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Dinassaut
Image illustrative de l’article Dinassaut
insigne de la 1re Dinassaut

Création 1947
Dissolution 1955
Pays France
Branche Marine nationale
Type Marine fluviale
Guerres Guerre d'Indochine

Lors de la guerre d'Indochine, les Dinassaut (abréviation de Divisions navales d'assaut) étaient des unités de la Marine française engagées sur les cours d'eau intérieurs de la péninsule indochinoise. Durant le conflit, dix unités de ce type ont été formées.

HistoriqueModifier

Les Dinassaut ont été créées en 1947 à la demande du général Leclerc en remplacement des flottilles fluviales de 1945 et 1946. Leur rôle était de transporter, débarquer et appuyer l'infanterie mais également de surveiller les cours d'eau et d'assurer le ravitaillement des postes isolés. Elles ont servi jusqu'à la fin du conflit et le concept a ensuite été repris par les Américains lors de la guerre du Viêt Nam.

Les marins qui servaient dans ces unités constituaient la marine en kaki, par opposition à la marine en blanc qui embarque traditionnellement sur les bâtiments de haute mer et porte une tenue blanche[1].

Les Dinassaut ont été fréquemment employées tout au long du conflit, notamment lors des opérations Léa[2] et Ceinture.

ConstitutionModifier

Chaque Dinassaut était constituée d'environ dix bâtiments et était commandée par un capitaine de corvette ou un lieutenant de vaisseau. Elle comportait généralement une unité d'infanterie de type commando (dont les commandos de Montfort, et Jaubert).

Les bâtiments constitutifs d'une division navale d'assaut étaient :

Les dix divisions navales d'assaut étaient réparties dans les deltas du Mékong (Cochinchine) et du fleuve Rouge (Tonkin) comme suit :

  • Dinassaut 2, 4, 6, 8 et 10, en Cochinchine ;
  • Dinassaut 1, 3, 5, 12 et Dinassaut de Haiphong, au Tonkin.

TraditionsModifier

DeviseModifier

Sauver ou Périr.

InsigneModifier

DrapeauModifier

ChantModifier

DécorationsModifier

Chefs de corpsModifier

Faits d'armes faisant particulièrement honneur aux unitésModifier

Personnalités ayant servi au sein des unitésModifier

  • Maurice de Brossard (Ezy-sur-Eure 1907-1997), contre-amiral, aviateur, peintre, a commandé une escadre d'hydravions, puis la Dinassaut 1, auteur d'un des seuls livres sur ces unités: Dinassaut, Paris, France-Empire, 1952
  • Louis Buot de L'Epine (Bourges 1906-1949), commandant de la Dinassaut 6, mort en service commandé au Maroc.
  • Daniel Degoy (1908-1995), commandant de la Dinassaut 4 lors de sa création.
  • Pierre Guillaume (, Saint-Malo - ), connu également sous le nom de commandant Pierre Guillaume, dit aussi "le Crabe-tambour", sort de l'École navale en 1948. Lors de la guerre d'Indochine, il est officier de marine dans "une division navale d'assaut". Après les accords de Genève, en 1954, il termine la guerre avec le grade de lieutenant de vaisseau[3].
  • Jean-Louis Delayen, né le à Saint-Raphaël (Var), et décédé le en Virginie (États-Unis). Après des affectations au 6e Régiment de Tirailleurs Sénégalais (6e RTS) puis au Régiment d'Infanterie Coloniale du Maroc (RICM), Delayen devient en Indochine un spécialiste de la création des commandos amphibies (commando N°13). Il commande ensuite "le groupement mer", six commandos autonomes : trois sont affectés auprès des engins des "Dinassaut Fleuve" et trois autres aux opérations côtières[4].
  • Commandant François Jaubert (Perpignan 1903-1946), fondateurs des Brigades fluviales qui sont à l'origine des Dinassaut. Tué à l'ennemi, il a laissé son nom à un commando.
  • Philippe Ausseur (1923-2017), vice-amiral d'escadre, alors commandant d'un LCM.

Sources et bibliographieModifier

  • Yannick Guiberteau, La Dévastation. Cuirassé de rivière, Albin Michel, 1984.
  • Jacques Dalloz, Dictionnaire de la guerre d'Indochine, éditions Armand Colin, 2006.

Notes et référencesModifier

  1. In Dictionnaire de la Guerre d'Indochine, pages 83 et 147 à 148
  2. In revue Bataille, HS n°7, page 70.
  3. Sources : Georges Fleury, On l'appelait "le Crabe-tambour", Perrin, 2006, 332 pages et Pierre Guillaume, Mon âme à Dieu, mon corps à la Patrie, mon honneur à moi, Plon & XO éditions, 2006, 395 pages (mémoires).
  4. Sources : Georges Fleury, Le Baroudeur. Les quatre guerres du général Delayen, Grasset, 1979

Voir aussiModifier