Les Dalmates sont un peuple antique, qui occupait la région méridionale de l'actuelle Croatie, soit une longue et étroite bande de terre le long de la mer Adriatique. Prolongeant le littoral croate, elle est bordée à l'est par la Bosnie-Herzégovine et, au sud par le Monténégro. Dans le passé, on a aussi pu donner le nom de Dalmatie à toute la bande littorale le long de l'Adriatique entre l'Istrie et l'Albanie.

OriginesModifier

Les Dalmates semblent tout d'abord avoir été une des nombreuses tribus indigènes qui ont occupé la Dalmatie. Les rives furent colonisées par des Phéniciens, puis par des Grecs, avant de laisser la place à la conquête du pays par les Romains. Une ville nommée Dalmium ou Delminium, prise par Paul Émile dès 219 av. J.-C., paraît avoir donné son nom à la tribu des Dalmates (les Dalmates proprement dits à Delminium et à Salone, les Ardyéens ou Vardéens en face de l'île de Pharos). Au IIe siècle av. J.-C., Gentius, roi de l'Illyrie, battu et pris en -168 se vit enlever par les Romains les provinces dalmates qu'il possédait ; Marcius Figulus (-156) et Nasica Corculum (-154) domptèrent les Autariates et autres tribus dalmates.

En -117 (ou -118), Metellus prit Salona, en -79 la Dalmatie fut entièrement conquise. Elle se révolta à diverses reprises (notamment en l'an 9) et ne fut définitivement soumise qu'en l'an 23. Elle forma avec la Liburnie et la Japydie la province d'Illyrie. La civilisation romaine y fit de rapides progrès. Elle fournit au IIIe siècle un des plus célèbres empereurs, Dioclétien. Les ruines romaines sont fort nombreuses. Les Dalmates latinisés parlaient langue dalmate qui s'est maintenue dans certaines îles jusqu'au XIXe siècle, mais la plupart furent absorbés au fil du temps par les Croates, des Slaves arrivés dans les Balkans au VIIe siècle. Après la division de l'Empire romain elle fut attribuée à l'empire d'Occident ; peu après la mort d'Honorius (423) réunie à celui d'Orient.

Hypothèse ancêtre des SlavesModifier

Dans le livre : Précis des recherches historiques sur l'origine des SlavesEsclavons et des Sarmates, et sur les époques de la conversion de ces Peuples au Christianisme[1], par l'auteur Stanisław Bohusz Siestrzeńcewicz (en), écrit que : "les Dalmates introduisirent partout la langue Slavonne. La latine vint se mêler vers celle de ces colons pendant les conquêtes des Romains. Elles ne prit cependant pas racine à côté du dialecte national où ethnique des Slaves, qui parlaient entre eux , et n'employaient qu'un latin corrompu, et qu'ils n'apprenaient, qu'autant que leurs relations avec le gouvernement l'exigeaient, le Saint Jérôme de Stridon natif de Stridon en Dalmatie, parlait les deux langues ; le Slavon dialecte maternel, et un latin corrompu ; ce n'est qu'a Rome qu'il apprit cette langue, dans toute sa pureté."

Dans le livre Chronique de Dalimil[2], écrit " il nomme la plaine Sennar, où Noé (patriarche) et les siens s’étaient arrêtés. Néanmoins, il n'est pas capable de situer plus précisément ce lieu. Puis il évoque la construction de la tour et la dispersion des peuples qui s'ensuivit, abordant alors l'origine des Slaves - Les Serbes dans son récit - qui s'étaient établis : comme les Grecs,/ le long de la mer / et s'étendirent jusqu'à Rome., c'est-à-dire sur la péninsule Dalmate."

Dans le livre de Chronique de Nestor[3], signale une arrivée lointaine dans l'antiquité l'arrivée des Slaves qui s'établirent sur le Danube entre la Hongrie et la Bulgarie dans les Balkans. C'est de là que les Slaves se sont répandus sur la terre.

Dans le livre : Die Deutschen und die Nachbarstamme de Johann Kaspar Zeuss , les Vénètes de l'Illyrie seront les Ancêtres des Slaves et des Dalmates.[1],[2]

Le scientifique Anatole Klyosov[4], dans son ouvrage DNA Genealogy[5], signale l'arrivée des ancêtres slaves dans les Balkans il y a 9 000 ans selon la migration et les recherches de l'autosomal et Y-DNA du Haplogroupe R1a.

RéférencesModifier

  1. a et b Stanisław Siestrzeńcewicz-Bohusz, Précis des recherches historiques sur l'origine des Slaves ou Esclavons et des Sarmates, et sur les époques de la conversion de ces peuples au christianisme, l'Académie russe impériale, (lire en ligne)
  2. a et b Éloïse Adde-Vomáčka, « La Chronique de Dalimil, première chronique rédigée en tchèque : langue vernaculaire, identité et enjeux politiques dans la Bohême du XIVe siècle », Slavica bruxellensia. Revue polyphonique de littérature, culture et histoire slaves, no 10,‎ (ISSN 2031-7654, DOI 10.4000/slavica.1645, lire en ligne, consulté le 29 mai 2020)
  3. « Éditions Anacharsis | Chronique de Nestor », sur www.editions-anacharsis.com (consulté le 29 mai 2020)
  4. (en) « Anatole Klyosov », dans Wikipedia, (lire en ligne)
  5. (en) Anatole A. Klyosov, DNA Genealogy, Scientific Research Publishing, Inc. USA, (ISBN 978-1-61896-619-3, lire en ligne)