Dionysios Ier de Constantinople

Dionysios Ier de Constantinople
Reliquary 1788 Dionysios Kushnitsa Monastery NHMB.jpg
Fonction
Patriarche de Constantinople
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Autres informations
Étape de canonisation
Prélat (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Dionysios ou Denys Ier de Constantinople (en grec : Διονύσιος Α΄) fut patriarche de Constantinople de 1467 à 1471 puis de 1488 à 1490[1].

BiographieModifier

Dionysios est élève de Marc d'Éphèse puis métropolite de Philippopoli. Il obtient le patriarcat à l'automne 1466[2] ou en décembre 1467[1] moyennant le paiement par sa protectrice Mara Brankovic d'un bakchich de 2 000 ducats au Sultan[3]. Il siège pendant 4/5 ans et, vers la fin 1471, il se retire dans un monastère et son prédécesseur Syméon de Trébizonde est rétabli.

Vitalien Laurent estime de son côté qu'il devient patriarche dès l'automne 1466 en substitution de Marc II Xylokaravi qui aurait lui-même remplacé Syméon de Trébizonde du début 1466 à l'automne de la même année[4].

Après la première déposition de Niphon II et une assez longue vacance du siège, il redevient patriarche en juillet 1488. Il gouverne paisiblement son église et abdique une nouvelle fois fin 1490 pour se retirer définitivement dans son monastère.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Venance Grumel, Traité d'études byzantines, vol. I : La chronologie, Presses universitaires de France, Paris, 1958, p. 438.
  2. Vitalien Laurent, « Les premiers patriarches de Constantinople sous la domination turque (1454-1476). Succession et chronologie d'après un catalogue inédit », dans Revue des études byzantines, tome 26, 1968, p. 256-257.
  3. Dans Byzance après Byzance, chapitre IV : « Le patriarche et son clergé », p. 83, Nicolas Iorga reproduit le dialogue suivant entre le sultan et Mara selon une chronique : « “Qu'est-ce qu'il y a ô ma mère ?” - “Je t'en prie de donner un moine à moi patriarche ; entre deux qui se querellent, le troisième gagne.” - “Merci. Fais, ô mère ce que tu veux.” »
  4. Vitalien Laurent, op. cit., p. 262.

Articles connexesModifier

BibliographieModifier