Dante et Virgile

tableau de William Bouguereau

Dante et Virgile est un tableau de William Bouguereau peint en 1850. Inspirée de la Divine Comédie de Dante Alighieri (et plus précisément d'une scène se déroulant au chant XXX de l'Enfer : Capocchio mordu au cou par Gianni Schicchi), cette huile sur toile est conservée au musée d'Orsay, à Paris.

Dante et Virgile
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Artiste
Date
Type
Technique
Dimensions (H × L)
281 × 225 cm
Mouvement
Propriétaire
Collection
N° d’inventaire
RF 2010 8Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Inscription
W. BOUGUEREAU 1850Voir et modifier les données sur Wikidata

InfluenceModifier

William Bouguereau s'inspire du chant XXX de l'Enfer de la Divine Comédie de Dante :

« Mais ni à Thèbes, ni à Troie, jamais en aucun lieu on ne vit autant de furie, ni si cruelle à déchirer, non des membres humains, mais des animaux même, que j’en vis en deux ombres pâles et nues qui, en se mordant couraient, comme le porc lorsqu’on ouvre l’étable. L’une se jeta sur Capocchio, et au nœud du cou enfonçant les dents, elle le tira de manière qu’elle lui fit gratter le ventre contre le fond solide ; et l’Arétin [1], qui demeura tremblant, me dit : « Ce follet [2] est Gianni Schicchi [3], qui, dans sa rage, va ainsi accoutrant les autres. » — Traduction par Félicité Robert de Lamennais. Flammarion, 1910

RéceptionModifier

Le poète, romancier et critique d'art français Théophile Gautier apprécie le tableau : "Le Gianni Schicchi se jette sur le Capocchio, son rival, avec une furie étrange, et il s'établit entre les deux combattants une lutte de muscles, de nerfs, de tendons, de dentelés dont M. Bouguereau est sorti à son honneur. Il y a dans cette toile de l'âpreté et de la force, - la force, qualité rare !"[4]

RéférencesModifier

  1. Griffolino, d’Arezzo
  2. « Ce furieux. » Les follets étaient des esprits qu’on croyait répandus dans l’air.
  3. Gianni Schicchi, Florentin, fameux par son talent de contrefaire les personnes. Buoso Donati étant mort sans laisser de testament, ce qui privait d’une partie de ses biens son fils Simon Donati, celui-ci pria Schicchi de se mettre au lit, d’y contrefaire Buoso malade, et de dicter un testament en sa faveur. Schicchi y consentit, mais à la condition de se léguer à lui-même une jument blanche, appelée la donna della torma, la Dame, la Peine du troupeau.
  4. « Notice de l'oeuvre », sur Musée d'Orsay (consulté le 9 février 2019)

Liens externesModifier