Cornelis Cornelisz van Haarlem

peintre néerlandais
Cornelis Corneliszoon van Haarlem
Cornelis van Haarlem Self-portrait 06112012 2.jpg
Autoportrait de Cornelis van Haarlem, v. 1588-1590.
Naissance
Décès
Sépulture
Pseudonymes
Cornelis Van Haarlem, Cornelis Corneliszoon van Haarlem, Cornelis Corneliszoon Van Haarlem, Cornelisz van HaarlemVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
néerlandaise
Drapeau des Provinces-Unies Provinces-Unies
Activité
Maître
Cornelis Bloemaert
Lieu de travail
Mouvement

Cornelis Corneliszoon van Haarlem ou Cornelis Cornelissen ou parfois francisé Corneille de Haarlem (1562- à Haarlem), est un peintre et un dessinateur maniériste néerlandais.

Banquet des officiers de la compagnie de Saint-Georges (1599)
La Chute de l'Homme (1592)
Rijksmuseum
Une béguine et un moine, 1591, Cornelis van Haarlem (1562-1638), Frans Hals Museum, Haarlem

BiographieModifier

 
Prtrait de Cornelis van Haarlem, gravure non datée

Cornelis est né en 1562 dans une famille aisée de Haarlem. Ses parents ayant fui la ville lors du siège espagnol (décembre 1572 - juillet 1573), l'enfant fut confié au peintre Pieter Pietersz (v.1540-1603), qui l'éleva et lui apprit son art.

Après un voyage en France – où il ne put poursuivre au-delà de Rouen à cause d'une épidémie de peste – (1579) et un séjour anversois d'un an destiné à parfaire sa formation sous la direction du maître Gillis Congnet, il revint à Haarlem où il s'installa définitivement vers 1580-81. C'est en 1583 qu'il y reçut sa première grande commande, le portrait de groupe des membres d'une milice bourgeoise : le Banquet de la Garde civique de Haarlem. La même année, Cornelis rencontra Hendrik Goltzius et Carel van Mander avec lesquels il fonda l'Académie de Haarlem.

En 1588, la diffusion de cinq de ses œuvres par l'entremise de gravures de Goltzius lui apporta une certaine célébrité. Cornelis fut plus tard nommé peintre de la ville de Haarlem et, en 1630, il participa à la réorganisation de la guilde locale de Saint-Luc en réformant ses statuts médiévaux dans l'esprit de la Renaissance. Il fut également le régent de l'hospice des vieillards de Haarlem entre 1613 et 1619.

Ses œuvres – souvent signées du monogramme CH[1] – reflètent bien les travaux de l'Académie de Haarlem par une approche naturaliste, redevable de la pratique du dessin d'après nature comme de l'étude des sculptures antiques et qui a rapidement supplanté l'influence maniériste de Spranger.

Il a réalisé non seulement des sujets bibliques ou mythologiques, mais aussi des portraits et des natures mortes. L'artiste possède un humour assez particulier : comme l'a noté Jacques Foucart, ses nus ont souvent la plante des pieds sale[2] et Vénus a les ongles noirs[3] !

ŒuvresModifier

  • Portrait de Dirck Volkertsz. Coornhert (v. 1580-1600), Amsterdam, Rijksmuseum.
  • La Première famille (Noé et sa famille) (v. 1582-1592), Quimper, musée des beaux-arts.
  • La Charité (v. 1583), Valenciennes, musée des beaux-arts.
  • La Chute des Titans (1588), Copenhague, Statens Museum for Kunst.
  • Deux compagnons de Cadmus dévorés par un dragon (1588), Londres, National Gallery.
  • Le Baptême du Christ (v.1588), Paris, musée du Louvre.
  • Le Massacre des Innocents (1590), Amsterdam, Rijksmuseum.
  • Le Massacre des Innocents (1591), Haarlem, Frans Hals Museum.
  • Le Moine et la nonne (1591), Haarlem, Frans Hals Museum.
  • La Chute de l'Homme (1592), huile sur toile, 273 × 220 cm, Amsterdam, Rijksmuseum.
  • Le Déluge (1592), Brunswick.
  • Les Noces de Thétis et Pélée (1593), Haarlem, Frans Hals Museum.
  • Bethsabée au bain (1594), Amsterdam, Rijksmuseum.
  • Adam et Ève (1597), Darmstadt.
  • Le Banquet des officiers de la compagnie de Saint-Georges (1599), Haarlem, Frans Hals Museum.
  • Vénus et Adonis (1614), Caen, musée des beaux-arts.
  • L'Humanité avant le déluge (v. 1615), Toulouse, musée des Augustins.
  • Allégorie du repentir (1616), Strasbourg, musée des beaux-arts.
  • Cérès, Bacchus, Vénus et l'Amour (1624), huile sur cuivre, Lille, palais des beaux-arts.
  • Adam et Ève au paradis terrestre (1625), Quimper, musée des beaux-arts.
  • Le Bon samaritain (1627), coll. privée.
  • Le Jugement de Pâris (1628), Budapest, musée des beaux-arts.
  • La Corruption du monde avant le déluge, huile sur toile, Douai, Musée de la Chartreuse[4]

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

  1. La barre horizontale du H n'est pas rectiligne mais forme un v(an) au centre.
  2. Ceci n'a pas toujours été apprécié des marchands et des restaurateurs de tableaux ont fait office de pédicures !
  3. Voir Le Baptême du Christ (v. 1588) au musée du Louvre et Vénus et Adonis (1614) au musée des beaux-arts de Caen.
  4. Jean-François Guillou, Les Grands Classiques de la Peinture, Paris, Editions Solar, , 203 p. (ISBN 2-263-02329-1), p. 20

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Carel van Mander, Le Livre de peinture, textes présentés et annotés par Robert Genaille, Hermann, Paris, 1965, p. 196-200.

Liens externesModifier

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