Denis Vaugeois

historien & personnalité politique canadienne

Denis Vaugeois
Illustration.
Fonctions
Ministre des Affaires culturelles du Québec
Prédécesseur Louis O'Neill
Successeur Clément Richard
Ministre des Communications du Québec
Prédécesseur Louis O'Neill
Successeur Clément Richard
Député de Trois-Rivières
Prédécesseur Guy Bacon
Successeur Paul Philibert
Biographie
Date de naissance (86 ans)
Lieu de naissance Saint-Tite, Canada
Parti politique Parti québécois
Diplômé de Université Laval
Université de Montréal
Profession Historien

Denis Vaugeois, né le à Saint-Tite, est un historien, un éditeur et un homme politique québécois.

BiographieModifier

 
En 2012.

JeunesseModifier

Natif de Saint-Tite, il se considère comme un fils de la Mauricie où ses ancêtres ont immigré au milieu du XIXe siècle[1]. Ils comptent parmi les premiers Européens à s’établir à la hauteur de la rivière Mékinac. Sa famille déménage à Trois-Rivières en 1942 et son père l’inscrit au Jardin de l’enfance, où enseignent des sœurs d’origine bretonne qui ont des liens avec la famille Vaugeois[2]. Ce choix aura une influence sur lui, d’abord par le souci de la langue qu’entretiennent les religieuses et aussi parce que sur le chemin de l’école se trouve une bibliothèque des jeunes[3]. Il avait trouvé sa voie : le livre.

Il fait son cours classique au séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières et opte pour les lettres et l’enseignement. Il fréquente l’école normale Jacques-Cartier (1955) et la faculté des lettres de l’Université de Montréal (1959). Deux professeurs le marquent particulièrement : Jan De Groot et Maurice Séguin. Le premier lui enseigne l’effort, le second l’initie à l’histoire[4]. Il obtient par la suite une licence en pédagogie à l'École normale secondaire (1963) et plus tard complète une scolarité de doctorat à l'Université Laval avec le professeur Jean Hamelin (1975).

Enseignement et Fonction publiqueModifier

Il devient professeur d’histoire et enseigne dans divers établissements dont l’École normale Duplessis de Trois-Rivières à partir de septembre 1959. En 1965, il accepte le poste de directeur de l’enseignement de l’histoire dans le tout nouveau ministère de l’Éducation. Déçu par l’orientation de la réforme de l’éducation entreprise par le gouvernement du parti libéral du Québec, il bifurque vers des mandats internationaux[5].

Après avoir été codirecteur du centre franco-québécois de développement pédagogique, il devient directeur général des relations internationales et, à ce titre, s’emploie à développer le réseau des délégations et maisons du Québec à l’étranger[6]. Il met en place la communication par télex qui s’avère une petite révolution et permet la réorganisation des délégations générales de New York, Londres et Paris[7]. Il siège au conseil d’administration de l’Agence de coopération culturelle et technique où il défend avec Yves Michaud la tenue de jeux de la francophonie qui deviennent à l’été de 1974 la Superfrancofête[8]. Sont alors réunis, sur les Plaines d’Abraham, Félix Leclerc, Gilles Vigneault et Robert Charlebois qui passent à l’histoire comme le loup, le renard, le lion. Selon plusieurs, l’esprit de la fête se poursuivra jusqu’au 15 novembre 1976[9].

Carrière politiqueModifier

Lors de l'élection générale québécoise de 1976, il est candidat du Parti québécois et il est élu député de la circonscription de Trois-Rivières à l'Assemblée nationale du Québec[10]. En février 1978, il entre au conseil des ministres de René Lévesque[10]. Nommé ministre des Affaires culturelles[10], il constate vite que ce ministère a fait du surplace depuis sa fondation, plusieurs dossiers sont dans une impasse, victimes en particulier des tracasseries du Conseil du trésor et de rivalités avec le ministère de l’Éducation, en particulier pour les conservatoires[11]. Nommé sous-ministre dès 1961, Guy Frégault s’en souvient trop bien quand il signe, en 1976, Chronique des années perdues (Leméac, 1976).

Vaugeois profite de l’expérience acquise dans l’administration publique pour enfin répondre aux attentes du milieu culturel qui considère l’élection du 15 novembre 1976  comme leur victoire. Très rapidement, il prend les bouchées doubles. En juin, il tient les « états généraux du monde du livre. »  Il en sort un comité du livre renforcé qu’accepte de présider le poète, imprimeur et éditeur de Trois-Rivières, Clément Marchand. Tout ira très vite. Le milieu s’entend pour la tenue d’un sommet sur les industries culturelles qui aura à se prononcer sur la création d’une Société de développement des industries culturelles (SODIC). Vaugeois dépose un projet de loi en ce sens le 22 novembre 1978, le sommet s’ouvre le 3 décembre. C’est un succès. Autant battre le fer pendant qu’il est chaud, le projet de loi créant la SODIC ou SDIC, (l’ancêtre de la SODEC pour laquelle « entreprises » remplace « industries ») sera adopté avant Noël. Le premier ministre est ravi. Vaugeois décide de profiter de ce contexte favorable pour demander à Clément Marchand et son comité de mettre en chantier sans délai  une nouvelle loi du livre. Il fallut toute l’année 1979 pour consulter le monde du livre, vaincre la résistance du ministère de l’Éducation et l’extrême méfiance du ministère du Développement culturel[12]. En coulisse les intérêts étrangers s’agitent. Au sommet sur les industries culturelles, les participants s’étaient prononcés en faveur d’une propriété entièrement québécoise pour l’obtention de l’agrément des éditeurs, distributeurs et libraires. Ce sera la tempête. M. Lévesque ne bronche pas. Déposée le 19 juin 1979, la Loi du livre (Loi 51) est votée le 21 décembre 1979[13].

La plan VaugeoisModifier

C’est ensuite au tour du développement des bibliothèques publiques de retenir l’attention de Vaugeois[14]. Les retards du Québec étaient considérables. Il fit avec ses fonctionnaires le tour des municipalités, annonça de généreux budgets d’aide, fit valoir ses préoccupations en terme de localisation et d’architecture. En septembre 1979, il se fit inviter au congrès de l’Union des municipalités. C’était une première.  Il dévoila son plan et demanda aux maires de réagir « par écrit ». Exactement 57 municipalités exprimèrent clairement leur intérêt et de ce nombre 25 étaient alors totalement dépourvues de bibliothèque. Le Conseil du trésor céda d’autant plus facilement que Vaugeois avait pris soin de définir les bibliothèques comme des équipements municipaux et à ce titre admissible aux ententes fédérales-provinciales visant les infrastructures municipales. Le plan Vaugeois prévoyait la rénovation, la construction, l’acquisition, le recrutement et la formation[15]. Et Vaugeois ne manquait pas une occasion de saluer la mémoire des bibliothécaires de la rue Hart, mesdames Johnson, Godbout et Trépanier qui lui avaient donné le goût de la lecture.

C’est à Trois-Rivières que naquit (1962) la première Bibliothèque centrale de Prêts (BCP). Quatre autres avaient suivi en quelque 15 ans.  Un peu plus de trois ans ont suffi pour faire construire les quatre qui complétaient le réseau. C’est ainsi, écrit Frédéric Brisson, que « le nombre de bibliothèques publiques au Québec bondira passant de 121 en 1979 à 849 en 1985 ». Trois-Rivières avait été la bougie d’allumage.

Le patrimoineModifier

En parallèle avec le dossier du livre, Vaugeois avait dû vivre, à l’été 1978,  le colloque sur la place Royale au cours duquel il défendit avec succès un équilibre à convenir entre la restauration exemplaire ou utilitaire, donc à éloigner le spectre d’un « quartier musée » et surtout à faire triompher les plans de deux visionnaires, Jacques  de Blois et Gérard Paris, promoteurs du Petit Champlain[16].

En 1978, Vaugeois avait hérité d’un projet d’agrandissement du Musée du Québec. Il en profite pour faire déménager les Archives nationales qui s’y trouvaient au Pavillon Casault de l’université Laval et prévoir l’ouverture de sections des Archives dans les capitales régionales. C’est avec les mêmes préoccupations qu’il fait compléter un réseau de Bibliothèques centrales de prêts (BCP) et des bureaux régionaux de Radio-Québec pendant qu’il est responsable du ministère des Communications, Il avait en effet accepté de diriger le ministère des Communications pendant la campagne référendaire de 1980 ce qui l’amènera à dénoncer par la suite les dépenses « illégales » du parti libéral fédéral dirigé par Pierre Elliott Trudeau[17].

La politique du 1% : l'intégration des arts à l'environnementModifier

Nommé au conseil du Trésor, d’abord comme membre puis comme vice-président[18], il est toujours à l’affût de retombées possibles pour le secteur de la culture. Ainsi, lorsqu’il constate que le programme Opération solidarité économique (OSE) a oublié le secteur des arts , il propose OSE-ARTS qui connaîtra un énorme succès avec la création de très nombreux nouveaux emplois. Vaugeois finira par obtenir le transfert du programme du 1% réservé aux édifices gouvernementaux et géré par le ministère des Travaux publics au ministère des Affaires culturelles au titre de l’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement. Ce sera la manne toujours bien présente  pour le monde de la création.

Le cumul des Communications et de la Culture  l’amène à favoriser les stations de radio en milieux autochtones, à couvrir le Québec d’antennes permettant la diffusion directe de Radio-Québec pour environ 97% de la population, à réussir la création de l’Opéra de Montréal (1980) et à jeter les bases du futur Musée de la civilisation[19].

Vaugeois défend les arrondissements historiques, en particulier ceux de Québec et Montréal pour lequel il signe, en août 1979,  avec le maire Drapeau l’entente MAC-VILLE[20]. L’aménagement du territoire le préoccupe et l’étalement urbain est sa hantise. Chaque semaine, de son poste au Conseil du trésor, il voit les erreurs. Il préconise des critères de localisation pour les édifices publics et propose un programme d’accès à la propriété favorisant les milliers de lots déjà viabilisés. Il en fait même un projet d’engagement pour la campagne électorale de 1981. Hélas, il y a fuite dans les medias, un proche du premier ministre prend les nerfs et il s’ensuit un affrontement avec le premier ministre Lévesque, Vaugeois doit quitter le conseil des ministres au printemps 1981[21]. Dès avril 1982, il organise, dans son comté, un important colloque dont il fait publier les actes sous le titre Les défis de l’aménagement[22]. Il démissionne comme député le 31 janvier 1985[18].

Historien et éditeurModifier

Il renoue alors avec l’édition. Nostalgique de ses années consacrées aux éditions du Boréal fondées dans la foulée de la création du Journal Boréal Express en 1962 avec Jacques Lacoursière, Gilles Boulet et Mgr Albert Teesier, il démarre cette fois les éditions du Septentrion (1988). Mais auparavant, il avait accepté l’invitation de Québecor et Hachette co-propriétaires du Centre éducatif et culturel (C.E.C.) de diriger (1985-87) cet important éditeur scolaire qui venait de connaître 22 mois de grève. Malmenée par la loi 51, Hachette avait ainsi indirectement donné raison à Vaugeois, le parrain de la loi. Dès l’année suivante, le CEC reprit sa position de leader. Mission accomplie, Vaugeois se tourna vers Réal d’Anjou, un pionnier de l’édition qui désirait prendre sa retraite. Il avait beaucoup appris au contact d’Hachette, en particulier avec Serge Martiano, mais il était conscient que d’Anjou pouvait l’amener un cran plus loin.. « Je ne m’étais pas trompé, expliquera-t-il. Il m’a montré à soumissionner avec Ottawa ». Il fit si bien que Septentrion fut choisi pour éditer les Trésors des Archives nationales du Canada (1992). Consécration suprême pour un historien redevenu éditeur[23]. Et Vaugeois n’a pas dit son dernier mot. Il décide de couper la route à un mouton noir de la profession en acceptant de remettre sur rails les Presses de l’Université Laval (1992-1996) confiant la direction du Septentrion à son associé, l’historien Gaston Deschênes[24]. Il restructure les Presses,  transforme les librairies du campus en coopérative puis rentre au bercail.

Comme par le passé, il concilie la gestion et la recherche. Le monde atlantique l’intéresse et plus particulièrement l’histoire des Français en Amérique, de leurs rencontres avec les Premières Nations et de leurs constants échanges avec des immigrants de toutes les origines. Ses ouvrages et sa production d’émissions de radio et de télévision témoignent de la progression de ses travaux sur ce qu’il appelle le creuset québécois[25].

À partir des années 1990, il fait partie du conseil d'administration de la revue de cinéma Séquences. Pendant 25 ans d’affilée, il participe au Festival de Cannes et collabore avec divers médias dont Radio-Canada, Le Soleil et Le Nouvelliste. Cinéphile , il fait créer un grand prix du Québec en cinéma auquel il donne le nom d’Albert Tessier.  Pendant cette même période (1988-2014), il agit comme consultant pour les éditions Larousse d’abord pour la partie des noms propres puis ensuite pour l’ensemble du Petit Larousse avec la linguiste Solange Deschênes. Outre, d’avoir introduit dans la nomenclature les noms de plusieurs Premières Nations des Amériques, ils complètent l’étymologie de plusieurs mots français issus de leurs langues. Jusqu’à leur intervention, la seule source qui était mentionnée était le tupi-guarani. Les autres mots d’origine amérindienne étaient généralement dits d’origine espagnole ou anglaise. C’est à partir de ce travail que Denis Vaugeois a conçu L’Indien généreux. Ce que le monde doit aux Amériques (Boréal, 1992).

À l’origine, cet ouvrage était destiné à l’équipe éditoriale du Petit Larousse pour l’édition 1992. Il avait pour but de rappeler les 500 ans de la « découverte » de l’Amérique. Pour des raisons inavouables, le dossier prit un mauvais chemin et son contenu viendra plutôt enrichir les éditions subséquentes du dictionnaire. Mais Vaugeois avait été ébranlé par ses recherches menées au Smithsonian Institute et tout particulièrement par l’exposition Seeds of change. On lui avait remis en primeur le catalogue de l’exposition. Une idée maîtresse s’en dégageait : «  un nouveau monde était issu de deux vieux mondes ». Louis Martin, journaliste à Radio-Canada, proposa d’aller sur place enregistrer une série d’émissions sur 1492. On ne parlait plus de découverte mais de rencontre. L’Indien généreux, avec ses allures de dictionnaire, s’avéra une formidable boîte à surprises. Vaugeois multiplia les conférences refusant toutefois de jouer au spécialiste. Il va lui-même de surprises en surprises, de découvertes en découvertes. Il fait des séjours  au Musée d’anthropologie de Mexico, à la British Library de Londres, au Centre Pompidou de Paris. Partout où il passe, il ratisse les librairies où les rayons débordent de livres sur l’Amérique. Vaugeois venait de trouver un nouveau filon. Déjà les Premières Nations l’intéressaient, mais cette fois elles le fascinaient. À partir de 1992, ses travaux, influencés jusque là par l’exceptionnel Fonds Hart des archives trifluviennes, prirent le virage d’un ancien monde appelé faussement le Nouveau monde. En quelque sorte, autodidacte de la question autochtone, il entraîna ses lecteurs à la tabagie de 1603, au traité de Murray, à l’expédition de Lewis et Clark, à l’Amérique franco-amérindienne pour revenir à son point de départ, le creuset québécois.

Le fonds d'archives de Denis Vaugeois est conservé au centre d'archives de Trois-Rivières de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ)[26].

FamilleModifier

Le 26 décembre 1959, Denis Vaugeois épouse Laure Dion, née le 31 août 1938 à Cowansville. Il est le père de Marie-France, Marie-Hélène, Marie-Claude et Pierre Vaugeois.

PublicationsModifier

Auteur deModifier

  • L'Union des deux Canadas (1791-1840), Éditions du Bien public, Montréal, 1962.
  • Les Juifs et la Nouvelle-France, éditions du Boréal, 1968.
  • L'Assemblée nationale en devenir. Pour un meilleur équilibre de nos institutions, Québec, 1982.
  • Québec 1792. Les acteurs, les institutions et les frontières, éditions Fides, Montréal, 1992.
  • La Fin des alliances franco-indiennes, éditions du Boréal, Montréal, 1995.
  • Les Hurons de Lorette (Dir.), éditions du Septentrion, Québec, 1996. [présentation en ligne]
  • America. L’expédition de Lewis & Clark et la naissance d’une nouvelle puissance, éditions du Septentrion, Québec, 2002. [présentation en ligne]
  • The Last French and Indian War, McGill-Queen’s University Press, Montréal, 2002.
  • America. The Lewis and Clark Expedition and the Dawn of a New Power, Véhicule Press, Montréal, 2005.
  • L’Amour du livre. L’édition au Québec, ses petits secrets et ses mystères, éditions du Septentrion, Québec, 2005. [présentation en ligne]
  • Les Premiers Juifs d'Amérique, 1760-1860. L'extraordinaire histoire de la famille Hart, éditions du Septentrion, Québec, 2011. [présentation en ligne]
  • The First Jews in North America. The Extraordinary Story of the Hart Family 1760-1860, Baraka Books, Montréal, 2011. [présentation en ligne]
  • L'Homme derrière Sylvain Vaugeois, un as de la gestion stratégique, Septentrion, 2020.

En collaborationModifier

Autres implications professionnellesModifier

  • Membre de la Commission d'étude sur la Ville de Québec créée le 10 juillet 1985 dont le rapport a été publié le 30 octobre 1986.
  • Coprésident du Groupe de travail sur les collections des musées d'histoire militaire au Canada créé le 20 juin 1990 dont le rapport a été déposé le 20 janvier 1991.
  • Membre de la Commission des audiences publiques sur l'avenir du quartier Saint-Roch créée le 15 octobre 1990 dont le rapport a été rendu public le 13 février 1991.
  • Président de l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) de 2000 à 2004.
  • Coprésident de Montréal, capitale mondiale du livre (MCML) en 2005-2006.
  • Auteur du rapport E pluribus unum (2007), remis à Madame Line Beauchamp, ministre de la Culture et des Communications. [lire en ligne]
  • Participation, à divers titres, à de nombreuses émissions de télévision et de radio dont des séries de cinq épisodes diffusées par Radio-Canada, La petite et la grande histoire du Parlement du Québec, en septembre et octobre 1990 ; Les Indiens d’Amérique 500 ans après Christophe Colomb, réalisation Jean Desjardins, animation, Louis Martin, été 1992 ; une autre série de cinq épisodes animée par Anne-Marie Dussault portant sur une comparaison des entreprises de colonisation de l’Amérique du Nord, été 2004 (Le Cœur à l’été) ; Les grands accommodements, animation, Michel Lacombe, automne 2007. ; Les Remarquables oubliés, animation, Serge Bouchard, 2008-2009 ; La Révolution tranquille : 50 ans après, animation, Michel Lacombe, septembre 2009 ; Montcalm, Wolfe et les autres... Vaugeois raconte,six émissions réalisées par André Ménard pour Canal Savoir, automne 2009 ; La fin de la Nouvelle-France, ARTE/Galafilm et Gédéon, réalisation, Olivier Julien et Brian McKenna, octobre 2009, etc.
  • Collaboration à plusieurs journaux, périodiques, revues et collections dont le Dictionnaire biographique du Canada pour les biographies de Aaron Hart, Samuel Jacobs, Ezekiel Hart, Moses Hart, Aaron Ezekiel Hart, Sigismund Mohr, Cyrille Duquet, etc. ; Recherches amérindiennes au Québec, Argus, The Beaver, Cap-aux-Diamants, etc.

Honneurs ou distinctionsModifier

  • 1996 - Finaliste au Prix littéraire du Gouverneur général pour La Fin des alliances franco-indiennes.
  • 1997 - Prix Samuel de Champlain décerné par l’Institut France-Canada (France-Amériques).
  • 2004 - Prix littéraire (mention) de l’Académie de marine (France) pour America. L’expédition de Lewis & Clark et la naissance d’une nouvelle puissance.
  • 2005 - Finaliste au Prix littéraire du Gouverneur général pour America. The Lewis & Clark Expedition and the Dawn of a New Power, traduction de Jane Brierley.
  • 2008 - Prix Gérard-Parizeau pour l’ensemble de ses travaux sur l’Amérique française.
  • 2008 - Prix Hercule Louis Catenacci décerné par l’Académie des sciences morales et politiques (France), conjointement avec Raymonde Litalien et Jean-François Palomino, pour La Mesure d’un continent.
  • 2008 - Prix Marcel Couture décerné par le Salon du livre de Montréal, conjointement avec Raymonde Litalien et Jean-François Palomino, pour La Mesure d’un continent.
  • 2008 - Mention spéciale du jury du prix Lionel Groulx, conjointement avec Raymonde Litalien et Jean-François Palomino, pour La Mesure d’un continent.
  • 2008 - Diplômé d’honneur de la faculté des Arts et des Sciences de l’université de Montréal.
  • 2009 - Hommage de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec à l’occasion du 40e anniversaire de la Corporation pour sa contribution exceptionnelle au développement des bibliothèques et des milieux documentaires du Québec.
  • 2009 - Prix René-Chaloult décerné par l’Amicale des anciens parlementaires du Québec.
  • 2011 - Doctorat honoris causa ès Lettres de l'Université Laval.
  • 2011 - Finaliste au prix Marcel-Couture pour Les premiers Juifs d’Amérique 1760-1860, Septentrion, 2011.
  • 2012 - Récipiendaire du prix Lauréat Le Soleil/Radio-Canada, catégorie « Société », février 2012.
  • 2012 - Récipiendaire du « Helen & Stan Vine Canadian Jewish Book Award », remis par la Fondation Koffler en juin pour Les premiers Juifs d’Amérique 1760-1860, Septentrion, 2011.
  • 2012 - Prix Percy-W.-Foy remis par la Société historique de Montréal pour Les premiers Juifs d’Amérique 1760-1860, Septentrion, 2011.
  • 2012 - Prix Fleury-Mesplet remis par le Salon du livre de Montréal
  • 2012 - Prix Adagio remis par le Salon du livre de Trois-Rivières
  • 2014 - Officier de l'Ordre national du Québec[27]
  • 2014 - Prix Georges-Émile-Lapalme [1]
  • 2018 - Membre de l'Ordre du Canada[28]

Notes et référencesModifier

  1. Napoléon Caron, Deux voyages sur le Saint-Maurice, éditions du Septentrion, Québec, 2000, p.11 [présentation en ligne]
  2. Denis Vaugeois et Marcel Fournier, Les Vaugeois-Frandeboeuf, de la Bretagne à la Mauricie : une enquête rigoureuse, indiscrète et implacable, dl 2019 (ISBN 978-2-89791-136-2 et 2-89791-136-0, OCLC 1181812918, lire en ligne)
  3. Denis Vaugeois, L'amour du livre : l'édition au Québec, ses petits secrets et ses mystères, Septentrion, (ISBN 2-89448-425-9 et 978-2-89448-425-8, OCLC 60415793, lire en ligne), p. 19-20.
  4. Stéphane Savard, Denis Vaugeois : entretiens, (ISBN 978-2-7646-3570-4 et 2-7646-3570-2, OCLC 1252972948, lire en ligne), p. 50 et 54.
  5. Félix Bouvier et Charles-Philippe Courtois, L'histoire nationale du Québec : entre bon-ententisme et nationalisme : de 1832 à nos jours, (ISBN 978-2-89791-226-0 et 2-89791-226-X, OCLC 1249551712, lire en ligne), p. 14-15.
  6. Denis Vaugeois: entretiens, p. 168.
  7. Denis Vaugeois: entretiens, p. 183.
  8. Jacques Lanctôt, Yves Michaud : un diable d'homme!, VLB, (ISBN 978-2-89649-459-0 et 2-89649-459-6, OCLC 866613853, lire en ligne), p. 72-79.
  9. Denis Vaugeois: entretiens, p. 181.
  10. a b et c « Denis Vaugeois - Assemblée nationale du Québec », sur www.assnat.qc.ca (consulté le )
  11. Denis Vaugeois, L'amour du livre, p. 58-59.
  12. Denis Vaugeois, L'amour du livre, p. 39-42.
  13. Claude Trudel, Une histoire du ministère de la culture : (1961-2021), Boréal, (ISBN 978-2-7646-3668-8, 2-7646-3668-7 et 2-7646-4668-2, OCLC 1255631388, lire en ligne), p. 133-135
  14. Frédéric Brisson, La pieuvre verte : Hachette et le Québec depuis 1950, Leméac, (ISBN 978-2-7609-0605-1 et 2-7609-0605-1, OCLC 841051115, lire en ligne), p. 169
  15. Denis Vaugeois, L'amour du livre, p. 188.
  16. Gérard Paris, Le rêve du Petit-Champlain : Vieux-Québec, 1976-1985, Septentrion, (ISBN 978-2-89448-520-0 et 2-89448-520-4, OCLC 126074352, lire en ligne)
  17. Denis Vaugeois: entretiens, p. 222.
  18. a et b « Denis Vaugeois - Assemblée nationale du Québec », sur www.assnat.qc.ca (consulté le )
  19. Michel Côté, PAssion de muséees, Septentrion, , p. 11-19.
  20. Denis Vaugeois, L'homme derrière : Sylvain Vaugeois, un as en gestion stratégique, Septentrion, (ISBN 978-2-89791-206-2 et 2-89791-206-5, OCLC 1225073552, lire en ligne), p. 72-74.
  21. Denis Vaugeois: entretiens, p. 226 et 291.
  22. Normand Alexandre, Denis Vaugeois et Québec. Assemblée nationale, Les Défis de l'aménagement, Assemblée nationale du Québec, (ISBN 2-551-05230-0 et 978-2-551-05230-1, OCLC 15957733, lire en ligne)
  23. Denis Vaugeois: entretiens, p. 329.
  24. Denis Vaugeois: entretiens, p. 330-332.
  25. Denis Vaugeois, Le Québec, un creuset méconnu. Dans Mémoires de la Société généalogique canadienne française, vol 39, no 5, hiver 1988, p. 277-290.
  26. Fonds Denis Vaugeois (P36) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  27. Gouvernement du Québec, « Ordre national du Québec », La Presse,‎ , A-6 (lire en ligne)
  28. « La gouverneure générale annonce 103 nouvelles nominations au sein de l’Ordre du Canada », sur https://www.gg.ca, (consulté le )

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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