Eugène Méderlet

missionnaire français
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Claude Eugène Méderlet, né le à Erstroff dans la Moselle (France) et décédé le à Pallikonda (Inde), était un prêtre salésien français, archevêque catholique de Madras du à sa mort, le .

Eugène Méderlet
Fonction
Archevêque catholique
Archidiocèse de Madras-Mylapore
depuis le
Jan Aelen (d)
Louis Mathias (en)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
Nationalité
Activité
Autres informations
Religion
Ordre religieux
Consécrateurs
Elie-Jean-Joseph Morel (en), Teotónio Emanuel Ribeira Vieira de Castro (d), Dionisio Vismara (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Eugène Mederlet.jpg
Plaque commémorative - Eglise d'Erstroff.

Les années de formationModifier

Fils de Jean-Nicolas Méderlet (1833-1871), paysan, tourneur, et de Célestine Blaise (1838-1895), femme de ménage. Après le décès de son père, en 1871, sa mère élèvera seule ses 3 enfants : Pauline, Nicolas et Eugène. Sa sœur Pauline sera religieuse chez les Sœurs de la Divine Providence de Saint-Jean de Bassel. Son frère Nicolas s’installera en Suisse.

Nicolas Albert  (1836-1904), curé d’Erstroff de 1873 à 1880, donnera ses premières leçons de latin et de français au jeune Eugène afin de lui permettre d’entrer au petit séminaire de Montigny-les-Metz.

De retour à Erstroff en 1884, il fut recommandé aux franciscains de Bordeaux pour entrer au collège séraphique. Il voulait devenir prêtre franciscain.

Oblat au couvent de Béziers jusqu’en 1890, il reçoit ensuite l’habit de l’Ordre des frères mineurs et devient novice à Pau sous le nom religieux de frère Seraphinus ab Erstroff.

Il change de congrégation quatre mois plus tard pour aller chez les salésiens de don Bosco à Turin et entre au noviciat Foglizzo Canavese (Piémont). Il prononce ses premiers vœux à Turin le .

En 1892 il est transféré à Liège pour compléter ses études. Il est ordonné prêtre le .

L'homme d'EgliseModifier

Nommé directeur de la Maison salésienne de Muri, une école professionnelle dans le canton d’Argovie (Suisse) qui fut inauguré le , il ouvre en collaboration avec des confrères et des laïcs plusieurs ateliers d’apprentissage : cordonniers, tailleurs, selliers, serruriers, menuisiers, boulangers, relieurs, imprimeurs. La maison salésienne de Muri fermera en 1904 ; il devient alors directeur de la maison de Liège, connue pour ses grands ateliers d’apprentissage.

En 1906, en route pour la Chine, il s’arrête à Mylapore, en Inde ; il reçoit là-bas un télégramme lui demandant d’aller à Tanjore (sud de l’Inde) pour remplacer le prêtre qui vient de décéder. Il y restera missionnaire pendant 20 ans et fondera un orphelinat et une école professionnelle. En 1915 il devient curé de Tanjore avec la mission de convertir les gens à la religion catholique.

En 1928 le Saint-Siège confie l’archidiocèse de Madras aux salésiens ; Méderlet est nommé archevêque : le il reçoit la consécration épiscopale dans la cathédrale. Comme évêque, il continue son action ; il ouvre un petit séminaire à Madras, des écoles, des oratoires.

En 1926, 1929 et 1934 il reviendra en Europe pour collecter de l’argent et recruter des missionnaires.

Le , il écrit : « En Allemagne ça va très mal pour la chère jeunesse. Par la méthode de Hitler toute la jeunesse est corrompue ou le sera bientôt. »

Il se rendra une dernière fois à Erstroff, son village natal, le , avant de repartir en Inde.

Le il meurt d'une crise cardiaque à Pallikonda (Inde), dans le confessionnal.

BibliographieModifier

  • Norbert Wolff: Entre la France et l'Allemagne, l'Italie et la Belgique, la Suisse et l'Inde. Notes sur la vie d'Eugène Méderlet (1867-1934), in Ricerche Storiche Salesiane, 37, 2000, 345-369.