Raimon Arola, Alquimia y religión, Madrid, Siruela, , 224 p. (ISBN 978-84-9841-178-2), p. 15.
  30. (es) Raimon Arola, La Cábala y la Alquimia en la tradición espiritual de occidente, Palma de Mallorca, Olañeta, , 460 p. (ISBN 84-9716-178-5), pp. 11, 14, 24, etc.
  31. (es) Luisa Vert, Trece Fábulas alquímicas, Palma de Mallorca, Olañeta, , 138 p. (ISBN 978-84-9716-612-6), p. 9.
  32. Mohammed Taleb, L’Âme du monde, point et cercle de convergence du sacré et de l’écologie, Itinérances bibliographiques (lire en ligne), p. 6
  33. Charles d'Hooghvorst, « Préface au Fil de Pénélope », Le Fil de Pénélope, tome I,‎
  34. a et b « Emmanuel d'Hooghvorst (1914-1999) », sur data.bnf.fr (consulté le 15 juin 2019)
  35. Emmanuel d'Hooghvorst, Le Fil de Pénélope, Grez-Doiceau, Éditions Beya, , p. 5.
  36. Bernard Chauvière, Aperçus alchimiques, Marseille, Éditions Arqa, , 110 p. (ISBN 2-7551-0078-8), p. 73 et 75.
  37. Catalogue en ligne des archives et des manuscrits de l'enseignement supérieur, http://www.calames.abes.fr/pub/#details?id=Calames-20161017141030990228.
  38. Raimon Arola (Éd), Croire l'Incroyable, ou l'Ancien et le Nouveau dans l'histoire des Religions, Grez-Doiceau, Éditions Beya, , 435 p. (ISBN 2-9600364-7-6), p. 48
  39. Emmanuel d'Hooghvorst, Les Aphorismes du Nouveau Monde & Le Roi Midas, Ways, Le Miroir d'Isis, , 80 p. (ISBN 978-2-917485-01-9), p. 11-23
  40. Emmanuel D’Hoogvorst : Réflexions sur l’or des alchimistes
  41. Fiche du livre sur le site des éditions Beya
  42. « Colloque Eugène CANSELIET 1999 »,
  43. (es) « Emm. d'Hooghvorst », sur Arsgravis - Arte y simbolismo - Universidad de Barcelona

Liens externesModifier