Ouvrir le menu principal

Clematis vitalba

espèce de plantes
(Redirigé depuis Clématite des haies)
Fruits plumeux en hiver
Clematis vitalba - Muséum de Toulouse

La Clématite des haies ou Clématite vigne-blanche (Clematis vitalba L., 1753) est une plante ligneuse grimpante de la famille des Renonculacées.

Cette espèce est considérée comme envahissante dans certaines régions où elle a été introduite, notamment en Nouvelle-Zélande.

Noms vernaculairesModifier

Elle est parfois appelée aubavis, aubervigne, bois à fumer, bois de pipe, cranquillier, herbe aux gueux, vigne de Salomon ou viorne des pauvres. Le nom « herbe aux gueux » provient de l'usage que les mendiants faisaient de ses feuilles irritantes pour s'infliger volontairement des ulcères afin de susciter la pitié. Elle est appelée « virgouène » en Berry.

DescriptionModifier

C'est une liane vivace, grimpante aux vigoureuses tiges ramifiées, aux feuilles composées caduques opposées, imparipennées (5 à 9 folioles dont une terminale). Les pétioles ont un fonctionnement de vrilles et lui permettent donc de se fixer à son support. Les rameaux se développent uniquement sur les axes âgé d'un an ou plus. La croissance d'un axe est défini sur une année et la ramification est sympodiale. Les fleurs sont blanc-verdâtre odorantes, le calice est pétaloïde (ressemble à des pétales). Les étamines et les carpelles sont insérés en spirale et l'androcée est polystémone à déhiscence introrse. Les fruits sont des akènes à arêtes plumeuses, c'est-à-dire qu'ils sont surmontés d'un appendice soyeux et persistant longuement sur la plante lui donnant un aspect caractéristique en hiver.

CaractéristiquesModifier

  • Organes reproducteurs :
  • Graine :
  • Habitat et répartition :
    • Habitat type : fourrés arbustifs médioeuropéens, planitiaires-montagnards, méso à eutrophiles
    • Aire de répartition : holarctique

Données d'après : Julve, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 2004.

Propriétés et usagesModifier

Cette plante libère par hydrolyse un composé toxique, la protoanémonine, qui a une action rubéfiante et vésicante. La littérature ne signale pas d'intoxications par ingestion, la causticité des sucs faisant que les accidents se limitent généralement à des brûlures buccales.

Cette propriété était utilisée par les mendiants au Moyen Age qui provoquaient sur leur visage et sur leurs mains des exanthèmes, ulcérations d'apparition aiguë, en se frictionnant la peau avec le suc de cette clématite et en entretenant leurs ulcères avec les fruits rugueux afin d'inspirer la pitié des passants. Ils guérissaient ensuite ces affections cutanées en les recouvrant de feuilles de bette[1].

Il existe d'autres espèces indigènes de clématites: Clematis flammula, Clematis recta, Clematis alpina (à fleurs bleues) ainsi qu'un très grand nombre d'espèces et de variétés ornementales (fleurissant au printemps ou en automne) d'origine principalement asiatique. Toutes ces plantes sont à considérer comme potentiellement très irritantes[2]. Son bois était fumé, d'où son nom de « bois de pipe ». Cette liane est aussi utilisée en vannerie.

Plante hôteModifier

Les chenilles de la phalène printanière (Hemistola chrysoprasaria) et du Thècle du bouleau (Thecla betulae) se nourrissent des feuilles de cette plante[3],[4].

Notes et référencesModifier

  1. Yves Sell, Claude Bénezra, Bernard Guérin, Plantes et réactions cutanées, John Libbey Eurotext, , p. 36.
  2. Joel Reynaud, La Flore du Pharmacien, Ed TEC et DOC, 2002
  3. « Les papillons de jour et leurs plantes-hôtes | Papillons | Espèces | La biodiversité en Wallonie », sur wallonie.be (consulté le 6 mars 2018)
  4. http://liboupat2.free.fr/lepido/Phal_pri.htm

Voir aussiModifier

Références externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :