Michelle Obama

avocate et 46e Première dame des États-Unis

Michelle Obama
Michelle Obama en 2013.
Michelle Obama en 2013.
Première dame des États-Unis
 – 
(8 ans)
Prédécesseur Laura Bush
Successeur Melania Trump
Biographie
Nom de naissance Michelle LaVaughn Robinson
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Chicago, Illinois (États-Unis)
Père Fraser Robinson
Mère Marian Shields Robinson
Conjoint Barack Obama
Enfants Malia Ann Obama (1998-)
Natasha Sasha Obama (2001-)
Université Université de Princeton
Université Harvard
Profession Avocate, écrivaine
Signature de Michelle Obama

Michelle LaVaughn Obama, née Michelle LaVaughn Robinson le à Chicago, est une avocate et écrivaine américaine.

Épouse depuis 1992 de Barack Obama, avocat devenu sénateur de l'Illinois, elle devient à son élection en tant que 44e président des États-Unis la Première dame (First Lady) des États-Unis, la première afro-américaine de l'histoire du pays.

BiographieModifier

Jeunesse et familleModifier

Michelle Robinson[1] naît et grandit à Chicago, dans le quartier de South Shore[2], l'un des secteurs communautaires de la ville. Sa mère, Marian Shields Robinson, était secrétaire auprès d'un magasin d'usine du catalogue Spiegel[3] (Spiegel Outlet Store), tandis que son père, Fraser Robinson III[4], était employé à l'usine de production d'eau potable de la ville et délégué local du Parti démocrate[5]. Sa mère était femme au foyer jusqu'à ce que Michelle entre au lycée[6]. Elle a un frère aîné, Craig, entraîneur du club de basket-ball de l'Université d'État de l'Oregon, les Beavers d'Oregon State. Son père Fraser Robinson est décédé en 1991. Sa mère Marian Robinson (née Shields) vivait donc avec le couple présidentiel à la Maison Blanche.

Après ses études secondaires à la Whitney M. Young Magnet High School (en) de Chicago[7], [8], Michelle Robinson est acceptée à l'Université de Princeton où elle obtient un Bachelor of Arts en sociologie en 1985 avec la mention Cum Laude[9], elle entreprend des études à la faculté de droit de Harvard (Harvard Law School), elle y obtient le grade de Juris Doctor (J.D) en 1988. Elle travaille alors au cabinet Sidley Austin dans le domaine du marketing et la propriété intellectuelle.

Michelle Robinson rencontre Barack Obama en 1989, au sein du cabinet d'avocats Sidley Austin, pour lequel ils travaillent et où ils sont les deux seuls Afro-Américains. Travaillant dans le cabinet avant lui, elle y est son maître de stage[10]. Ils se marient le et choisissent de rester à Chicago, plutôt que de se rapprocher aussitôt de Washington. Leur première fille, Malia, naît le et leur seconde fille, Natasha (dite Sasha), le .

Parmi les ancêtres maternels de Michelle Obama, son arrière-arrière-grand-mère, Melvinia Shields[11], était esclave sur la plantation de Henry Murs Shields dans le comté de Clayton, en Géorgie. Le premier fils de Melvinia, Dolphus T. Shields, était un métis, né esclave vers 1860, dont, sur la base de recherche ADN, des chercheurs ont pu identifier que Charles Marion Shields (à 20 ans), fils de son patron était probablement le père. Dolphus Shields a déménagé à Birmingham, en Alabama après la guerre de Sécession, puis certains de ses enfants ont émigré vers Cleveland et Chicago.

CarrièreModifier

 
La famille Obama dans le bureau ovale.

Après ses études, Michelle Robinson revient à Chicago, et travaille pour le cabinet d'avocats Sidley Austin. Elle entre également dans l'équipe du maire démocrate de Chicago, Richard M. Daley (pendant son mandat 1989-2011), où elle occupe le poste d'assistante du maire.

En 1993, la désormais Michelle Obama devient la directrice générale du Chicago office of Public Allies[12], une association à but non lucratif encourageant les jeunes à travailler dans des associations à but social et non lucratif. En 1996, elle travaille pour l'Associate Dean of Student Services, à l'Université de Chicago où elle développe le centre de service communautaire.

En 2002, elle commence à travailler pour l'hôpital de l'université de Chicago, comme directrice générale des affaires communautaires. En mai 2005, elle devient vice-présidente des affaires externes de l'université de médecine de Chicago[2].

Première dame des États-UnisModifier

 
Barack et Michelle Obama rencontrant le pape Benoît XVI, le , au Vatican.

La campagne présidentielle de 2008Modifier

Avec la campagne de son mari à l'élection présidentielle américaine de 2008, Michelle Obama devient rapidement un personnage médiatique. En effet, en juillet 2007 et 2008[13], le magazine américain, Vanity Fair la classe parmi les dix personnes les mieux habillées du monde.

En novembre 2008, le magazine 02138 la classe neuvième des cent anciens élèves d'Harvard les plus influents[14]. Son mari est alors classé premier[15].

Au courant de l’ élection présidentielle américaine de 2008, Michelle Obama fait plusieurs discours qu’elle écrit elle-même. Au début de la campagne, n’ayant pas de rédacteur de discours à son service, Michelle Obama parle librement, sans filtre. Elle ne se préoccupe que très peu de l’effet que ses discours peuvent avoir, son but à l’époque étant seulement de soutenir son mari dans ce qu’il entreprend. Elle réalisera à Denver en 2008, un discours lors d’une convention démocrate dans lequel elle émouvra le peuple américain[16].

Michelle Obama, au cours de la campagne, ne s’investira que plus tard de manière significative. On rapporte que ce n’est qu’en milieu de campagne qu’elle se concentre réellement sur les discours et entrevues. Il est relevé qu’elle ne pratique quasiment plus son métier d’avocate[17]. Ces sacrifices lui seront plus tard bénéfiques, car ils lui vaudront l'engouement du public américain à la suite de l’annonce publique de Barack Obama reconnaissant ses efforts[16].

McCain, candidat au sein de l’opposition républicaine attaque Michelle Obama lors de la campagne lorsqu’elle affirme qu’elle est réellement fière de son pays « pour la première fois ». Les républicains la critiqueront sévèrement. La Première Dame Laura Bush lui offrira alors son soutien dans la sphère médiatique en la défendant et en reformulant qu’Obama n’avait jamais été « aussi fière»de son pays[18].

Les sondages révèlent que son taux de popularité est, en 2008, grandement supérieur à celui de Cindy McCain, la femme du candidat John McCain. Les médias sont intrigués par Obama, qui semble être une femme d’exception par sa parole éloquente et sa ténacité[19].

Même si au départ elle est fortement critiquée par les médias, elle gagnera l’appréciation du public grâce à son charisme et sa détermination. Michelle Obama gagne le respect de la foule en leur démontrant ouvertement ses valeurs traditionnelles « If you can’t run your own house, you certainly can’t run the White House »[20].

La campagne présidentielle de 2008 sera un tournant important pour les États-Unis. C’est lors de cette élection, le , que Barack Obama est élu président. Michelle Obama fera alors partie de la première famille présidentielle afro-américaine dans l’histoire des États-Unis d’Amérique malgré le racisme répandu dans la société américaine[21].

Première dame des États-UnisModifier

Le , au pied du Capitole, elle tient la Bible sur laquelle son mari prête serment. À ce moment, Barack Obama devient président, et elle, première dame. Plus de deux millions de personnes sont présentes à Washington D.C. pour assister à la cérémonie.

Le , elle rencontre le pape Benoît XVI lors de la visite du président des États-Unis au Vatican[22], [23].

 
Barack et Michelle Obama au palais du Quirinal (Italie), en 2008.

En 2010, Forbes la classe au premier rang de la liste des femmes les plus puissantes du monde. En 2011, elle est 8e, en 2012 7e, en 2013 4e, en 2014 8e et en 2015 10e.

Elle a participé à un épisode spécial de la saison 3 de la série télévisée de Disney Channel Jessie ainsi que durant un épisode de la saison 13 de NCIS dans son propre rôle de Première dame.

Après l’élection présidentielle américaine de 2008, Michelle Obama fait équipe avec une conseillère pour gérer son image[20]. Obama commence dès le début de sa carrière politique à briser le moule. La tradition veut que la Première dame ne donne pas son opinion publiquement. Une simple erreur de sa part peut coûter à son mari la présidence[20].

La Première dame est décrite comme étant une grande oratrice charismatique et humoristique[24].Son importance médiatique lui donne un poids politique majeur. Elle stimule son activité politique en organisant des rencontres avec des acteurs politiques, en visitant des écoles et en poursuivant ses discours poignants[16].

La critique est parfois crue, mais Michelle Obama se voit être en mesure de rester concentrée sur les enjeux politiques tout au long de la présidence de son mari. Les commentaires sur son style vestimentaire, ou même parfois sur la couleur de sa peau ne semblent pas l’ébranler[20].Elle affirme que la démocratie est basée sur la critique, et confirme que Barack et elle ont désormais développé une tolérance pour ce genre de commentaires, puisque le jeu politique peut parfois être dur[25].

PolémiquesModifier

Ses vacances en en Espagne, dans le contexte de la crise économique, provoquent une vive polémique aux États-Unis, les médias américains la surnommant « Marie-Antoinette »[26].

Le , au lendemain de l'enterrement du roi d'Arabie saoudite Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud, Michelle Obama apparaît non voilée tout comme Condoleezza Rice, Hillary Clinton et Angela Merkel alors que les femmes saoudiennes sont obligées de sortir en portant le hijab, voire sortent le plus souvent avec un niqab[27],[28]. Si officiellement les dirigeants saoudiens ne réagissent pas, certains d'entre eux refusent de lui serrer la main et passent devant elle en l'ignorant[29].


Activités et stratégies de communicationModifier

Michelle Obama est d'abord et avant tout connue comme ayant été la première Première Dame afro-américaine de l'histoire des États-Unis, assumant la présidence de 2008 et de 2012 aux côtés de son époux Barack Obama[30]. En soi, être démocratiquement élu dans un pays teinté par ses racines esclavagistes est une victoire symbolique et un accomplissement ; mais ces exploits ne font qu'effleurer les percées communicationnelles de Michelle Obama. À la veille de l'explosion de l'ère numérique et des réseaux sociaux, la présidence des Obama est la première à avoir connu un élan médiatique, où le monde entier pouvait virtuellement rejoindre les Obama par le biais d’un message sur Twitter[31].

Percée innovatrice par l'usage des médias sociaux en vue de faire rayonner l'image de la Première DameModifier

L'image médiatique de Michelle n’a rien d’accidentel ; l'image de l'ex Première Dame sur Twitter est stratégique et méticuleuse quant au fait qu'elle reflète les thèmes traditionnellement utilisés dans la représentation communément divulgués des Premières Dames américaines. De plus, la communication de Michelle Obama s'étend sur des « messages s'affichant sur les réseaux sociaux […] qui portent sur des causes non controversées telles que l'éducation et la santé des enfants - des figures non partisanes avec de forts attachements familiaux »[32].

D'ailleurs, un exemple de ses mobilisations médiatiques se trouve dans la campagne #BringBackOurGirls initiée par Michelle Obama en 2016, en publiant une photo sur Twitter portant sur l’enlèvement de 276 filles d’une école nigérienne, par le groupe militaire Boko Haram. Elle a permis la sensibilisation de l'auditoire sur un sujet qui, sans son intervention, n'aurait probablement pas eu l'envergure dont il a bénéficié.

Ensuite, par l'entremise de sa présence médiatique, Michelle Obama s’est associée à plusieurs figures publiques au fil de la présidence des Obama, mais surtout à la fin du mandat de 2012. Dans l'optique de promotion de causes symboliques rattachées à des valeurs partagées par son public cible, l'ex Première Dame a fait des apparences au Ellen Degeneres Show, au Tonight Show Starring Jimmy Fallon, au Jimmy Kimmel Live, au Oprah Winfrey Network (ou OWN), au The Late Show with Stephen Colbert et plus encore. Cette proximité avec la culture populaire a projeté les nombreuses initiatives de Michelle Obama dans l'œil du public.

EngagementsModifier

Le , Michelle Obama, en compagnie de la Dr Jill Biden[33] rejoint la Croix-Rouge américaine dans le but de soutenir les victimes du séisme en Haïti[34],[35].

En , elle lance la campagne Let's move! pour lutter contre l'obésité[36].

Toujours dans sa lutte contre l'obésité, elle est à l'initiative du programme manger sain qui entraine en 2012 l'adoption d'une loi visant à forcer les écoles à prendre des mesures nutritionnelles pour mettre en place des repas avec moins de sel, de graisse et de sucre dans les cantines scolaires. En 2017, l'administration Trump explique son souhait de réformer ce programme, et met donc un frein à la lutte contre l'obésité infantile notamment, très chère à l'ancienne Première dame[37].

En , dans le cadre de sa campagne Better Make Room orientée sur l'éducation, elle réalise un clip de rap parodique intitulé Go To College[38] aux côtés de l'humoriste américain Jay Pharoah, dans lequel elle incite les lycéens à s'inscrire à l'université. La demande est en effet en baisse à cause d'un taux d'échec de l'ordre de 45 % des étudiants durant le cursus les menant au Bachelor (Licence), et les jeunes préfèrent alors entrer dans la vie active après leurs études secondaires[39]. En 2015, elle s'engage dans le mouvement Let Girls Learn[40] qui a pour but d'encourager les jeunes filles à poursuivre des études[41].

En 2011, elle s'engage avec la DrJill Biden[42] au mouvement Joining Forces[43],[44] qui a pour mission la défense des intérêts des familles de militaires[45].

Bénéficiant d'une forte popularité (64 % contre 50 % à son mari), elle s'engage derrière Hillary Clinton lors de sa campagne pour l'élection présidentielle de 2016, alors que la candidate démocrate souffre de difficultés[45].

En 2018, Michelle Obama publie son autobiographie, écrite par un nègre littéraire[46],[47] : Devenir (Becoming), où elle retrace notamment son quotidien à la Maison Blanche[48], mais aussi son enfance dans le South Side de Chicago, son parcours parfois semé d'obstacles, sa carrière et sa vie de famille. Pour l'écrivaine suisse Mona Chollet, si cette biographie parle aux classes populaires et aux lecteurs qui sont souvent renvoyés à leur appartenance ethnique, elle présente surtout l'enrichissement financier personnel comme une solution, plutôt que de mener des politiques de partage des richesses[49].

Michelle Obama travaille beaucoup durant la présidence de son mari[16]. Elle commence plusieurs projets qui lui tiennent à cœur et qui sont de réels enjeux au sein de la société américaine. Tout d’abord, elle lance son programme Let’s move en 2010 dans le but de combattre l’obésité chez les jeunes enfants à travers la nation[50]. Il s’agit de la première fois qu’on s’adresse réellement à cette problématique qui touche de nombreux jeunes aux États-Unis. Elle propose plusieurs politiques qui seront plus tard adoptées pour combattre ce problème, par exemple, un accès plus facile aux soins médicaux, des repas santés et abordables dans les cafétérias d’écoles et une augmentation de l’activité physique dans les institutions académiques[50].

L’initiative Reach Higher est un autre mouvement débuté par Michelle Obama. Cette campagne a vu le jour pour encourager les jeunes Américains à poursuivre leurs études postsecondaires[51]. Il vise à amener les jeunes à comprendre les avantages d’une éducation supérieure, les opportunités de carrière qu’elle amène et vise à les informer de l’aide financière qu’ils peuvent obtenir. Ce programme permet à plusieurs adolescents de prendre une décision réfléchie quant à l’éducation qu’ils souhaitent obtenir[51]. Plusieurs autres initiatives sont créées grâce à Michelle Obama, telles que Join the Forces et Let Girls Learn. Michelle Obama a beaucoup utilisé les réseaux sociaux pour promouvoir les programmes et les projets qui lui tenaient à cœur. Il est possible de voir plusieurs de ses initiatives sur sa page Instagram et Twitter.

Personnification des enjeux politiques à travers le rôle de la Première Dame, par l'entremise de la campagne "Let's move!"

En premier lieu, la campagne Let’s Move! de Michelle Obama est une initiative lancée en 2010 qui vise à réduire les problèmes d’obésité, surtout chez les enfants[1]. Par l’entremise de cette campagne, Mme Obama prend le rôle de « Mom-in-Chief », tel que l’explique Monika Bertaki, à travers lequel elle créer une image conventionnelle de Première Dame[2].


“Elle met une emphase constante sur son rôle en tant que mère dans la campagne, tout en réduisant l’implication politique associée avec le fait d’être la conjointe du Président. […] Obama prend l’identité de mère afin de rehausser sa crédibilité en tant que porte-parole, en reliant l’importance de son rôle de mère au lieu d’un ou de l’autre de ses rôles lui étant visiblement offert, soit conjointe, Première Dame ou avocate.” (traduction libre)[3]

Représentation dans la culture populaire : Michelle Obama comme symbole politiqueModifier

Influence politique de l'image de Michelle Obama auprès de certains groupes de la population selon l'opinion publiqueModifier

En utilisant des données de sondages échelonnées de 2008 à 2018 sur les femmes noires des États-Unis, il a été démontré que l’opinion publique envers Michelle Obama était plus favorable auprès des femmes que des hommes au cours des deux cycles électoraux de 2008 et de 2012[1]. De plus, il a été observé que les Afro-Américains avaient une meilleure estime de Michelle Obama que les blancs[2]. L’intersection des variables du genre et de la race, dans la mesure où Michelle Obama est une femme avec un statut d’Afro-Américaine, l’a identifiée comme symbole d’émancipation et d’inspiration auprès de la communauté de femmes afro-américaines, et ce, particulièrement sur la scène politique[3]. Ces discours en tant que première dame noire des États-Unis étaient teintés d’une volonté manifeste de livrer un message valorisant l’initiative dans la vie politique des jeunes femmes afro-américaines, dont cet exemple tiré de sa plume : « I'm also thinking about all the … girls and girls of color, who in the years ahead will come to this place, and they will look up, and they will see an image of someone who looks like them hanging on the wall of this great American institution »[1]. Le partage de caractéristiques communes tel que la race et le genre entre Michelle Obama avec ce sous-groupe de la population américaine ont été un facteur facilitant la formation d’une relation émotionnelle entre son audience cible, ce qui explique en partie l’opinion favorable accordée à Michelle Obama[2]. Dès lors, le fait de voir une femme professionnelle et instruite œuvrant activement dans les hautes sphères politiques du pays a fait émerger une fierté identitaire parmi la communauté féminine afro-américaine et a également amélioré leur perception quant à l’atteinte d’une participation significative à la vie politique de leur part, et ce tout en y jumelant la vie familiale[3].

Influence de la perception de l'image de Michelle Obama sur les intentions de vote des campagnes présidentielles de 2008 et 2012Modifier

Dans un contexte de campagne électorale, des écrits scientifiques ont mis en lumière le fait que les épouses des candidats avaient un rôle important à jouer dans le façonnement de l’opinion publique, affectant ultimement le choix de vote des électeurs américains[1]. Une étude a corroboré que l’opinion publique perçue par l’électorat de la première dame d’Obama était fortement liée aux comportements politiques comme le choix de vote, la partisanerie ainsi que la croyance à certaines idéologies politiques de ces sondeurs[1]. Les résultats de cette étude mettaient en évidence une association entre l’appréciation favorable de Michelle Obama des démocrates, libéraux et individus et l’appui aux urnes pour Barack Obama, soit son mari. D’autre part, ces mêmes personnes disaient avoir entendu parler de son initiative Let’s move! et finalement, pensaient qu’elle améliorait la perception des femmes noires en Amérique, et ce en comparaison aux autres individus ayant voté pour des bannières différence que celle des démocrates[2]. La portion de la population votante durant les élections de 2008 ayant le plus accordé leur appui au parti rattaché à la famille Obama était celle des femmes. L’électorat féminin s’identifiait à l’image de Michelle qui dégageait un équilibre en carrière de haute intensité et la famille[3]. Inversement, ceux critiquant ce même discours entretenu par Michelle Obama sur la scène publique étaient plus à même de délaisser leur appui au parti démocrate dont le chef était le mari de celle-ci[4]. Ces individus de l’électorat américain la considéraient comme une « femme noire frustrée » endossant des idées très féministes[5]. Ce dogme de pensée allègue une explication contradictoire avancée par les scientifiques qui ont observé que les premières dames endossant un rôle plus traditionnel avaient tendance à être perçue positivement, apportant une autre perspective à la compréhension de la réaction de l’électorat aux premières dames des candidats en période d’élection[6].


[1] Badas, Alex, et Katelyn E. Stauffer. Loc. cit. :454.

[2] Ibid.

[3] Burrell, Barbara, Laurel Elder, et Brian Frederick. Loc. cit. :175.

[4] Ibid.

[5] Greenwald, Anthony G. « Implicit Social Cognition: Attitudes, Self-Esteem, and Stereotypes. » Psychological Review, 19950501..

[6] Burrell, Barbara, Laurel Elder, et Brian Frederick. Loc. cit. :172.


[1] Burrell, Barbara, Laurel Elder, et Brian Frederick. « Polls and Elections: From Hillary to Michelle: Public Opinion and the Spouses of Presidential Candidates ». Presidential Studies Quarterly 41, no 1 (2011): 174.


[1] Says, Simon. « [https://blog.simonsays.ai/former-first-lady-michelle-obamas-speech-at-the-portrait-unveiling-at-the-smithsonian-national-baa9b57f5cfa Former First Lady Michelle Obama’s Speech at the Portrait Unveiling at the Smithsonian National… ». Medium, .

[2]Badas, Alex, et Katelyn E. Stauffer. Loc. cit. :437.

[3]Badas, Alex, et Katelyn E. Stauffer. Loc. cit. :453.


[1] Elder, Laurel, et Brian Frederick. « Perceptions of candidate spouses in the 2012 presidential election: the role of gender, race, religion, and partisanship ». Politics, Groups, and Identities 7, no 1 (): 120.

[2] Knuckey, Jonathan, et Myunghee Kim. « Evaluations of Michelle Obama as First Lady: The Role of Racial Resentment ». Presidential Studies Quarterly 46, no 2 (2016): 365.

[3] Badas, Alex, et Katelyn E. Stauffer. « Michelle Obama as a Political Symbol: Race, Gender, and Public Opinion toward the First Lady ». Politics & Gender 15, no 3 (): 453.


[1] University of Nevada, Reno. [s.d.] « What has the Impact of “Let’s Move!” had on Childhood Obesity? » University of Nevada.

[2] Bertaki, Monika. 2012. « Mother Know’s Best: The Rhetorical Persona of Michelle Obama and the “Let’s Move” Campaign. » Mémoire de M.A., Université du Nevada.

[3] Ibid

FilmographieModifier

  • Michelle Obama : présente dans la série Jessie (saison 3, épisode 13)
  • Michelle Obama : présente dans la série NCIS : Enquêtes spéciales (saison 13, épisode 22)
  • Michelle Obama : présente dans la série Parks and Recreation (saison 6, épisode 22)
  • Michelle Obama : présente dans la série Night Shift (saison 2, épisode 12)
  • Michelle Obama : présente dans la série iCarly (saison 5, épisode 10)
  • Michelle Obama : présente dans le film Pitch Perfect 2

PublicationsModifier

Notes et référencesModifier

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  2. a et b (en) History com Editors, « Michelle Obama », sur HISTORY (consulté le 9 juillet 2019)
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  6. Slevin, Peter (18 mars 2009). "Mrs. Obama goes to Washington". Princeton Alumni Weekly. 109 (10): 18–22. .
  7. (en-US) « Michelle Obama », sur www.nndb.com (consulté le 9 juillet 2019)
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  27. « Le "non" au voile de Michelle Obama », latribune.fr, 29 janvier 2015.
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  45. a et b Laure Mandeville, « Michelle Obama à la rescousse de Hillary », Le Figaro, samedi 29 / dimanche 30 octobre 2016.
  46. a et b (en) EDWARD-ISAAC DOVERE, « Waiting for Obama », The Atlantic,‎ (lire en ligne, consulté le 24 mai 2019) :

    « he’ll occasionally point out in conversation that he’s writing this book himself, while Michelle used a ghostwriter »

  47. a et b >(en) Glenn Thrush et Elaina Plott, « How the Trump Campaign Is Drawing Obama Out of Retirement », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le 10 juillet 2020) :

    « “She had a ghostwriter,” Mr. Obama told a friend who asked about his wife’s speedy work »

  48. « « Devenir » de Michelle Obama, un livre de candidate à la Maison Blanche ? », sur TV5MONDE, (consulté le 1er janvier 2019)
  49. Mona Chollet, « Vous aussi, devenez moi », Le Monde diplomatique,‎ n°785 (août 2019), p. 28.
  50. a et b « Let's Move! », sur letsmove.obamawhitehouse.archives.gov (consulté le 16 décembre 2019)
  51. a et b (en) « The First Lady's Reach Higher Initiative », sur The White House (consulté le 16 décembre 2019)
  52. Anne-Laure Pham, « American Grown, le prochain livre de cuisine de Michelle Obama », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juin 2019) :

    « Lyric Winik, journaliste et auteure qui avait notamment aidé à la rédaction des mémoires de Laura Bush, serait le ghost writer -l'équivalent de notre "nègre littéraire"- de l'ouvrage. »

  53. (en) Adrian Higgins, « Michelle Obama champions vegetable gardens and healthy food in ‘American Grown’ », The Washington Post,‎ (lire en ligne, consulté le 5 juin 2019) :

    « The book, written with Washington journalist Lyric Winik »

  54. (en) Anna Ben Yehuda Rahmanan, « Michelle Obama's Biography, 'Becoming,' Could Set Genre Record », sur Forbes (consulté le 9 juillet 2019)

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Français
Anglais
  • David Colbert, Michelle Obama, An American Story, Houghton Mifflin Harcourt, 2008, (ISBN 0-547-24770-2)
  • Elizabeth Lightfoot, Michelle Obama : First Lady of Hope, The Lyons Press, 2008, (ISBN 1-59921-521-7)
  • Liza Mundy, Michelle Obama, A Life, Simon & Schuster, 2008, (ISBN 1-4165-9943-6)
  • Veronica Chambers, The Meaning of Michelle : 16 Writers on the Iconic First Lady and How Her Journey Inspires Our Own, St. Martin's Press, 2017, (ISBN 978-1-250-11496-9)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier