Ouvrir le menu principal

Creed (entreprise)

maison de parfum française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Creed.

Creed
logo de Creed (entreprise)

Création 1760
Dates clés 1854, installation à Paris
Disparition En France le 10 décembre 1999
Fondateurs James Henry Creed
Personnages clés Olivier Henry Creed
Forme juridique Société à capitaux privésVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Paris (5 rue d'Artois)
Drapeau de France France
Activité Fabrication d'huiles essentielles
Effectif non connu
SIREN 662 048 636
Site web http://www.creed.eu/

Chiffre d'affaires Comptes non disponibles

Creed est une entreprise anglaise créée en 1760 par James Henry Creed et basée à Londres et à Paris[1]. À l'origine maison de couture et de confection, elle est connue de nos jours comme une maison de parfum.

Une boutique Creed sur Madison avenue à New York

HistoriqueModifier

The House of Creed, couturier, s'établit à Londres en 1760. La maison ouvre ensuite une succursale à Paris vers 1850[2],[n 1] et habille le dandy Alfred d'Orsay, lui-même inventeur de parfums et anglophile. La maison fournit également la reine Victoria et l'impératrice Eugénie en vêtements pour l'équitation[4] puis Napoléon III dès 1855[5]. La marque fournit également l'empereur François Joseph d'Autriche, María Cristina d'Espagne ou encore le tsar Nicolas II[6]. A cette époque, l'entreprise est avant tout une maison de couture, la parfumerie ne représentant qu'une petite partie de son activité[6]. En 1854, Creed ouvre sa première boutique parisienne[6].

Vers la fin du siècle, la maison acquiert une réputation pour la qualité de ses costumes-tailleur[7] sur mesure directement issus des tenues de sport[5],[8]. Il est alors de bon ton pour la femme de s'habiller dans les maisons britanniques comme Creed ou Redfern qui offrent alors un choix large de vêtements au-delà de leur spécialité du tailleur[5].

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Charles Creed (en) (1909-1966) quitte la France pour rejoindre l'Angleterre pour s'y installer définitivement[9]. Après la Guerre, Charles Creed, qui a repris la direction de la maison Creed, perpétue la tradition de confection[10].

Une filiale est conservée en France sous le nom Les Créations d'Olivier Creed. Elle sera radiée le 10 décembre 1999[11].

Dans les années 1970, Olivier Creed reprend la tête de l'entreprise familiale[1].

Au fil des années, la marque a compté des clients célèbres comme John F. Kennedy, Michelle Obama, Georges Braque, Michael Jackson, Elton John, Diana Spencer, Madonna[12].

Creed est distribué en Angleterre par la société anglaise The Orange Square Company. La marque possède plusieurs boutiques, dont une à New York.

Notes et références NotesModifier

  1. À l'époque, il est « de bon ton, voire recommandé, d'ouvrir une succursale à Londres si l'on est parisien, et inversement[3]. »

RéférencesModifier

  1. a et b « Parfums: Creed veut sortir de la confidentialité », sur lesechos.fr (consulté le 2 février 2019)
  2. Françoise Tétart-Vittu, « Aux origines de la haute couture », dans Olivier Saillard et Anne Zazzo, Paris Haute Couture, Paris, Skira, , p. 20

    « Une des caractéristiques de la fin du siècle est l'implantation de maisons étrangères [à Paris], surtout des tailleurs, qui passent de l'amazone à la robe de ville, et même de bal, comme Busvine, Creed, et surtout Redfern. »

  3. Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard, (1re éd. 1993 Éditions du Seuil), 452 p. (ISBN 978-2-84105-223-3), « Charles Poynter Redfern », p. 20 à 21
  4. David James Cole, « Patrimoine et innovation : Charles Frederick Worth, John Redfern ou la naissance de la mode moderne », Mode de recherche, Institut français de la mode, vol. Le luxe, no 16,‎ , p. 6 (lire en ligne, consulté en décembre 2013)
  5. a b et c Olivier Saillard (dir.), Cally Blackman et al., Musée de l'Histoire et des Cultures de l'immigration, Fashion Mix : Mode d'ici. Créateurs d'ailleurs, Paris, Flammarion, , 176 p. (ISBN 9782081343092, présentation en ligne), « L'école britannique à Paris », p. 25
  6. a b et c « Creed, de père en fils depuis sept générations », sur lefigaro.fr,
  7. Cally Blackman (trad. Hélène Tordo), 100 ans de mode [« 100 years of fashion »], Paris, La Martinière, , 399 p. (ISBN 978-2-7324-5710-9, présentation en ligne), « 1901 - 1959 », p. 10
  8. Valerie Mendes et Amy de la Haye (trad. Laurence Delage, et al.), La mode depuis 1900 [« 20th Century Fashion »], Paris, Thames & Hudson, coll. « L'univers de l'art », , 2e éd. (1re éd. 2000), 312 p. (ISBN 978-2-87811-368-6), chap. 1 (« 1900 - 1913 Ondoiements et exotisme »), p. 30 à 31

    « [les sports], qu'ils fussent pratiqués assidûment ou à titre de loisir, exigeaient des tenues particulières. Les couturiers anglais tiraient parti de la réputation selon laquelle ils réalisaient des costumes et des vêtements de loisir sur mesure de grande qualité - les meilleurs venaient de chez Creed, Redfern, ou Burberry. »

  9. Valerie Mendes et Amy de la Haye (trad. Laurence Delage, et al.), La mode depuis 1900 [« 20th Century Fashion »], Paris, Thames & Hudson, coll. « L'univers de l'art », , 2e éd. (1re éd. 2000), 312 p. (ISBN 978-2-87811-368-6), chap. 5 (« 1946-1956 Féminité et conformité »), p. 145
  10. Cally Blackman (trad. Hélène Tordo), 100 ans de mode [« 100 years of fashion »], Paris, La Martinière, , 399 p. (ISBN 978-2-7324-5710-9, présentation en ligne), « 1901 - 1959 », p. 195
  11. « identité et radiation », sur www.societe.com (consulté le 29 août 2019)
  12. « Creed, la tradition renouvelée », sur www.lefigaro.fr,

BibliographieModifier

  • Annik Le Guérer, Le Parfum: Des Origines à Nos Jours, Odile Jacob, , 406 p.
  • Élisabeth de Feydeau, Les Parfums : Histoire, Anthologie, Dictionnaire, Robert Laffont, , 1206 p. (ISBN 2221110072)

Lien interneModifier