David Valadao

politicien américain

David Valadao
Illustration.
David Valadao, en 2020.
Fonctions
Représentant des États-Unis
En fonction depuis le
(1 an, 7 mois et 14 jours)
Élection 3 novembre 2020
Circonscription 21e district de Californie
Législature 117e
Prédécesseur TJ Cox

(6 ans)
Élection 6 novembre 2012
Réélection 4 novembre 2014
8 novembre 2016
Circonscription 21e district de Californie
Législature 113e, 114e et 115e
Prédécesseur Devin Nunes (indirectement)
Successeur TJ Cox
Biographie
Nom de naissance David Goncalves Valadao
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Hanford, Californie (États-Unis)
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Diplômé de College of the Sequoias (en)
Religion Catholicisme[1]
Site web valadao.house.gov

David Goncalves Valadao, né le à Hanford (Californie), est un homme politique américain membre du Parti républicain, élu de Californie à la Chambre des représentants des États-Unis de 2013 à 2019, et depuis 2021.

BiographieModifier

Jeunesse et débuts en politiqueModifier

David Valadao naît et grandit à Hanford dans le comté californien de Kings[2],[3]. Ses parents, originaires du Portugal[4], ont émigré aux États-Unis à la fin des années 1960[3]. Il est agriculteur de profession[2].

De 2010 à 2012, il siège au sein de l'Assemblée de l'État de Californie[2] pour le 30e district de l'État.

Représentant des États-UnisModifier

Lors des élections de 2012, David Valadao se présente à la Chambre des représentants des États-Unis dans le 21e district de Californie. Cette circonscription de la Vallée centrale est issue en partie des anciens 20e et 21e districts. Il remporte la primaire avec 57 % des suffrages[5] face aux démocrates John Hernandez et Blong Xiong[6]. Hernandez mène une mauvaise campagne et a des difficultés à lever des fonds. Valadao est élu représentant avec 16 points d'avance sur Hernandez (57,8 % des voix[5]), alors que 55 % des électeurs du district votent le même jour pour Barack Obama[7].

En 2014, il est considéré comme vulnérable : son district, à 72 % hispanique[8], compte plus de démocrates que de républicains[5]. Les démocrates pensent qu'Amanda Renteria est une meilleure candidate que John Hernandez en 2012[8]. Valadao remporte cependant la primaire avec 63 % des suffrages[8], puis l'élection générale avec le même score que deux ans plus tôt[5]. Il est candidat à un troisième mandat en 2016 mais semble à nouveau en danger. Il rassemble 55 % des voix lors de la primaire. En novembre, il affronte le démocrate Emilio Huerta, que la présence de Donald Trump sur le ticket républicain ainsi que des référendums sur la marijuana et les armes pourraient favoriser[5]. David Valadao est finalement réélu avec 13 points d'avance sur le démocrate[9], alors que Trump est battu de 16 points dans le district[10].

David Valadao est supposé affronter Huerta en 2018, mais celui-ci se retire à quelques jours du dépôt des candidatures alors qu'il est le seul démocrate dans la course[9]. TJ Cox, jusqu'alors candidat dans le 10e district voisin, change alors de circonscription. Lors de la primaire de juin, le représentant sortant devance largement le nouveau candidat démocrate, qu'il distance de 25 points. Durant la campagne, il est notamment attaqué par Cox pour son vote en faveur de l'abrogation de l'Obamacare. Le soir de l'élection, Valadao arrive en tête avec environ 5 000 voix d'avance. Plusieurs médias le déclarent vainqueur, mais plusieurs dizaines de milliers de votes par correspondance restent à dépouiller. Des semaines après les élections, Cox est finalement élu avec une marge de 862 voix, moins d'un point d'avance[10].

David Valadao tente un retour lors des élections de 2020. Il arrive largement en tête de la primaire[11], avec 50,1 % des voix contre 38,6 % pour Cox[12]. Il est alors considéré par les républicains comme l'une de leurs meilleures chances de récupérer un siège démocrate en Californie[13]. Alors que les démocrates attaquent Valadao en tentant de la comparer à Donald Trump, les républicains attaquent Cox pour ses problèmes d'éthique. Bien que Joe Biden remporte le district avec 11 points d'avance sur Trump[14], David Valadao prend sa revanche sur TJ Cox, qu'il devance d'environ 1 500 voix[3] soit moins d'un point (50,4 % contre 49,6 %)[14].

Vie privéeModifier

En 2015, il est considéré comme l'élu le plus pauvre du Congrès des États-Unis, avec 8,7 millions de dollars de dettes, notamment liées à ses activités de producteur laitier[15].

Positions politiquesModifier

David Valadao est considéré comme un républicain plutôt modéré[12],[6]. Il est en faveur d'une réforme de la politique d'immigration[15], soutenant notamment le DREAM Act[14].

Alors qu'il ne l'avait pas soutenu en 2016, David Valadao apporte son soutien à Donald Trump lors de l'élection présidentielle américaine de 2020[3].

Le , après l'assaut du Capitole des États-Unis par des partisans de Donald Trump le , qui fait cinq morts et des dizaines de blessés, la Chambre des représentants approuve la mise en accusation de Donald Trump pour « incitation à l'insurrection » par 232 voix (dont 10 républicains) contre 197[16],[17],[18]. David Valadao fait alors partie, aux côtés de Liz Cheney, des 10 républicains qui se joignent aux démocrates pour voter la mise en accusation de Donald Trump[18]. Il critique cependant la précipitation des démocrates à lancer cette procédure, sans attendre une enquête approfondie[3].

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Rep. David Valadao, D-Calif. », Member Profile Page, sur Roll Call (consulté le ).
  2. a b et c (en) « VALADAO, David G., (1977 - ) », sur Biographical Directory of the United States Congress (consulté le ).
  3. a b c d et e (en) Emily DeRuy, « Who is David Valadao, the lone California Republican who voted to impeach Donald Trump? », sur mercurynews.com, The Mercury News, (consulté le ).
  4. (en) Mario Trujillo, « Rep. David Valadao is proof that the GOP can appeal to Hispanic voters », sur The Hill, (consulté le ).
  5. a b c d et e (en) James Burger, « Valadao working to stave off what may be his toughest challenge yet: Huerta », sur bakersfield.com, (consulté le ).
  6. a et b (en) Brandon Fallon, « Freshman California Incumbent David Valadao Faces Tougher Race in 2014 », sur Independent Voter Project, (consulté le ).
  7. (en) Emily Cahn, « The Candidate Who Bounced a $42 Check Might Be a Problem for Central Valley Democrats », sur Roll Call, (consulté le ).
  8. a b et c (en) « California 21st District - Valadao vs. Renteria », sur Real Clear Politics (consulté le ).
  9. a et b (en) Sarah D. Wire, « The only Democrat running against a vulnerable California Republican just dropped out of House race », sur latimes.com, Los Angeles Times, (consulté le ).
  10. a et b (en) Rory Appleton, « How did TJ Cox erase a 25-point primary loss to become the Valley’s next congressman? », sur fresnobee.com, The Fresno Bee, (consulté le ).
  11. (en) « David Valadao leads TJ Cox in District 21 primary results », sur abc30.com, KFSN-TV, (consulté le ).
  12. a et b (en) « California Primary Election Results: 21st House District », sur nytimes.com, The New York Times, (consulté le ).
  13. (en) Kate Irby, « GOP wants to reclaim California seats. Here’s why it’s spending heavily in Fresno », sur mcclatchydc.com, McClatchy, (consulté le ).
  14. a b et c (en) Greg Giroux, « Four California Districts Split Tickets for President, Congress », sur bgov.com, Bloomberg Government, (consulté le ).
  15. a et b (en) Sandra D. Wire, « Meet the poorest member of Congress: A California dairy farmer », sur The Los Angeles Times, (consulté le ).
  16. (en) « Trump impeached for 'inciting' US Capitol riots », sur bbc.com, BBC News, (consulté le ).
  17. (en) « House impeaches Trump for role in deadly Capitol riot », sur edition.cnn.com, Cable News Network, (consulté le ).
  18. a et b (en) Bart Jansen, Maureen Groppe, Ledyard King, Nicholas Wu, Christal Hayes, David Jackson, « Live impeachment updates: Donald Trump impeached for ‘incitement’ of mob attack on US Capitol », sur usatoday.com, USA Today, (consulté le ).

Voir aussiModifier

Article connexeModifier

Liens externesModifier