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Charles-Marie-Michel de Goyon

homme politique français

BiographieModifier

Second EmpireModifier

Fils aîné du général de Goyon qui avait obtenu, pour son fils, en 1864, le droit de reprendre en sa faveur le titre de duc de Feltre, étudia le droit, se fit recevoir licencié et appartint dans les dernières années du Second Empire à la diplomatie, comme attaché d'ambassade à Madrid (1867), puis en Angleterre (1868).

M. de La Tour d'Auvergne, ambassadeur de France à Londres, ayant été nommé ministre des Affaires étrangères, le jeune duc de Feltre le suivit à Paris comme attaché à la direction politique de ce département.

Engagé volontaire aux guides pendant la guerre de 1870-1871, il assista à plusieurs engagements, fut fait prisonnier à Metz, réussit à s'évader et devint sous-lieutenant dans un régiment de hussards.

IIIe RépubliqueModifier

 
Le duc de Feltre avait acheté, en 1892, le Fort-la-Latte, lequel était alors en piteux état[1]. Il le revend dès 1914 à Monsieur de la Ville Leroux[2]

Après avoir vainement tenté, en 1875, de se faire élire représentant des Côtes-du-Nord, il fut plus heureux, le 20 février 1876, dans la 2e circonscription de Guingamp, dont il devint député[3], contre M. Paul de Saisy[4], légitimiste. Il s'était présenté avec une profession de foi « impérialiste ». Son élection ayant été invalidée, il dut se représenter le 21 mai de la même année, et les électeurs le renvoyèrent à la Chambre[5].

Il siégea à droite, fit partie du groupe de l'Appel au peuple, vota pour le gouvernement « du Seize-Mai », contre « les 363 », et fut réélu[6], le 14 octobre 1877. Il se prononça :

  • contre le cabinet Dufaure,
  • contre l'article 7 de la loi sur l'enseignement supérieur,
  • contre l'amnistie,
  • contre les divers ministères de la législature,
  • contre les lois nouvelles sur la presse et le droit de réunion, et obtint encore, le 21 août 1881, le renouvellement de son mandat[7].
 
Tombe des La Roche-Aymon / Goyon (cimetière de Montparnasse, division 1)

Il continua d'opiner avec la minorité conservatrice, vota contre la politique du gouvernement, contre les crédits de l'expédition du Tonkin, etc., et ne fut pas réélu en 1885.

Conseiller général des Côtes-du-Nord, il abandonna la politique sur le plan national, et mourut à Paris à près de 86 ans, le 19 janvier 1930. Il fut inhumé auprès de ses parents au cimetière de Montparnasse, division 1.

TitresModifier

ArmoiriesModifier

Armes du 3e duc de Feltre (décret impérial du 2 juillet 1864, lettres patentes du 24 septembre 1864
Parti : au 1er de gueules à trois épées hautes et rangée d'argent, garnies d'or ; au 2e de gueules au lion d'or ; au chef brochant, des ducs d'Empire, de gueules, semé d'étoiles d'argent.[8]

Ascendance et postéritéModifier

Charles-Marie-Michel de Goyon est le fils aîné de Charles-Marie-Augustin de Goyon (13 septembre 1803 - Nantes17 mai 1870 - Paris), 2e vicomte de Goyon (12 octobre 1852), 1er comte de Goyon (17 septembre 1865), général de division, sénateur du Second Empire et de Henriette-Oriane (16 novembre 1813 - Paris15 juillet 1887 - Château de Prunoy, département de l'Yonne), fille du général de division et pair de France Raymond de Montesquiou, 2e duc de Fezensac.

Il épousa le 5 juin 1879 Léonie de Cambacérès   (1858-1909), fille de Louis, comte de Cambacérès   (1832-1869), auditeur au Conseil d'État (1855), député de l'Aisne (1857-1863), chevalier de l'Ordre de l'Étoile polaire de Suède.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d

    «  D'abord « Roche-Tanguy », puis « château Le Denays », le château a pris le nom de Roche-Goyon au XIXe siècle. Il est construit en 1728 avec des réemplois d'une bâtisse du XVIe siècle. Quatre membres de la famille de Goyon, propriétaire du château, se distinguent au XIXe siècle :

    1. Augustin, comte de Goyon, est préfet des Côtes-du-Nord pendant la première Restauration.
    2. Charles, son fils, est nommé aide de camp de Napoléon III en 1853, puis devient président du conseil général en 1861 et sénateur en 1862.
    3. Son fils, Charles lui aussi, devient duc de Feltre par décret impérial en 1866, et est élu député des Côtes-du-Nord de 1876 à 1889. En 1892, il achète le Fort-la-Latte.
    4. Suit Auguste, élu président de la chambre d'agriculture des Côtes-du-Nord en 1924. »
    Source 
    « Château de La Roche-Goyon, [[Noyal (Côtes-d'Armor)|Noyal]] », sur fr.topic-topos.com (consulté le 31 mai 2011)
  2. « Le [[Fort-la-Latte]] et l'histoire », sur sourine.over-blog.com (consulté le 31 mai 2011)
  3. Par 6 142 voix sur 11 035 votants et 14 955 inscrits.
  4. 4 868 voix.
  5. Par 7 038 voix (7 927 votants, 15 118 inscrits)
  6. Par 8 028 voix (8 315 votants, 15 164 inscrits)
  7. Par 6 189 voix (6 528 votants, 15 217 inscrits)
  8. Vicomte Albert Révérend (1844-1911), Armorial du Premier Empire : titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier, vol. 3, Paris, (4 vol. in 2) Au bureau de L'Annuaire de la noblesse, (lire en ligne)

Voir aussiModifier