Des hommes d'honneur

film sorti en 1992
Des hommes d'honneur
Titre original A Few Good Men
Réalisation Rob Reiner
Scénario Aaron Sorkin
Acteurs principaux
Sociétés de production Castle Rock Entertainment
Columbia Pictures Corporation
New Line Cinema
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame, film de procès
Durée 138 minutes
Sortie 1992


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Des hommes d'honneur (A Few Good Men) est un film américain de Rob Reiner, sorti en 1992.

Ce film de procès est le récit de deux avocats militaires (incarnées par Tom Cruise et Demi Moore) envoyés sur la base américaine de l'US Marine Corps à Guantánamo sur l’île de Cuba, pour élucider la mort accidentelle d'un soldat à la suite d'une mesure disciplinaire de punition physique appliquée de manière illégale.

Les deux avocats font face, au début de leur enquête, à un « mur de silence » de la part des autorités militaires et des soldats en place là-bas. L'intrigue culmine avec la séquence à la fin du film du procès du responsable de la base, le colonel Nathan Jessep (Jack Nicholson).

RésuméModifier

Les soldats Dawson et Downey, deux jeunes Marines affectés sur la base de base navale de la baie de Guantánamo ont causé la mort d'un de leurs camarades, le 2e classe Santiago, au cours d'une action disciplinaire officieuse : ils l'avaient bâillonné en lui enfonçant un chiffon dans la bouche.

La défense d'un des deux prévenus est assignée au jeune lieutenant Daniel Kaffee, le fils d'un avocat renommé mais sans aucune expérience de plaidoirie, qui au début ne prend pas l'affaire très sérieusement. Alors que Kaffee pense pouvoir mener une enquête de pure routine et plaider sur aveux avec des circonstances atténuantes, sa supérieure, la capitaine de corvette JoAnne[1] Galloway qui avait initialement postulé pour cette mission, l'oblige à instruire le dossier plus sérieusement. Avec l'aide du lieutenant Sam Weinberg, qui les assiste dans cette affaire, les deux avocats découvrent que le commandant de la base de Guantánamo, le colonel Nathan Jessep, pourrait être mêlé à cette mort. Mais comment prouver que c'est Jessep qui a fait punir Santiago sévèrement, rompu la chaîne de la hiérarchie et avoir demandé la mutation de Santiago dans une autre unité ?

Lors du procès en cour martiale des deux soldats suspectés du meurtre de Santiago, le lieutenant Kaffee démontre au jury que le « code rouge » est toujours appliqué comme mesure disciplinaire chez les Marines, malgré sa dénonciation comme pratique illégale dans la hiérarchie militaire. La mort de Santiago pourrait donc être un homicide involontaire. Cependant, un officier et témoin principal, qui était prêt à dénoncer les pratiques de punition dans cette affaire et rongé par sa propre faute, se suicide avant l'audience.

Ne reste plus à la Défense qu'à appeler à la barre le commandant de la base lui-même, le colonel Nathan Jessep. Le lieutenant Kaffee se lance alors dans un interrogatoire incisif pour faire avouer à Jessep qu'il a personnellement ordonné le code rouge.

Jessep, qui s'estime être le seul à pouvoir juger de la pertinence des punitions corporelles infligées sur sa base, pour maintenir la discipline indispensable, se défend en parlant de son rôle de protecteur du pays, encore et toujours remis en cause selon lui par des « ronds de cuir », des planqués et des fils à papa. Mais, poussé dans ses retranchements par les questions du lieutenant Kaffee, et pris dans les contradictions de ses témoignages, Jessep avoue finalement être le commanditaire des sévices qui ont entraîné la mort accidentelle du soldat Santiago. Implicitement, il s'incrimine ainsi en tant que principal responsable des manœuvres de dissimulation de l'homicide. Quelques instants après ses aveux, il est interpellé par la police militaire.

Au termes du procès, les soldats Dawson et Downey sont acquittés du meurtre de Santiago. Toutefois, à leur surprise, ils sont exclus des forces armées pour « manquement au devoir », alors qu'ils avaient scrupuleusement suivi les ordres qu'on leur avaient donnés. Dawson reconnaît néanmoins ne pas avoir été fidèle à sa première mission de soldat, qui consiste à protéger ceux qui n'ont pas la force de le faire par eux-mêmes, en l'occurrence à veiller sur son propre frère d'arme, le soldat Santiago.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

ProductionModifier

InspirationModifier

Le film est basé sur une pièce de théâtre (en) de Broadway écrite par Aaron Sorkin. Celui-ci a expliqué l'avoir écrite sur base d'une histoire réelle racontée par sa sœur, alors qu'elle officiait elle-même comme avocate militaire envoyée à Guantanamo.

Contexte historiqueModifier

Le débat sur les sévices corporels à Guantanamo est dénoncé de manière presque prémonitoire dans ce film, soit 16 ans avant que les pratiques de torture de la CIA sur cette même base ne fassent l'objet d'une grande publicité dans la presse internationale, et d'une condamnation devant la Cour de justice américaine en vertu de la convention de Genève sur le traitement des prisonniers de guerre.

Le président Obama a fait interdire en 2009 l'application de la torture du waterboarding, spécialement pour les prisonniers tenus au secret sur des bases militaires étrangères telles celle de Guantanamo.

AccueilModifier

Des hommes d'honneur
Score cumulé
SiteNote
Metacritic62/100[2]
Rotten Tomatoes83 %[3]
Compilation des critiques
PériodiqueNote

CritiqueModifier

Sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes, le film est crédité d'un score de 83 % d'avis favorables, sur la base de 65 critiques collectées et une note moyenne de 7,10/10 ; le consensus du site indique : « Drame à l'ancienne avec une touche contemporaine, [Des hommes d'honneur] réussit grâce à la force de ses stars avec Tom Cruise, Demi Moore et surtout Jack Nicholson, à offrir des performances puissantes qui compensent largement l'intrigue prévisible »[3].

Sur Metacritic, le film obtient une note moyenne pondérée de 62 sur 100, sur la base de 21 critiques collectées ; le consensus du site indique : « Avis généralement favorables »[2].

Box-officeModifier

Le film aurait engrangé une recette totale de 243 240 178 $ dans le monde[réf. nécessaire].

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

NominationsModifier

Oscars 1993 :

Golden Globes 1993 :

HommagesModifier

Le film a été reconnu par l'American Film Institute dans les listes suivantes :

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Des hommes d'honneur (1992) - Demi Moore: Lt. Cdr. JoAnne Galloway », imdb.com (consulté le 3 avril 2020).
  2. a et b (en) « A Few Good Men 1992 », sur Metacritic (consulté le )
  3. a et b (en) « A Few Good Men (1992) », sur Rotten Tomatoes (consulté le )
  4. (en) « AFI's 100 Years...100 Heroes & Villains Nominees » [PDF], sur American Film Institute.com (consulté le ).
  5. (en) « AFI's 100 Years...100 Movie Quotes », sur American Film Institute.com (consulté le ).
  6. (en) « AFI's 10 Top 10: Top 10 Courtroom Drama », sur American Film Institute.com (consulté le ).

Voir aussiModifier

Article connexeModifier

Liens externesModifier