La cenelle, parfois écrit senelle, est le fruit du cenellier, plus communément appelé « aubépine ». On appelle aussi parfois cenelle le fruit du houx. Il s'agit en fait d'un faux-fruit (la partie comestible étant constituée par le réceptacle floral hypertrophié et charnu, le vrai fruit étant le noyau interne) qui a été traditionnellement utilisé, comme les fleurs, en cas de palpitations cardiaques de l'adulte (si le cœur est sain), et de troubles du sommeil (grâce à la présence de composés procyanidiques et de flavonoïdes qui ont un effet sédatif et sur la circulation coronarienne)[1],[2]

Cenelles de Crataegus altaica

Espèces fruitièresModifier

La cenelle est souvent insipide (léger arôme de pomme), farineuse et de petite taille[1]. Toutefois, il existe des espèces et variétés d'aubépine utilisées comme des arbres fruitiers classiques :

ÉtymologieModifier

L’étymologie du terme cenelle n'est pas assurée. Un dérivé non attesté *acinella du latin acinus signifiant « baie » fait difficulté, car on doit supposer une aphérèse du a- initial, en outre le correspondant provençal (occitan) est de type assan(h)a ce qui s'accorde mal avec cette hypothèse. Il faut plutôt penser à un prélatin, mais son étymon n'a pas été identifié avec certitude[3].

La cenelle a aussi pour noms locaux « poire à bon Dieu », « poire d’oiseau », « poire à cochons »[4], « poiriettes », hague en Normandie (cf. norvégien hagtorn, anglais hawthorn), Mehlbeere « baie à farine » en Allemagne où on en fait du pain.

Représentation artistiqueModifier

La Vendeuse de cenelle, Francisco de Goya, 1770.

Notes et référencesModifier

  1. a et b François Couplan, Eva Styner, Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, Delachaux et Niestlé, , p. 89.
  2. Michel Botineau, Guide des plantes médicinales, Belin, , p. 208.
  3. site du CNRTL : étymologie de "cenelle"
  4. « Aubépine », sur https://www.passeportsante.net/, (consulté le 12 octobre 2020).

Voir aussiModifier