Charles Valton

sculpteur français
Charles Valton
Charles Valton (avant 1897), par Charles Gallot
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
ChinonVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière de Chinon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Période d'activité
Fratrie
Edmond Eugène Valton (1836-1910), artiste peintre
Autres informations
A travaillé pour
Maîtres

Charles Valton, né le à Pau et mort le à Chinon, est un sculpteur animalier français.

Biographie modifier

Cadet des trois fils du professeur Alexis Edmond Valton (1805-1873) - l'aîné étant le peintre Edmond Eugène Valton qui figurera en 1884, aux côtés de Georges Seurat, Paul Signac et Henri-Edmond Cross, parmi les fondateurs du Salon des indépendants - Charles naît à Pau dans les Pyrénées[1], mais grandit à Paris où il fréquente assidûment le Jardin des Plantes. Admis à l'École des beaux-arts de Paris, il y est l'élève d'Antoine-Louis Barye et d'Emmanuel Frémiet, eux-mêmes sculpteurs animaliers[2].

De 1868 à 1914, Charles Valton produit plus de 70 modèles animaliers et est nommé professeur de sculpture à l'école Germain Pilon à Paris en 1883[3].

De son mariage le 22 avril 1889 avec Ida Thérèse De Smet naît un fils, Maurice (1887-1961) qui sera artiste dessinateur[1].

Pour Bénédicte Pradier-Ottinger, dont l'observation porte plus particulièrement sur la cynégétique à partir de 1830, Charles Valton est à situer, avec Antoine-Louis Barye, Jules Moigniez, Jean-François-Théodore Gechter et Pierre-Jules Mène, parmi les artistes représentatifs d'« un art animalier en plein essor, devenu un élément décoratif de prédilection des intérieurs bourgeois, à travers les bronzes d'édition et, dans une moindre mesure, les biscuits de la manufacture de Sèvres[4] »[5].

Œuvres modifier

« Présentant des animaux à l'anatomie réaliste, le plus souvent en pleine action »[6], Charles Valton s'est particulièrement intéressé aux félins. Ses bronzes Lion rugissant, Lion marchant, Lionne blessée sont parmi ses œuvres les plus connues.

Certains de ces modèles ont fait l'objet d'éditions de réductions en bronze, notamment chez les fondeurs Siot-Decauville et Ferdinand Barbedienne[7].

Parmi les œuvres de Charles Valton visibles dans l'espace public, le groupe de Mouflons à manchettes d'Algérie et la Lionne blessée ornaient le Jardin des plantes de Nantes[8],[9] et le parc Monceau à Paris[10], avant d'être envoyés à la fonte sous le régime de Vichy.

Expositions modifier

Collections publiques modifier

  Algérie modifier

  Australie modifier

  Brésil modifier

  • Gare centrale de Recife, Deux aigles, l'un tête baissée, l'autre tête dressée, fontes[16].

  États-Unis modifier

  France modifier

 
Lionne et ses lionceaux, plâtre, 1903, Musée Saint-Nazaire de Bourbon-Lancy

  Pérou modifier

  • Paseo Los Heros Navales, Avenida Paseo de la Republica, Lima, Deux condors, fonte[29].

  Russie modifier

Élèves modifier

Notes et références modifier

  1. a et b Alain Garric, « Charles Valton », Généanet
  2. Jules Martin, « M. VALTON (Charles) », dans Nos peintres et sculpteurs, graveurs, dessinateurs, Paris, Ernest Flammarion, (lire en ligne)
  3. « Charles Valton », Paris 1900 - L'Art nouveau
  4. Tamara Préaud, « La sculpture ben couleurs à Sèvres », Sévres - Revue de la Société des amis du Musée national de la céramique, n°22, 2013, p. 85
  5. Bénédicte Pradier-Ottinger, L'art et la chasse - Histoire culturelle et artistique de la chasse, La Renaissance du livre, 2002.
  6. a et b Galerie Nicolas Bourriaud, Voyage, catalogue d'exposition, 2018
  7. E-monumen, Patrimoine monumental : Charles Valton
  8. Jardin des plantes de Nantes, en bref.
  9. « Les Mouflons à manchettes d'Algérie », nantes-histoire.forumactif.org,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. France Debuisson et Ecole du Louvre, Musée d'Orsay, « Lionne blessée, interprétation d'un bas-relief assyrien », A nos grands hommes,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. a et b Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, vol.14, p. 33.
  12. Philippe Gille, « La sculpture », Le Figaro, numéro spécial Le Salon des Champs-Élysées, n°17, 29 mai 1893, p. 66.
  13. Alexis Villedieu, « La sculpture aux Champs-Élysées », Journal des artistes, n°24, 11 juin 1893, p. 188.
  14. Musée des beaux-arts d'Oran, Charles Valton dans les collections
  15. David Reason, The David Roche Foundation, Wakefield Press.
  16. E-monumen, Les aigles de la gare centrale de Recife
  17. Musée Saint-Nazaire, Charles Valton dans les collections
  18. Château-musée de Dieppe, Charles Valton dans les collections
  19. Musée Emmanuel-de-la-Villéon, Charles Valton dans les collections
  20. Musée de Mont-de-Marsan, Charles Valton dans les collections
  21. Palais de justice de Nantes, Charles Valton dans les collections
  22. Préfecture de Loire-Atlantique, Charles Valton dans les collections
  23. Musée Camille-Claudel, Charles Valton dans les collections
  24. Petit Palais, Nouvelle galerie de sculptures
  25. Centre national des arts plastiques, "Lion du Soudan" dans les collections
  26. Centre national des arts plastiques, "Deux corps de félins" dans les collections
  27. La Piscine, Vharles Valton dans les collections
  28. Musée d'Art moderne et contemporain de Saint-Étienne, Charles Valton dans les collections
  29. E-monumen, Les condors su Paseo los Heroes Navales de Lima
  30. Musée d'art moderne occidental, "La lionne blessée" dans les collections
  31. Musée d'art moderne occidental, "Lion" dans les collections
  32. « Max Blondat », Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, vol.2, p. 414.

Annexes modifier

Bibliographie modifier

  • Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l'École française du XIXe siècle, Honoré Champion éditeur, Paris, 1914, vol.4, p. 340.
  • Yves Devaux, L'univers des bronzes, éditions Pygmalion, Paris, 1978.
  • Jean-Claude Renard, L'âge de la fonte, Les Éditions de l'Amateur, Paris, 1985.
  • Pierre Kjelibert, Les bronzes du XIXe siècle - Dictionnaire des sculpteurs, Les Éditions de l'Amateur, Paris, 1996.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol.14, Gründ, 1999.
  • Jean-Charles Hachet, Dictionnaire illusté des sculpteurs et fondeurs de l'Antiquité à nos jours, Argus Valentines, 2005.
  • Olivier Vayron (thèse sous la direction de Barthélémly Jobert), La Galerie de paléontologie, d'anatomie comparée et d'anthropologie du Jardin des plantes de Paris, le bilan artistique d'un siècle d'histoire au Museum, Sorbonne Université, Paris, 2020.

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