Constant Troyon

peintre français
Constant Troyon
Constant Troyon 1865.jpg
Portrait de Constant Troyon,
lithographie d'Eugène Louis Pirodon d'après une photographie d'Étienne Carjat.
Naissance
Décès
(à 54 ans)
Paris
Sépulture
Nationalité
Activité
Maître
Élève
Mouvement
Influencé par
A influencé
Distinction

Constant Troyon, né le à Sèvres (Seine-et-Oise) et mort le à Paris, est un peintre français de l'École de Barbizon.

BiographieModifier

 
Pâturage en Normandie (1852), Art Institute of Chicago.

Constant Troyon est le fils de Jean-Marie-Dominique Troyon (1780-1817), peintre d'ornement et doreur à la Manufacture de Sèvres, et de son épouse Jeanne Pracht, ouvrière plumassière.

Formation et DébutsModifier

Après avoir étudié les bases de son art avec Denis Désiré Riocreux (1791-1872), peintre, conservateur du musée de Sèvres, et Camille Roqueplan, il rencontre en 1830 le peintre Paul Huet avec qui il travaille.

Dès ses débuts, il s'intéresse à la peinture de paysage et multiplie les études dans les bois de Meudon, de Compiègne ou de Saint-Cloud.

Il présente ses premières oeuvres, encore imprégnées de l'enseignement néo-classique, au Salon de 1833.

Sa rencontre avec le peintre Jules Dupré est décisive. Ce dernier l'encourage à travailler en plein air et lui apprend à voir et à apprécier les sites chaotiques de la forêt de Fontainebleau ainsi que l'esthétique des Théodore Rousseau, Camille Corot ou Narcisse Diaz de la Peña.

Peintre animalierModifier

Tout en restant fidèle à ses amis, il s'oriente cependant de plus en plus vers la peinture animalière grâce à laquelle il rencontre un vif succès. Il aime peindre les chiens et met en œuvre dans ses tableaux de chasse un talent de coloriste exceptionnel[1].

En 1845, il habite au no 30 rue Fontaine-Saint-Georges à Paris, il a son atelier au no 1 chemin de ronde de la barrière de Rochechouart, près du cirque Fernando[réf. nécessaire].

En 1846-1847, il découvre les peintres paysagistes du siècle d'or néerlandais comme Paulus Potter ou Aelbert Cuyp. Troyon fait alors des animaux domestiques le sujet principal de ses tableaux. Il est d'un talent réaliste convaincu. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur après le Salon de 1849 et commence enfin à recevoir des commandes[2]. Comme ses amis de l'école de Barbizon, il ne connaît la consécration qu'au Salon de 1855. Théophile Gautier vanta son style large et ample.

En 1863, il entreprend un voyage à travers le Berry, le Limousin (École de Crozant) et la Bretagne avec les peintres Jules Dupré et Louis Cabat.

Eugene Boudin, Fabius Brest, Martin Léonce Chabry, et Julien de La Rochenoire ont travaillé dans son atelier.

Atteint par la folie, il peint, durant ses derniers mois, des vaches dans des arbres[3], dont aucun tableau ne semble avoir été conservé. Il est inhumé à Paris au cimetière de Montmartre.

Postérité : le prix Constant TroyonModifier

En juin 1867, l'Institut de France met en place le prix Constant Troyon récompensant chaque année un peintre de moins de trente ans par une dotation d'un montant de 600 francs[4].

Œuvres dans les collections publiquesModifier

En Allemagne
Aux États-Unis
En France
  • Aix-les-Bains, Musée Faure : Pâturage aux environs de Honfleur, huile sur bois , 28 × 42 cm.
  • Beauvais, MUDO - Musée de l'Oise : Lisière de bois - Forêt en automne, 1836, huile sur toile, ancienne collection Maurice Boudot-Lamotte[5].
  • Dijon, musée Magnin : Paysage montagneux avec pont et personnages, huile sur toile.
  • Le Havre, musée André Malraux :
    • Soleil couchant, huile sur toile ;
    • Troupeau de moutons, huile sur toile.
    • Vue des environs de Sézanne, 1848-1849, huile sur toile.
  • Lille, palais des beaux-arts : La Coupe de bois ou La Forêt de Fontainebleau, 1846, huile sur toile.
  • Paris :
    • musée d'Orsay :
      • Vendanges sur les hauteurs de Suresnes, huile sur toile ;
      • Le Pâturage à la gardeuse d'oies, 1854, huile sur toile ;
      • Garde-chasse arrêté près de ses chiens, 1854, huile sur toile, 117 × 190 cm[1]
      • Bœufs allant au labour, effet de matin, 1855, huile sur toile, 262 × 391 cm[6]
      • Vache qui se gratte, 1858, huile sur toile.
    • musée du Louvre :
      • Le Retour à la ferme, 1859, huile sur toile ;
      • Troupeau passant le gué, 1852, huile sur toile, 73 × 106 cm[7]
      • Vue prise des hauteurs de Suresnes, 1856, huile sur toile ;
      • Vaches au pâturage, huile sur toile ;
      • Le Bac, 1859, huile sur toile
      • Le Petit troupeau, vers 1860, huile sur toile, 73 × 92 cm[8]
  • Saint-Cloud, musée des Avelines.
Au Royaume-Uni
  • Londres, Wallace Collection :
    • L'Abreuvoir, Débuts années 1850, huile sur toile, 122 × 162 cm[9]
    • Bovins par temps orageux, 1857, huile sur panneau d'acajou, 40 × 58 cm[10]
En Russie

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Garde-Chasse », sur Musée d'Orsay (consulté le )
  2. Troyon Constant (1810-1865), vol. 20, Paris, Encyclopaedia Universalis, , 2282 p. (ISBN 2-85229-281-5).
  3. Dictionnaire universel de l'art et des artistes, Fernand Hazan, 1982.
  4. Donation à l'Académie des beaux-arts de l'Institut, sur Persee.fr.
  5. MUDO - Musée de l'Oise, Constant Troyon dans les collections
  6. « Bœufs allant au labour », sur Musée d'Orsay (consulté le )
  7. « Troupeau passant le gué », sur Notice Joconde (consulté le )
  8. « Le Petit troupeau », sur Notice Joconde (consulté le )
  9. (en) « Watering cattle », sur Wallace Collection online (consulté le )
  10. (en) « Cattle in stormy Weather », sur Wallace Collection online (consulté le )
  11. « Le Petit troupeau », notice no 000PE002659, base Joconde, ministère français de la Culture

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Liens externesModifier